‹ Les pièces de théâtreChapitre 143 sur 170 · PROVINS — PYAT · texte numérisé non relu

PROVINS — PYAT

et contre les racontars. Elle doit être l'épouse puisqu'elle en assume les devoirs. « Le monde, dit-il, s'insurge contre de telles abnégations ; il juge dangereux pour l'ordre que la vertu conjugale fleurisse hors du mariage régulier... Aucune théorie ne permet à l'homme de faire de sa compagne, la "plus faible. »

Michel Provins, né en 1861, de son vrai nom Gabriel Lagros de Langeron, romancier. Il a donné au théâtre quelques comédies vigoureuses, étincelantes qui dénotent un vrai talent dramatique : Dégénérés, 1897, satire des mœurs contemporaines, œuvre audacieuse et cynique ; — Le talion, 1898, un adultère qui échoue ; — Le Vertige, 1901, portrait d'une Froufrou, femme adultère très passionnée ; — Le feu sous la cendre, rencontre concertée entre deux époux divorcés, petit acte très libre ; — Incompatibilité d'humeur, entre un rural et une parisienne dernier cri : ce petit acte les met en présence et aboutit au divorce ; — etc., etc.

FÉLIX Pyat (1810-1889, journaliste, trois fois député, déporté, pamphlétaire, révolutionnaire, communard.

Son œuvre dramatique a eu, d'après certains auteurs, une influence notable sur les événements politiques. Elle est, en effet, traversée d'un souffle démagogique et révolutionnaire et peuplée de tirades dont les spectateurs en éveil ont pu tirer parti.

Nous citerons seulement Ango, 1835, rôle pitoyable de François I*": ; — Les deux serruriers, 1841, drame très mal agencé, prétexte à tirades ; — Le -chiffonnier de Paris, 1847, drame remarquable et captivant qui respire le mépris des méchants et le dédain des riches, épisodes libres : parmi les personnages, un banquier cupide et sans scrupule, une ouvrière honnête qui touche un salaire de famine ; scènes à exploiter ; — Vhomme de peine, 1885, intérêt nul, déclamations humanitaires ; — etc.

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