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déterminé et caractéristique. C’est ce son que la voix doit rendre quand on chante.
Comment doit procéder la voix pour atteindre ce but ? Disons d’abord que le son de la note de départ est tout à fait arbitraire. Mais ce son une fois choisi, si on veut monter la gamme, il faut, pour chacune des autres notes consécutives, élever la voix d’une certaine quantité déterminée. Au contraire, sion veut descendre la gamme, il faudra pour chaque note ab. : ser la voix de la quantité dont on l’aura élevée en montant.
Cette quantité, dont la voix doit s'élever et s’abaisser pour chaque note, quand on parcourt la gamme dans les deux sens, est appelée intervalle.
Comme la gamme se compose de huit notes, elle renferme donc sept intervalles. Mais ces intervalles ne sont pas tous d’égale grandeur: cinq sont se”siblement égaux ; les deux autres, égaux entre eux, sont plus petits. Ces
deux derniers se trouvent entre mé et fa, si et do. On t a donné à chacun des cinq grands intervalles le nom de a ton, et aux deux autres les noms de demi-tons, parce d qu’ils sont sensiblement la moitié du ton. q La gamme se compose donc de huit notes, et de sept m intervalles formant cinq tons et deux demi-tons. pr ui REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DE LA GAMME. R:
Y°.—Pour mieux comprendre—l° la constitution de la at gamme ; 2° le travail que la voix doit faire pour la co
parcourir ; 3° le mécanisme du chant, comparons la gamme à une échelle formée de huit degrés, et dont la hauteur de chaque degré correspondrait à chacun des sept intervalles.
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Cela posé, nous disons que, pour parcourir la gamme en tous sens, la voix, guidée par l’oreille, doit faire ce
que fait le pied, guidé par l’œil, pour parcourir la dite échelle.
Généralement, une seule gamme ne peut répondre à tous les besoins du chant. Il arrive souvent que, après avoir parcouru toutes les notes de la gamme, il faille donner des notes plus élevées. Que faire ? — Faire ce que fait l’ouvrier qui ne peut atteindre la harteur demandée avec une échelle de huit degrés. On ajoute, à la première gamme, une deuxième gamme semblable, puis une troisième, etc... jusqu’à ce qu’on ait atteint la note voulue, et même, si l’on veut, jusqu'à ce qu’on ait atteint le sommet de la tour de Babel, où il y aura confusion des sons.