DEVANT LE TRÈS-SAINT SACREMENT
Que ce lieu est saint, et qu’il est digne de respect ! Il est la maison de Dieu et la porte du ciel ; les Anges y sont prosternés.
Je crois, à Dieu sauveur, que vous êtes ici présent ; je vous y adore avec respect. Jetez sur moi des regards de miséricorde et de compassion ; vous connaissez l'état de
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mon âme: vous sondez les dispositions de mon cœur : purifiez-le, sanctifiez-le, attirez-le tout à vous.
Que ma langue soit consacrée aux louanges du Seigneur, et qu'elle ne cesse de le glorifier dans son saint temple.
Vos tabernacles, Dieu des vertus, feront mes plus chères délices : qu’ils sont aimables! mon fme soupire sans cesse après eux.
Mille actions de grâces vous soient rendues, 0 mon doux Jésus, pour le prodige d'amour que vous avez daigné opérer en notre faveur.
Anges du ciel, unissez-vous à moi, ou plutôt permettez-moi de m’unir à vous pour glorifier le Seigneur.
Peuples répandus dans l’univers, venez reconnaître et adorer le Dieu du ciel et le Roi des rois : son état d’anéantissement le rend encore plus digne de nos adorations et de notre amour.
Mon Dieu, vous êtes mon Sauveur, mon défenseur, ma consolation et mon tout : que puis-je désirer sur la terre quand je suis auprès de vous ?
Le zèle de votre maison me dévore, Seigneur ; ce zèle me fait sécher de douleur à la vue des outrages que vous y recevez.
Que ne puis-je, ô mon Dieu, appeler et vous présenter tous les cœurs des hommes afin que vous les embrasiez du feu de votre amour ! Je vous offre le mien : faites qu’il brûle sans cesse de ce feu sacré.
Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers !
Anathème à qui n'aime pas un Dieu qui nous a tant aimés, et qui tous les jours s’immole pour notre amour !
O Dieu saint, permettez-vous à une vile créature
comme moi de porter ses regards jusqu’à vous ? Nonseulement vous le permettez, mais vous m'y invitez : serais-je assez ingrat pour ne pas aller à vous ?
Mon Sauveur et mon Dieu, mon refuge et mon tout, que n’ai-je un cœur digne de vous ! Tel qu’il est, je vous l'offre ; rendez-le digne de vous être offert.
Je suis tout à vous, ô mon Dieu, ô mon bien-aimé ! et vous, vous êtes tout À moi: qu’ai-je de plus à désirer sur la terre !
Qui pourra donc me séparer de votre amour Von, la tribulation, la faim, le glaive, les tourments, la mort même ne me sépareront jamais du Dieu de mon cœur.
Les créatures ne sont qu’inconstance ; vous seul êtes toujours le même : à quoi m’attacher en ce monde, puisqu’un jour il faut tout quitter !
L’Ecriture dit que les jours de l’homme sont courts ; les miens me paraissent bien longs : quand finira mon exil ? quand m’unirai-je à mon Dieu dans la céleste pa: trie !
Si les chagrins affligent mon cœur, comment ne boiraïije pas le calice que mon Dieu me présente, surtout après que son propre Fils en a bu un bien plus amer pour mon salut ?
Faites, ô mon Dieu, ce qu’il vous plaira de moi: je baïserai la main qui me frappera : j'aurai recours au Dieu de toutes consolations : ses autels m’offriront toujours un asile.
Oh! qu’il est bon äe mettre sa confiance dans le Seigneur ! il s’est fait le refuge du pauvre et la consolation de l’affigé ; il s’appelle le Dieu bon, le Dieu misésicoräieux : quelle bonté À nous prévenir ! quelle patience à nous attendre ! quelle facilité à nous pardonner ! quel empressement à nous recevoir !
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Je me jette humblement à vos pieds, à mon Dieu ; je vous découvre, dans l’amertume de mon cœur, les égarements de ma vie. Charitable médecin, guérissez les pliies de mon âme : dites une parole, et elle sera guérie.
Seigneur, qu'est-ce que l’homme pour que vous vous mauifestiez à lui, et le fils de l’homme pour que vous daigniez vous unir à lui ?
Vous l’introduisez dans le secret de votre sanctuaire, et là vous inondez son cœur d'un torrent de délices.
O mon âme, si vous abandonniez jamais le Seigneur votre Dieu, quels seraient votre ingratiturie et votre malheur ! L’enfer aurait-il assez de tourments pour vous punir ?
Je l’ai dit : je commence dès à présent à me donner tout à Dieu ; faites, Seigneur, que cette résolution dure autant que ma vie,
Soyez mon aide et mon appui dans les différents combats que j'aurai à soutenir. Hélas ! que puis-je de moimême ? une triste expérience ne me l'a que trop appris.
Sauvez mon âme, divin Sauveur, cette âme pour laquelle vous avez donné tout votre sang, et que vous avez si souvent nourrie de votre corps adorable.
Dieu tout-puissant, je désire unir au sacrifice de votre Fils le sacrifice de tout moi-même : faites que, par cette union, il soit agréable à vos yeux.
Que je suis heureux, à mon Dieu, d’être ici: que ne puis-je y passer tous les jours de ma vie ! que ne puis-je y mourir d'amour, et vous y offrir mon dernier sacrifice !