‹ Les pieux chants populaires [microforme]Chapitre 156 sur 183 · DU CHANT DES PSAUMES · texte numérisé non relu

DU CHANT DES PSAUMES

14°.—Les psaumes sont partagés en versets, et chaque verset est divisé en deux parties qu’on appelle hémistiches. Dans les livres liturgiques, le premier hémistiche est séparé du second par une petite étoile, appelée astérisque.

Dans le chant des psaumes, on distingue quatre parties : 1°, l’intonation ; 2°, la teneur ou tenue ; 3°, la médiation ou médiante ; 4°, la terminaison ou finale.

L’intonation se compose de deux ou trois notes. Elle sert à introduire et À mener le chant à la teneur. Elle ne se fait qu’au premier verset des psaumes, excepté pour le Magnificat et le Benedictus. Aux fêtes doubles

et solennelles, on doit, pour ces deux praumes-cantiques, répéter l’intonation à chaque verset.

La teneur est la note sur laquelle roule principalement le chant du verset.

La médiation est la cadence qui se fait à la fin du premier hémistiche, immédiatement avant l’astérisque. Elle consiste en une variation de notes, ou en une simple prolongation des sons.

La finale est la cadence qui clôt le verset. Œlle consiste aussi en une variation de notes.

DE L’'ADAPTATION DES PAROLES aux médiations et aux finales.

15°.—Les médiations se composent de deux notes, ou de quatre notes, Dans le premier cas, la première note est toujours une longue ; dans le second cas, la première et l’avant-dernière sont des longues, les autres notes sont

des communes.

Les finales peuvent se composer de deux notes, ou de quatre, cinq, six, sept notes. Dans les finales à deux notes, la première est toujours une longue ; dans les finales à quatre notes, la première et l’avant-dernière sont des longues. Dans les autres finales, il y a aussi deux longues : la première longue a une place fixe, c’est elle qui commence la finale ; la seconde n’a aucune place fixe, elle varie selon le nombre de notes.

Quant à l’adaptation des paroles, U faut faire en sorte que les syllabes longe. x accentuées, tombent toujours sur les notes lox 3 des médi ions et des finales. On observera fidèlemez. et facilement cette règle, si on se guide sur les indications de nos livres de chant. Les syllabes longues, ou accentuées, sont écrites e* gros caractères,

antiques, palement

à fin du stérisque.

ne simple

Elle con-

notes, ou ière note première notes sont

es, ou de eux notes, finales à sont des deux lon-

elle qui

place fixe,

en sorte

ent tou-

>s finales.

rle, si on ant. Les gros ca-

16°.—Le mouvement que l’on doit donner à une pièce de chant dépend de sa nature et de la solennité de l’office auquel elle appartient.

En général, sous le rapport du mouvement, on divise les pièces de plain-chant en quatre classes. 1°. L'Offertoire, le Sanctus, les motets au Saint-Sacrement, à raison de leur gravité, doivent se chanter lentement ; 2°, l’introït, la communion, le Kyrie, le Gloria, le Credo et l’Agnus Dei étant moins graves que l’offertoire, etc, se chantent plus vite, sans cependant presser trop le mouvement ; 3°, les graduels, les alleluia, les traits, les antiennes doivent se chanter plus vite que les introïts ; 4°, les psaumes, les proses, les hymnes, Domine salvum fac... se chantent vite et rondement. Le Magnificat se chante toujours lentement.

Toutes choses égales d’ailleurs, on chantera plus lentement aux fêtes de lère et de 2ème classe qu'aux fêtes doubles.

C’est À celui qui entonne une pièce quelconque d’indiquer, dans son intonation, le mouvement qui doit être observé dans toute la pièce.

Page 1