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tes, les tubes antérieurs sur les côtés du premier anneau, les tubes postérieurs sur les côtés du onzième.
Les larves habitent les caves, les lieux sombres où se trouvent rassemblés des matériaux divers tels que des tuiles, des pierres ou différentes ordures : bois pourri, fumier sec d'herbivore, paille, chiffons de papier, le tout plus ou moins mêlé de terre. Pour Grassr, les parois des fosses d'aisance, de leurs tuyaux d'aération et des conduites amenant les eaux usées doivent être considérés comme le plus important des lieux de développement des larves qui trouvent dans leurs anfractuosités les conditions nécessaires à leur développement; MARETT, à Malte, les découvre dans les fissures des murs en ruines et des caves, dans les interstices des pierres des chaussées, digues, jetées et spécialement dans les casemates abandonnées des vieux bastions.
Rovwpaup, en Mauritanie, les signale dans les latrines et la terre fraichement gâchée (banko) servant à faire le pisé.
Dans tous ces habitats, les larves tirent leur alimentation de la matière organique en décomposition, des champignons et des substances végétales en putréfaction. Leur nourriture d'élection serait constituée par les excréments de certains animaux ou insectes, hôtes habituels des murs, tels que les lézards, les criquets, les cloportes. Les excreta de ces derniers ont donné à Marerr les meilleurs résultats dans les essais d'élevage que ce médecin a tentés.
Dans leur milieu nourricier les larves s’enterrent; elles sont presque toujours recouvertes par les débris d’ordures où elles vivent et échappent ainsi facilement aux regards. Elles sont assez nonchalantes, ne se déplacent que lentement avec des pauses fréquentes, à la manière des chenilles. Elles mangent voracement. En hiver, elles sont
immobiles, arquées dorsalement, leur intestin contient toujours de la nourriture.
Le stade larvaire comporte plusieurs mues, dont Grasst au cours de ses recherches n’a pu déterminer le nombre exact. Le savant italien a observé seulement que les larves les plus jeunes, celles dont la longueur est inférieure
LARVE JEUNE De PHLEBOTOMUS PAPATASII
à 2 ®/®, n'ont que deux soies caudales et que seul le dernier anneau abdominal est pigmenté. La mue suivante produirait une forme à quatre soies caudales et à dernier anneau pigmenté. Enfin les larves adultes, longues de plus de 2 */*, possèdent quatre soies et deux anneaux pigmentés. Pour MARETT, il n’y aurait qu’une seule mue. Le même auteur attribue au stade larvaire une durée variable : quatre mois en moyenne.
Nymphe. — Quand les larves ont atteint la grosseur voulue, elles se transforment en nymphes. Pour ce faire, elles sortent des détritus où elles étaient cachées, montent à leur surface. Mais si eiles ne doivent pas y trouver le degré d'humidité requis, e:les restent enfouies. Elles se courbent de telle sorte que la tête arrive à toucher la face abdominale inférieure, vident leur canal intestinal et perdent le mouvement.
oAbE
La nymphe, de couleur blanc jaunâtre, présente une taille variable suivant l’espèce et le sexe. Celle du pappataci mâle est longue de 4"/", celle du pappataci femelle de 3 "/® seulement. L'extrémité postérieure est toujours recouverte de la dépouille larvaire. Ce caractère permet de la reconnaître facilement, i! ne lui est commun qu'avec quelques nymphes, comme celles des Chironomidés.
La tête est petite, cachée sous le thorax; l'abdomen compte treize anneaux.
NYMPHE De PHLEBOTOMUS PAPATASII
L'extrémité de l'abdomen est recouverte par la dépouille larvaire.
Peu après le début du stade puppal apparaissent les yeux, pigmentés, noirs. À partir du deuxième jour, on distingue les ailes repliées, les antennes, les pattes, qui prennent rapidement leur coloration brune. Les nombreux poils qui constituent une des caractéristiques de la larve et de l’insecte parfait font complètement défaut à la nymphe.
Le stade puppal dure de onze à seize jours. Au bout de ce temps, la nymphe, primitivement horizontale, s’arque, la partie antérieure se détache du support, s'élève de plus en plus au-dessus de lui. La sortie de l’insecte parfait s’effectue pendant la nuit par une fente sagittale de l’extrémité antérieure de l'enveloppe. Quelques heures après les Phlébotumes peuvent déjà s'accoupler.
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Essais d'élevage. — De nombreux observateurs, afin de pouvoir étudier dans le détail le développement de l'insecte, ont tenté des essais d'élevage et des expériences sur les individus captifs. Grass, MarerTr, BirT, MANSsIoN et d'autres insistent sur les difficultés d’une telle entreprise. WENYoN a réussi à conserver des Phlébotomes vivants en captivité pendant plusieurs semaines, en les plaçant dans des pots de terre poreuse, recouverts d’une fine mousseline et baignés dans l’eau; les insectes y trouvent les conditions de fraicheur et d'humidité qui leur sont favorables. L'élevage a pu se conserver de cette manière pendant un mois et demi; mais la ponte n’a pas été obtenue, bien qu’à la dissection les femelles aient été reconnues pleines d'œufs mèrs.
FH nous a paru intéressant de reproduire ici le tableau suivant, dressé par Margrr et donnant.la durée des différents stades de la vie des Phlébotomes en captivité et en liberté.