‹ Les pieux chants populaires [microforme]Chapitre 1 sur 183 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Les livres de piété ne manquent pas aux fidèles. Du beau Formulaire à l’humble Paroissien, le choix est varié, mais la plupart abandonnent à des recueils spéciaux les formules de la prière chantée ; pourtant le chant liturgique, comme le cantique en langue vulgaire, nourrit la piété et élève l’âme vers Dieu. Nous publions aujourd’hui, dans des conditions accessibles à tous, un choix de prières, conforme, croyons-nous, aux diverses circonstances du culte public et privé. C’est un manuel destiné à atteindre le peuple, évidemment sans préjudice des livres complets de chants, liturgiques ou pieux, indispensables aux Fabriques et aux Chœurs. Servirons-nous Îa cause du chant populaire dans les églises ? Nous ne prétendons pas en avoir mission, mais s’il faut l’avouer ingénument, nous souhaitons en faciliter la tâche à ceux qui tenteraient de rendre aux cérémonies religieuses ce pieux attrait, à la prière sa langue naturelle, et au peuple la grande voix qui traduit sa foi et soutient sa ferveur. A cette fin, notre manuel comprend les parties chantées de nos Offices dont l’oreille et la mémoire gardent aisément l’écho, dont l’exécution unanime ne demande que de communes aptitudes. S’ajoutent à cela des cantiques toujours aïmés, variés comme le sentiment et

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les circonstances, aux refrains ou déjà populaires, ou sans peine familiers, facilement enlevés par la masse des fidèles, Enfin, une courte méthode de plain-chant, pouvant offrir à l’occasion un précieux secours, devait avoir sa place dans ce vade-mecum d’un nouveau genre.

On l’a dit souvent, le peuple aime à chanter. En voyage, au travail, l’homme de la campagne surtout chante à pleine voix ou fredonne sa chanson, tout comme À la maison la mère, la jeune fille, en vaquant aux soins du ménage. Et la tâche n’en va pas moins vite, le fardeau n’en est pas plus lourd, ni particulièrement l’humeur moins bonne. Mais, hélas ! la chanson, et la chanson d’aujourd’hui, est parfois de sentiment douteux ; elle se ressent de l’abaissement de l'esprit chrétien dans les familles et les populations. Nos chants pieux, si faciles À retenir, s’is étaient une fois réappris, s'ils devenaient populaires, ne pourraient-ils remplacer au moins les couplets trop profanes ? Dinstinct on les redirait, parce qu’ils ont l’onction du souvenir vivifiant, de la prière confiante. Le soir, à l’heure où la famille se réunit pour la prière, qui empêche que l’enfant ne chante de sa voix pure le cantique appris au catéchisme ou à l’école ?

Pour atteindre les résultats qu’appellent tous nos vœux, il ne faudrait que du courage et de la bonne volonté. Les Pieux chants populaires sollicitent l’un et

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