Ammon (Corne d’)). — Voyez Corne d’Ammon
50. — Androdamas. — L’androdamas, comme le diamant, a l’éclat de l’argent. Les magiciens veulent qu’il ait reçu ce nom parce qu’il dompte les emportements et l’impétuosité des hommes.
On ne dit point si cette pierre précieuse est la même que l’argyrodamas.
Pline.
S i . — Antipathe. — L’antipathe noire n’est pas diaphane; on éprouve cette pierre précieuse en la faisant cuire dans du lait; elle doit lui communiquer l’odeur de myrrhe.
(i) Cahaguet (L. A.); Magie magnétique, ou Traité historique et pratique de fascinations, etc. Paris, i858, in-i2.
ASPILASTIS 63
Elle est, dit-on, extrêmement utile contre les enchantements.
Pline.
52. — Aphidnanô ou Cîirysocolle . — L’Aphidnane autrement Chrysocolle, se trouve dans la partie del’Indeoùles fourmis déterrentl’or, et elle-mêmeoffre quelque ressemblance avec l’or ; sa forme est carrée; elle a la prérogative de l’aimant, et, de plus, elle attire l’or.
Pline.
53. — Arabique. — L’Arabique ressemble à l’ivoire, pour lequel ou la prendrait effectivement, sans sa dureté.
Pline.
54. — Aspilastis. — Selon Démocrite,l’Aspilastis, qui a la couleur de la flamme, naît dans l’Arabie. On l’attache avec un poil de chameau au corps de ceux qui ont des obstructions à la rate.
J’ai lu qu’il s’en trouve dans les nids de certains oiseaux d’Arabie.
Une autre aspilastis se trouve encore dans ce pays, à Leucopêtre; rayonnante et couleur d’argent, elle est utile contre la folie.
Pline.
ATIZOE
5 S. — Aster. —Sur le mont Ballénée, en Phrygie, se rencontre une pierre nommée « Aster », qui, au commencement de l’automne, jette pendant la nuit tout l’éclat du feu (i).
Plutarque.
56. — Astroïte. — Aucuns estiment que l’astroïte rend victorieux l’homme qui le porte au col (2).
Cardan.
5T. — Astygé. — ün trouve dans l’Euphrate une pierre nommée « Astygé », que les sages-femmes mettent sur le ventre des femmes dont le travail est difficile, et qui les fait sur-le-champ accoucher sans douleur.
Plutarque.
58. — Atizoë. — Selon Démocrite, l’Atizoë, qu’on trouve en Inde, en Perse, et au mont Ida, a l’éclat de ''argent; elle a trois doigts de longueur; sa figure est celle d’une lentille, son odeur est agréable.
(1) Plutarque; Sur la dénomination des fleuves et des montagnes, et sur ce qui s'y trouve.
(2) Cardan (Jérome) ; De sublililate, traduction française de R. Leblanc; Paris, i584, in-8\
AUTOGLYPHE
59. — Aurophilax. — On trouve dans le Pactole une pierre appelée « Aurophilax », qui ressemble à l’argent. Il est assez difficile delà distinguer, parce qu’elle est mêlée avec les paillettes d’or que le fleuve roule dans le sable.
Elle a une propriété singulière. Les Lydiens riches, qui sont seuls en état de l’acheter, la placent sur le seuil de la chambre où sont contenues leurs richesses, et conservent ainsi sans danger l’or qui y est enfermé ; car, toutes les fois que des voleurs s’en approchent, cette pierre rend le son d’une trompette, et les malfaiteurs, qui se croient poursuivis, s’enfuient et tombent dans un précipice. L’endroit où ils meurent ainsi de mort violente est appelé la prison du Pactole.
Plutarque.
60. — Autoglyphe. — Danslefleuve Sagaris existe une pierre sur laquelle se trouve empreinte l’image de la Mère des dieux. Si un des prêtres de Cybèle rencontre une de ces pierres, ce qui arrive rarement , il ne s’étonne plus de la castration, et soutient avec intrépidité la vue de cette opération, contraire à la nature.
Plutarque.
CATOCHHTS