‹ Les pieux chants populaires [microforme]Chapitre 113 sur 183 · ADORATION · texte numérisé non relu

ADORATION

Que j'aime, Ô mon adorable Sauveur, à vous voir ainsi exposé à la vénération publique, et sortir de vos tabernacles pour avoir lieu de nous combler de vas insignes faveurs ! Agréez donc que pour entrer dans les desseins de votre miséricorde, je vous rende mes hommages les plus profonds. Quel respect, quelle crainte, quelles adorations demande de moi la présence de votre infinie Majesté ! Maïs quelle reconnaissance, quelle assiduité, quel amour, quel empressement, quelles tendresses n’exirse pas de moi cette adorable condescendance.

Aussi est-ce de toute l’étendue de mon âme que je vous consacre par devoir tout mon être comme à mon Dieu : et que par inclination je vous dévoue tout ce que je suis comme au plus généreux ami qui fût jamais. Prenez donc, je vous en conjure, possession de mon âme et de toutes les facultés de mon corps et de tous ses sens, de ma volonté et de toutes ses affections. Que ma mémoire ne se remplisse plus que du souvenir de vos bienfaits ; que mon esprit n’ait rien de plus présent qne limage de vos perfections infinies ; que mon cœur re #’occupe que des sentiments de votre amour. Que tout mon corps travaille pour votre gloire et se consume heureusement à votre service.

O! si je pouvais entraîner ici les cœurs de tous les hommes, si je pouvais réparer dignement tous les ou-

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trages que vous recevez dans l’Eucharistie, de l’incrédulité des hérétiques, des irrévérences des mauvais Chrétiens, de l’insensibilité des fidèles ! Si je pouvais fixer ici mon séjour comme les Anges sans jamais interrompre mes adorations ! Ah ! du moins, je ferai ici mon Para sur la terre, de vous y tenir compagnie, comme vous faites vos délices de demeurer parmi nous! Je vous y contemplerai à la faveur des lumières de la foi: j'y viendrai souvent vous rendre mes respects et mes actions de grfices : j’y laisserai mon cœur, quand votre volonté m'appellera ailleurs ; je m’y proposerai les éminentes vertus que vous y pratiquez ; je m’y unirai d’affections avec ces saintes âmes, qui associées à l’adoration de votre adorable Sacrement, lui rendent jour et nuit un hommage perpétuel ; et pendant que les Anges chantent continuellement dans le Ciel: Saint, Saint, Saint, est ‘ Dieu d'Israël, je ne cesserai de faire retentir ces air bles paroles : ZLoué soit à jamais le Très-St-Sacrement de l’Autel. Divin Jésus, aimable Sauveur, accordez-moi la grâce de les prononcer avec toute la foi, tout le respect, tout l’amour dont je suis capable. Aïnsi soit-il.

HOMMAGE A L'HUMANITÉ SAINTE DU SAUVEUR LORSQUE LE SAINT SACREMENT EST EXFOSÉ.

Je vous adore, Ô humanité sainte de mon Sauveur, cachée sous les espèces adorables de l’Eucharistie, formée du plus pur sang de la bienheureuse Vierge, animée de la plus sainte âme qui fut jamais unie personnellement à la divinité, le chef-d'œuvre du Saint-Esprit, le domicile du Verbe, le trône du Père Eternel, le trésor de l’Eglise, le centre de tous les esprits, la merveille du monde.

rédu- Chréer ici mpre ra s fai- Jus y jy tions Jonté entes tions votre hom- , CON-

PRIÈRES EN PRÉSENCE DU S, SAOREMENT 14f

Je vous rends mille actions de grâces, Ô humanité sainte de mon Sauveur, cachée sous les espèces adorables de l’Eucharistie ! la source de ma rédemption, de ma voca-

.tion et de ma sanctification ; la source de toutes les bon-

nes pensées, de toutes les bonnes œuvres, la source de tous les bons désirs, de tous les biens de la grâce et de tous les biens de la gloire,

O humanité sainte de mon Sauveur, cachée sous les espèces adorables de l’Eucharistie ! pardonnez-moi mes infidélités, mes indévotions, mes immodesties, mes irrévérences. Pardonnez-moi mes vanités, mes inquiétudes, mes découragements ; pardonnez-moi mes impatiences, mes résistances à la grfce, l’oubli de Dieu, et la perte du temps.

O humanité sainte de mon Sauveur. cachée sous les espèces adorables de l’Eucharistie ! accordez-moi le don de sagesse pour connaître, pour aïmer et pour

‘goûter les vérités éternelles : le don d'intelligence, pour

pénétrer dans votre mystère : le don de science, pour me connaître moi-même, et pour mépriser les vanités du monde ; le don de conseil, pour me conduire parmi les ténèbres et les périls de cette vie. Accordez-moi le don de force, pour vaincre les tentations de l’ennemi et les difficultés de la vertu ; le don de piété, pour aimer la prière et vous servir avec joie ; le don de crainte pour fuir avec horreur tout ce qui peut vous déplaire. Accordez-moi le don de larmes, pour pleurer mes péchés ; l'esprit de pénitence, pour satisfaire À la justice divine ; le don de persévérance, pour vivre et mourir dans la grâce.

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