‹ Les pieux chants populaires [microforme]Chapitre 152 sur 183 · DE L'USAGE DES ACCIDENTS · texte numérisé non relu

DE L'USAGE DES ACCIDENTS

12°.—On sait que les demi-tons de la gamme sont placés entre mi et fa, si et do. Mais cette disposition n’est pas invariable, ils peuvent être transportés entre toutes les notes séparées par un intervalle d’un ton. Il suffit pour cela de changer l’intonation d’une de ces notes.

Pour indiquer ces changements, on place devant la note à modifier les signes du bémol, du dièse ou du bécarre.

Le bémol abaisse d’un demi-ton la note devant laquelle il est placé ; le dièse, au contraire, élève d’un demi-ton la note devant laquelle il est placé. Le bécarre remet la note altérée dans son ton naturel.

Le bémol peut être continuel ou accidentel. Il est continuel, lorsqu'il se trouve au commencement d’une pièce, immédiatement après la clef et répété ainsi à toutes les portées. Alors son influence s'étend d’un bout à l’autre de la portée (à moins qu’elle ne soit détruite par le bécarre), sur toutes les notes de la ligne ou de l’interligne sur lequel il se trouve ; il s'étend même aux notes du même nom, qui seraient à l’octave.

Le bémol est accidentel, lorsqu'il n’est point placé à la clef. Son influence ne s’étend alors que sur la note devant laquelle il est placé ; à moins que cette note ne se trouve répétée deux ou trois fois de suite sur le même mot, ou dans la même phrase de chant.

Il faut appliquer au dièse ce qu’on a dit du bémol : seulement il est beaucoup plus rare dans le plain-chant, il n’y est même jamais qu’accidentel.

Dans nos livres de plain-chant, avec la clef de fa, le bémol est toujours sous-entendu,

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Le maître devra bien faire sentir la différence qu’il y a entre une note naturelle et une note bémolisée ou dièsée,

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