‹ Les philosophes francais du 19. siecleChapitre 59 sur 66 · Rapport du physique et du moral, p · texte numérisé non relu

Rapport du physique et du moral, p

Dl^itized by Googlc |

Ainsi métamorphosé, il a réfuté par une équivoque le scepticisme , doctrine immorale ; réduit la psychologie à l’étude de la raison et de la liberté, seules facultés qui aient rapport à la morale ; défini la raison et la liberté de manière à servir la morale; {H'escrit à l’art l’expression de la beauté morale ; institué Dieu comme gardien de la morale, et fondé l’immortalité de l’âme comme sanction de la morale. Ainsi accaparé, il a supprimé la philosophie philosophique, laissant entières les objections anciennes, répétant les démonstrations anciennes, effaçant les questions de science, réduisant la science à une machine oratoire d’éducation et de gouvernement

Cette préférence pour la morale a rassemblé toutes les recherches de M. Jouffroy autour du « problème de la destinée humaine. » Elle a perverti sa réponse par une équivoque ‘ involontaire , et l’a arrêté sur le seuil, dans un préjugé théologique d’où il n’est point sorti.

Ce goût pour l’abstraction a persuadé à M. de fiiran de transformer en substances les forces, simples qualités ou rapports abstraits, de considérer la volonté comme l’âme, de changer l’étendue en une apparence, et de ressusciter les monades de Leibnitz.

DigilL'ed by Googlf

Page 1