‹ Les pierres magiquesChapitre 36 sur 59 · OPALE · texte numérisé non relu

OPALE

qu’on appelle mal caduc. Si deux piècesd’elle (encore qu’elle soit bien froide) sont frottées l’une contre l’autre, elles conçoyvent vne si grand’chaleur, qu’on ne la peult soufrir qu’auec peine.

On en trouve de grandes pièces, tellement qu’il semble qu’elle ne soit pierre précieuse, mais plutost quelque sorte de marbre ; memes qu’à Romme, au temple de Sainct Pierre, six colonnes en sont faites.

Jean de la Taille.

223. — La calcédoine est utile contre l’enroueüre, à cause qu’elle rend la voix plus elère.

L’Anonyme.

224. — Opale. — Les dieux aiment aussi l’opale, dont la surface est semblable à la peau d’un enfant ; elle guérit les yeux faibles et qui versent trop facilement des larmes, en la mêlant à la myrrhe odorante et à la lépidote, qui brille par ses écailles blanchissantes.

Ainsi mélangées, ces substances t’apprendront les biens et les maux que réserve mystérieusement l’avenir ; et, si tu désires le savoir, la lépidote chasse les terribles maux de nerfs. Ces deux pierres divines sont également aimées du Soleil aux cheveux d’or, et tu seras étonné quand tu les verras.

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