La Philosophie de Schopenhauer y page
Tout son pessimisme est le développement de ces deux propositions : <c La volonté (la « nature) s'afiBrme d'abord, elle se nie en- « suite. » L'affirmation est la tendance vers la vie, la négation est la tendance vers la mort: ces deux plateaux de la balance sont en équilibre, car l'affirmation comble, sans se lasser, les vides que fait la négation, or, il est de notre devoir, à tous, d'aider la négation pour qu'elle l'emporte au plus vite sur l'affirma- M tion. Les tristesses, les angoisses, les mal-
^€laaJ^ heurs de la vie nous disent assez t«et qu'il n'y a pas à hésiter entre l'affirmation etj la négation, et que celle-ci a droit à toutes nos sympathies. Malgré Schopenhauer, les charmes de la négation ne sont pas irrésistibles pour tout le monde ; lui-même d'ailleurs y était peu sensible puisqu'il espérait vivre jusqu'à cent ans, et, sur ce sujet, chacun a ses petites idées, qui sont en général celles
Du pauvre bûcheron, tout couvert de ramées.
qui appelle la mort afin qu'elle l'aide
A recharger son bois^