‹ Les philosophes français du XIXe siècleChapitre 22 sur 64 · Cours de 1828, p · texte numérisé non relu

Cours de 1828, p

théistes. Quand Hegel les vit : « M. Cousin, dit-il , m'a pris quelques poissons, mais il les a bien noyés dans sa sauce. » M. Cousin était alors entraîné si loin, qu'il oubliait sa chère méthode psychologique, seule différence qui le séparât encore « de ses amis, de ses maîtres , des chefs de la philosophie du siècle. « Il établissait a priori la philosophie de l'histoire et l'histoire de la philosophie ^ Il prouvait qu'il y avait trois époques historiques , « ni plus, ni moins, « celle de l'infini, celle du fini, et celle de leur rapport ; puis monté sur un char attelé de quatre systèmes, et traversant l'empyrée philosophique, partout, en Orient, en Grèce, au moyen âge , aux temps modernes, il distribuait en quatre compartiments les doctrines qu'il connaissait et les doctrines qu'il ne connaissait pas ^

Telle fut sa première carrière. Son éclectisme , philosophie d'un curieux , aboutissait au panthéisme, philosophie d'un artiste. Vers 1833, s'ouvre la seconde; il entre peu à peu dans le spiritualisme, philosophie d'un orateur.

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