‹ Les philosophes salariésChapitre 32 sur 36 · M. BLANQUI · texte numérisé non relu

M. BLANQUI

Il y a un peuple d'ouvriers fort malheureux. Les travailleurs des filatures et des petits métiers sont écrasés parla concurrence des grands ateliers ; ils doivent subir des conditions impossibles ; ils flottent sans cesse dans Talternative delà misère ou de la mort. A Rouen, à Lyon, à Saint- Élienne, à Lille, à Elbeuf, l'industrie m'a présenté le spectacle le plus affreux. L'infection, la malpropreté, la famine s'attachent à la famille de l'ouvrier et la poussent au tombeau. A Lille, sur 27,000 enfants il en meurt constamiùent 20,700 avant l'âge de cinq ans. Dans les maisons des ouvriers de Lille, une botte de paille est parfois un objet de luxe. Les enfants qui échappent à la mort ne reçoivent aucune éducation ; leur corps reste vicié par les maladies de la misère. A leur tom' les nbétiers exercent une influence funeste sur la santé des adultes. La promiscuité des sexes et des âges dans les ateliers,* com|>lète Irf dégradation physique par la dégradation morale. Brel^^ la misère^ les maladies,

ISê l'agauëmie des science» morales.

la mortalité, l'immoralité se développent régulièrement, • méthodiquement* sur une vaate échelle^ et moissonnent tous les ans des milliers de victimes (1).

LUOMMË Habile*

Je conçois qu il y ait des insurrections» que des tnilliers

d'ouvriers se décident à mourir en combattant Cette idée

me donne des insomnies. Vous ave» parlé comme un socia-

liste* Maintenant, que tout le mal soit imputé aux socialistes.

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