‹ Les Phlébites TuberculeusesChapitre 2 sur 15 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

L'apparition d’une phlébite chez un tubereuleux cachectique est un fait d'observation courante. Bouillaud, pour la première fois, a signalé, en 1523, la fréquence de la phlegmasie veineuse au cours de la phtisie et depuis un siècle, l'observation des cliniciens. le contrôle des anatomo-pathologistes et des bactériologues, l’expérimentation des physiologistes ont contribué À prouver lorigine infectieuse de ces thromboses.

Mais dans ss rapports chronologiques que peuvent présenter la phlébite et la tuberculose. existet-il un ordre d'apparition constant ? En d’autres termes, les troubles observés du côté des veines ne s’observent-1ls que dans les états bacillaires cachectiques ? Nous ne le pensons pas et nous croyons qu'à côté des lésions veineuses tuberculeuses survenant au cours d’une phtisie chronique, plus fréquemment encore pendant l’évolution de manifestation aiguës et sources de complications plus ou moins graves, parfois mortelles, on observe plus rarement il est vrai des phlébites primitives au moins cliniquement. Ces phlébites tuberculeuses d'ordre infectieux ou toxique peuvent constituer à elles

Leg seules toute la maladie ou bien coexister avec d’autres lésions bacillaires discrètes. Elles règlent .toutefois l’évolution et le pronostic de la tuberculose et peuvent à elles seules en éclairer le diagnostic.

Il est des cas en outre où l’infection tubereuleuse atteint primitivement des veines sans que l'attention du clinicien puisse être attirée de leur côté. Weigert a publié 26 cas portant sur des veines inaccessibles à nos moyens d'investigation : veines pulmonaires, veines tyroïdes, veine surrénale. Ces cas n’ont pas d'intérêt clinique car le diagnostic précoce en est impossible : ils ne peuvent intéresser que l’anatomo-pathologiste et lui faire penser que la tuberculose des veines est plus souvent qu'on ne le croit la première manifestation de l’infection tuberculeuse.

Pour le clinicien done, seule la tuberculose des veines des membres est intéressante et ce sera l’unique objet de notre étude. ;

Déjà M. Hirtz en 1894, dans un mémoire présenté à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, attirait l'attention sur des phlébites qui, apparaissant à une période précoce de la bacillose en imposent pour une phlébite primitive dont la cause directe échappe. Après lui, ses élèves Callais, Collard, Dumont, Maricot ont repris cette étude et caractérisé l'aspect clinique de ces phlébites. Nous ferons un large emprunt à leurs travaux et il nous a semblé en particulier qu’il était nécessaire de rappeler quelques-unes de leurs HA Rte à l'appui de cette thèse.

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Nous même, avons eur l'occasion d'observer dans le service de M. le Professeur Paviot quelques malades : ayant à des périodes très différentes de la tuberculose présenté des phlébites. IT nous à donc semblé que la relation de cause À effet méritait d'être mise en évidence. é

‘Après exposé des diverses 6bservations que nous possédons, nous essayerons d'étudier les points Spéciaux dans la symptomatologie et l’évolution de ces phlébites tuberculeuses. Une étude anatomo-

pathologique nous permettra de nous faire une

opinion sur leur pathogénie. Nous dirons quelques mots du traitement avant de tâcher de mettre en

; valeur les conèlusions de cette étude. :

. Mais avant d'aborder ce travail, nous ne saurions oublier le devoir que la reconnaissance nous impose vis-à-vis des maîtres qui nous ont guidé. Autorisé par la tradition, nous sommes heureux de

remercier tous les maîtres qui ont dirigé nos études médicales. Le souvenir de leur ne ment nous

suivra dans les difficultés de la pratique médicale et nous trouverons dans l’exemple qu’ils nous ont donné une règle de conduite fidèle. ME

MM. les Docteurs Levrat et Imbert furent nos premiers chefs de, service : ils nous ont accueilli pendant la guerre avec la plus grande bienveillance. Nous leur exprimons notre affection reconnaissante tant pour les conseils expérimentés qu'ils nous ont prodigués que pour les PEEUSES d'amitié qu'ils nous ont données.

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