‹ Les Phlébotomes et la Fièvre à PappataciChapitre 6 sur 30 · MORPHOLOGIE · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE

Le Phlebotomes papatasii a une longueur moyenne de 2 m/® à 2m/#5, Sa couleur naturelle est blanc jaune, roussàtre. La cuirasse chiniteuse fauve pale est très ténue, si bien que le corps possède une certaine transparence. Chez la femelle, qui, seule, pique et suce le sang, le contenu de l'appareil digestif donne à l'abdomen une couleur variant du rouge pourpre au noir avec toute Ja gamme des couleurs intermédiaires : rouge sombre, rouge noir, etc., suivant le degré de transformation plus ou moins avancée du sang aspiré.

Malgré sa petite taille, l’insecte peut être identifié à l'œil nu ou mieux à la loupe par la constatation des caractères suivants :

1° Le thorax, fortement incurvé en arrière et en haut, lui donne un aspect bossu. Le prothorax, la tête qui lui est soudée et la trompe prolongeant celle-ci en avant, forment avec le reste du corps un angle droit;

2° Les ailes ne se replient pas sur l’abdomen, elles sont toujours dressées presque verticalement et écartées l’une de l’autre d'environ 45°;

30 Le corps entier, à l'exception de quelques parties de la tête et du thorax dorsal, les ailes et les pattes sont recouverts de poils longs, fins, jaunâtres, qui, d’après Grassr, sont les uns des poils vrais, les autres des écailles modifiées, très étroites et non striées. Il existerait de plus, pour le même auteur, des écailles vraies, bien formées, striées, affectant des formes diverses (pelle, poignard).

TÊTE La tête est allongée, rétrécie vers l'occiput, elle présente latéralement les yeux, séparés, très noirs, ronds, légèrement aplatis à la partie antéro-supérieure, qui avoisine

PHLEBOTOMUS PAPATASII ©

(Grossissement : 25 Diam.)

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les insertions antennaires entre lesquelles saille le clypeus pileux. Les poils de la région dorsale, tous inclinés en avant, affectent la disposition suivante : sur l’occiput et la nuque, ils forment un triangle à sommet antérieur; de ce sommet partent deux lignes d'insertion se dirigeant vers la partie postérieure des yeux.

Antennes. — Ces appendices très longs et très grêles ont 16 articles : le premier cylindrique, le second sphéroïde, les autres étroits, allongés, un peu renflés à la base et de longueur décroissante du troisième au seizième. Tous ces articles sont couverts de poils, plus longs à la partie basale, région présentant également, à partir du troisième segment, de fortes épines géniculées.

Palpes. — Ils s’insèrent sur la face ventrale de la tête de Chaque.côté du clypeus, près de la base de la trompe ; ils se composent de cinq articles, le premier étant le plus court et le cinquième le plus long; le quatrième etle cinquième se présentent généralement coudés, repliés ventralement sur lestrois premiers. Ils sont couverts d'épines disposées circulairement et de poils qui fonctionneraient comme organes des sens (GRASSI).

Trompe. — La trompe a à peu près la longueur de la tête ; elle est constituée par la lèvre inférieure musculeuse et molle formant une gouttière ouverte en haut, dans laquelle repose l’aiguillon corné. La-lèvre inférieure, couverte extérieurement de poils sétacés, présente à son extrémité distale trois prolongements : l'un médian appelé langue, et deux latéraux ou lèvres. Ces trois procès mobiles servent à l’insecte à choisir en palpant la place convenable à la piqüre, la lèvre inférieure est alors rétractée, son extrémité distale restant en rapport avec le stylet. Celui-ci se compose de six pièces chez la femelle, de quatre seulement chez le mâle ;

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4° L'épipharynx déprimé ventralement en une gouttière dans laquelle circule le sang aspiré, présente sur sa face dorsale une crête chitineuse, couverte de poils courts et raides, diminuant d’arrière en avant, où elle se termine en pointe mousse armée d'aspérités longues et fortes, sinueuses chez la femelle, plus délicates chez le mäle, dont l'épipharyux est aussi plus étroit;

2° Les deux mandibules, logées sous l'épipharynx, affectent la forme d’une lame de scalpel. Le bord externe convexe de leur extrémité distale est finement dentelé, ces pièces sont courtes, elles s’insèrent à la base de la trompe. Elles manquent chez le mâle;

3° L'hypopharynx, dont l'extrémité distale est armée de petites dents, est percé d’un canal central qui le parcourt jusqu’à la pointe. Dans ce canal débouche le conduit excréteur des glandes salivaires. Cette pièce est aussi plus étroite chez le mâle, les dentelures terminales sont plus délicates, mais plus longues, le canal salivaire se termine avant d'avoir parcouru toute la pièce;

4 Les mailles ressemblent à une lame de couteau dont les deux bords seraient inégalement armés de dents.

Pour Grassi, ils servent de support aux palpes maxillaires.

L'épipharynx, les mandibules et l’hypopharynx forment un tout, un ensemble en-dessous et en dehors duquel se trouvent les maxilles.

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