Fragments philosophiques f 2* préface, p
rÈtre absolu , substance commune et commun idéal du moi et du non-moi , qui ne se rapporte exclusivement ni à l'un ni à Tautre , mais qui les comprend tous deux, et en est l'identité. Cette identité absolue du moi et du non-moi, de l'homme et de la nature , c'est Dieu. Il suit de là que Dieu est dans la nature aussi bien que dans l'homme. » Et il ajoute : « Ce système est le vrai. » Phrase imperceptible qu'on peut retrancher sans rompre la liaison des idées, et dont il a cru qu'on n'apercevrait pas l'absence. On l'aperçoit; et ce retranchement exécuté par l'auteur prouve tout ce que valent ces quatre mots. C'est qu'alors, en effet, Schelling avait déjà publié son écrit le plus net : Bruno ou de r Unité absolue ^ tt que, pour n'y point voir le panthéisme, il faudrait se crever les yeux.
M. Cousin employait alors un moyen ingénieux pour s'en défendre. Il donnait le nom de panthéisme à divers systèmes autres que celui de Schelling, et prouvait qu'il ne professait pas ceux-là. Il disait, par exemple * : Mettez en un tout les hommes, les animaux, les pierres, tous les êtres du monde, corporels ou incorporels; si vous dites que ce monceau est Dieu, vous êtes panthéiste. — Ou bien encore : Supposez, comme les Éléates, que