‹ Les pigeons (volume 2)Chapitre 34 sur 62 · P K. XXI IJ · texte numérisé non relu

P K. XXI IJ

Columba Gncla. Milii.

La Colombe à ceinturon noir, quoique de beaucoup plus forte de taille que notre Colombe Tourterelle, paroi t cependant modelée sur les formes de cette dernière. Nous ne sommes pas instruits jusqu'à présent de la manière de vivre de cette nouvelle espèce , encore très rare dans les collections d’Histoire naturelle 5 nous n'en connoissons absolument que le seul individu qui a servi de modèle à la planche qui représente cette Colombe de grandeur naturelle.

La Colombe à ceinturon noir mesure en totalité treize pouces. Un camaîl d’un blanc pur couvre la tête et le cou- le blanc prend des teintes jaunâtres sur la poitrine, où cette couleur se dessine fortement sur unlarge ceinturon d’un noir velouté qui entoure la partie inférieure de la poitrine; les angles de ce ceinturon, qui marquent l'insertion du poignet de l'aile, remontent sur le dos, où ils se lient à une espèce de manteau d’un beau noir verdoyant : cette dernière couleur prend des teintes d’un vert foncé sur les grandes plumes des ailes, dont les six pennes extérieures ont le bout arrondi , tandis que les suivantes sont coupées verticalement. Le croupion est verdâtre; la queue, composée de quatorze pennes d’égale longueur, est, en dessus, d’un noir verdâtre , et toutes les pennes ont leur bout terminé de gris tirant au vert ; en dessous, la queue est cendrée, et les extrémités des pennes sont blanches. Le ventre, les cuisses et l’abdomen sont d’un beau jaune ; les couvertures de la queue sont grises , frangées de jaune sur les bords des barbes ; les tarses se trouvent en plumes jusqu’aux doigts, qui sont d’un jaune foncé; le bec est d’un blanc jaunâtre.

Cette Colombe habite l’Asie australe: nous ne saurions cependant dire avec certitude quelle partie. Le seul individu que nous avons vu de cette belle espèce fait partie de notre cabinet : il a été adressé de Batavia , sans indication de lieu où l’espèce se trouve répandue.

DES COLOMBES

COLOMBE ROUSSETTE, Mâle.

Pi. XXIV.

' Columba Rufina. Mi/ii.

La longueur totale de cette nouvelle espèce est de onze pouces dix lignes. Elle paroit modelée sur les formes de notre Biset, et n’en diffère sous ce rapport que par le seul caractère d'avoir les ailes plus courtes en proportion de la longueur de la queue.

La Colombe Roussette a la partie inférieure du cou, le haut du dos, ainsi que les petites couvertures des ailes, d’un roux foncé, nuancé d’une légère teinte de violet 5 cette dernière couleur domine sur le ventre , et se nuance en gris-vineux vers les cuisses. L’abdomen et les couvertures inférieures de la queue sont gris; les grandes et les moyennes pennes des ailes, de meme que celles de la queue, sont d’un gris-cendré, les premières sont liserées sur les barbes extérieures de gris plus clair. Le dos, le croupion et les couvertures inférieures des ailes sont d’un gris bleuâtre 5 la gorge est blanche.

Les mâles de cette espèce se distinguent par un grand espace d’un vert foncé à reflets dorés, qui couronne l’occiput. Les femelles ont le plumage généralement d’une teinte moins vive; elles n'ont pas cet espace doré sur l’occiput, qui est d’un roux-violet. Le bec est de couleur livide; les pieds son trouges et les ongles bruns.

Cette Colombe se trouve à la Guiane française. On en trouve aussi aux îles de Cuba, Saint-Domingue et la Jamaïque. Nous avons vu des individus de cette espèce dans plusieurs collections. Celui qui nous a servi de modèle appartient au Musée de Paris.

HISTOIRE

COLOMBE A OREILLON BLEU, m&.

Pl. XXV,

+■ Columba Aurita. Mihi.

Columba Martinica. /Irisa, v. r, p. io 3 , sp. \l\.

Martinico Pigeon. Var. A. — Lath. Sjii. v. !\ , p. 6x8, sp. 7 , etc.

JNous avons fait observer, en décrivant le Colombi-Galline roux-violet, que Latham avoit eu tort de soupçonner à ce Pigeon quelque conformité avec celui qui fait le sujet de cet article. Nous ne saurions trouver d'autre analogie pour les réunir que la seule dénomination de Perdrix , par laquelle on a également désigné le Colombi-Galline roux-violet (1) et notre Colombe à Oreillon bleu. Cette dénomination de Perdrix, qui peut seule être en rapport avec l'espèce de la famille des Pigeons-Gallines, n'en a pas le plus léger avec notre Oreillon bleu, ce dernier appartenant à la famille des Colombes ou Pigeons proprement dits 5 au reste, nous renvoyons les naturalistes tant à la planche annexée à cet article qu'à celle qui représente le Colombi-Galline roux-violet , persuadés qu'ils ne trouveront .guère à ces Pigeons les rapports donnés par les divers ornithologistes, et qu'ils s'accorderont de préférence aux vues de Brisson, qui ne par oit pas soupçonner l’identi té des espèces mentionnées. Cp savant naturaliste décrit notre Colombe à Oreillon bleu avec cette exactitude et cette vérité qui font un des premiers mérites de son ouvrage \ nous allons donner en substance le texte de l’auteur français.

La longueur de cet oiseau, prise du bout du bec à l'extrémité de la queue, est de dix pouces 5 le bec a dix lignes et demie-, ses ailes, lorsqu’ellessont pliées, s’étendent jusqu’aux deux tiers de la longueur de la queue ; toutes les pennes de celle-ci sont d’égale longueur.

La tête, la gorge, le cou et la poitrine sont d'un marron tirant sur le

(1) Le Colombi-Galline roux-violet est décrit par Latham sous le nom de Martinico Pigeon; par Brisson sous les dénominations de Pigeon violet de la, Martinique , et de Pigeon roux de Caj enuc. Bufïon en donne deux figures, pl. i/p e t 16a.

DES COLOMBES. 61

pourpre ; mais les plumes qui entourent le bas du cou, c’est-à-dire la partie la plus voisine du corps, sont d’un violet doré très éclatant, et forment comme une espèce de collier : huit ou dix plumes d'un beau bleu violacé à reflets d’or, placées immédiatement au-dessous de l’orifice des oreilles, nous ont paru un caractère marquant ; c'est d’après ce caractère que nous avons établi le nom donné à l'espèce (i). Le dos, le croupion, les couvertures des ailes et celles du dessus de la queue sont d'un brun tirant sur le roux, avec quelques taches noires sur les grandes couvertures des ailes les plus proches du corps 5 le ventre, les cuisses et les couvertures au-dessous de la queue sont d'un fauve clair et vineux $ les grandes pennes des ailes sont noirâtres et ont leur bord extérieur blanchâtre ; les moyennes sont aussi d'un brun noirâtre, et terminées d’un espace d'un gris -blanc. Les deux plumes du milieu de la queue sont de la même couleur que le dos ; les latérales sont, depuis leur origine jusque vers les deux tiers de leur longueur, d'un brun tirant sur le roux du côté extérieur, et d’un cendré foncé du côté intérieur 3 ensuite elles ont une bande transversale noire, et leur bout est gris-blanc. Le bec et les ongles sont noirs, et les pieds sont rouges.

La Colombe à oreillon bleu se trouve à la Martinique. Nous ne sommes pas instruits de sa manière de vivre, ni du genre de nourriture qui lui est propre.

Nous avons vu plusieurs Colombes à oreillon bleu. Celle qui a servi de modèle à notre planche colorée fait partie du cabinet de M. Raye de Breukelerwaert, à Amsterdam.

(x) La description de Brisson, qui s’accorde en tout autre point avec la nôtre, ne parle pas de ces plumes brillantes qui forment une espèce d'oreillon ; il nous paroît probable que ce naturaliste a décrit une femelle de l’espèce, et que celui que nous figurons en est le mâle,

HISTOIRE

COLOMBE-TURVERT, mu.

Pl. xxn.

Columba Javanica. Lath. Ind. orn. v. 2, p. G i o , sp. Go. — Gmel. Syst. 1 , j>. 781. Columba Cœruleocephala. Lath. Ind. orn. v. 2, sp. 61.

Columba Cyanocephala. Gmel. Syst. i, p. 781.

Columba Albicapilla. Lath. Ind. orn. v. 2 ,p. 097 , sp. u.

Columba Indica. Ibidem, p. 5 g 8, sp. iG. — Gmel. p.

Le Turvert. Buff. Ois. v. 2, p. 556 . — Sonnini, édit, de Buj'f. , v. 7, p. 288. Tourterelle de Java. Buff. pl. enl. 177.

Le Pigeon Ramier d’Amboine. Brisson, orn. v. 1 , p. i 5 o, pl. i 5 , /.' i.

Javan Turde. Lath. Syn. v. 4 , p ■ 654 - Blue-crowned Turde. Ibidem, p. 655 , sp. 52 .

Green- vvinged Pigeon. Lath. Syn. v. 4 , p. 62$. — Id. siipp.p. 198. — Edwards , t. u\.

Pigeon décrit par BufFon , et figuré par lui dans la planche enluminée 177, mais aussi le Pigeon ramier d’Amboine, de Brisson, ainsi que le Blue-crowned Tarde , le Grey-headed Pigeon > et le Green-winged Pigeon de Latham. Ces espèces nominales n’en forment qu’une réelle, toutes les indications mentionnées devant plutôt s’appliquer à des variétés accidentelles dans l’espèce de notre Turvert. Cependant nous ne saurions nous conformer avec les idées de quelques ornithologistes , qui réunissent encore deux autres Colombes (1) à celle de cet article. Ces espèces, quoique analogues à notre Turvert, diffèrent, sous plusieurs rapports, de ce dernier, et forment autant d’espèces distinctes dont nous aurons occasion de parler dans la suite.

Sonnini, dans la nouvelle édition de BufFon, volume 7, page 219, nous donne une description qui se rapporte à l’espèce du Turvert. L’auteur cité

(1) Sonnini réunit sous l’article du Turvert non seulement la Tourterelle à gorge pourpre d’Amboine, des planches enluminées de Buffon, \fi, mais aussi le Black-capped Pigeon de Latham ^ Buiïon, planche 214. Nous décrirons cette dernière espèce sous le nom de Turgris ; quant à la Colombe à gorge pourpre , nous n’avons pu nous la procurer en nature. Il est cependant certain qu’elle forme une espèce différente du Turvert, ainsi que

réunissons ici sous la dénomination de Turvert non seulement le

du Turgris.

DES COLOMBES. 63

a eu tort d’ajouter cette description à l’article de son Pigeon vert a tête grise cTAntigue. Nous ferons connoître par la suite ce Pigeon vert à tête grise, qui est du nombre de ceux dont le bec est recouvert d’une substance cornée, formant une pince solide. Nous désignons cette famille par le nom de Pigeons Colombars.

Le Turvert est plus fort de taille que la Colombe Tourterelle de nos climats; sa longueur, prise du bout du bec à l’extrémité de la queue, est de dix pouces. Cette dernière est courte; les pennes sont foiblement étagées entre elles, et les ailes, dans Fétat du repos, aboutissent vers les deux tiers de leur longueur.

Le devant de la tête est blanc, et cette couleur s’étend de chaque côté en une bande étroite qui passe par-dessus les yeux. Le haut de la tête, dans la plupart des individus, est d’un bleuâtre foncé ; les côtés de la tête, le cou et la poitrine sont rougeâtres, et cette couleur est plus sombre à la partie supérieure du cou. Le dos et toutes les couvertures des ailes sont d’un vert foncé éclatant et doré, qui se change, suivant que l’animal est exposé à différents jours, en une très belle couleur de cuivre de rosette; quelques unes des petites couvertures du poignet de l’aile sont ou terminées de blanc, ou entièrement blanches; ce qui forme autant de petites taches dessinées agréablement sur le fond vert doré du plumage. La partie inférieure du dos, le croupion et les couvertures du dessus de la queue sont cendrés; le ventre, les cuisses et les plumes de recouvrement du dessous de la queue sont bruns, avec une légère teinte de rouge. Les couvertures du dessous de Fade sont rousses; les pennes alaires sont d’un brun foncé; mais leurs barbes intérieures sont rousses; celles de la queue sont noires, excepté les deux plus extérieures de chaque côté, qui sont cendrées et terminées de noir. Le bec est rougeâtre , la membrane qui est au-dessus des narines bleuâtre, les pieds rouges, et les ongles d’un brun clair.

On trouve des Turverts qui n’ont point de blanc au front, dont toute la tête est de couleur noirâtre. Ces individus paroissent former des variétés accidentelles dans l'espèce : leur plumage est en général d’une teinte plus sombre, la poitrine et le cou sont plus rembrunis. Dans Fétat de captivité, sur-tout lorsqu’on les nourrit de chenevis, ils se décorent de plumes noires semées au hasard sur toutes les parties : cette bigarrure est assez jolie.

La Colombe Turvert paroit répandue sur toutes les îles de l’Asie australe et du vaste Océan indien ; elle est très abondante à Ceylan ; on la trouve par troupes nombreuses à Java et à Sumatra ; leurs essaims peuplent les vastes

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et antiques forêts de ces îles. Sonnerai les a rencontrés a l’ile Panaye et à celle d’Antigue ( 1 ).

Les Chinois connoissent l'espèce sous le nom de Yaupuan . Les Javans lui donnent le nom de Bouron Glimouhane. Dans le séjour que firent les naturalistes français à Timor, lors du dernier voyage de découvertes aux Terres australes, ils y trouvèrent aussi le joli Pigeon que nous décrivons. Trois individus tués par ces naturalistes sont déposés dans les galeries du Muséum de Paris. Ces individus ne diffèrent de ceux qui nous ont été adressés, tant de Java que de Ceylan , que par leur plus forte taille. Il est probable que cette légère différence doit son origine à une plus grande abondance de nourriture que ces oiseaux trouvent sous le ciel fertile de file de Timor.

Nous avons reçu et conservé vivants plusieurs individus de l’espèce de Turvert. Ces Pigeons, très peu remuants, s'accoutumaient facilement à la captivité , pourvu qu'on ne les privât pas de la chaleur nécessaire. Tous les moyens mis en usage pour les faire produire dans nos climats furent infructueux. Leur nourriture habituelle consistoit en blé de Turquie écrasé. Dans les saisons les plus froides de l’année, on doit leur donner un peu de chenevis avec le blé de Turquie.

Les dépouilles de ces Colombes se trouvent dans plusieurs collections d’histoire naturelle.

(i) Le Pigeon vert à tête grise d’Antigue. Sonnerai , voj. Nouv. Guin. , p. 1 12 , t. 66 .

DES COLOMBES

COLOMBE JAMBOO, Mâle et Femelle.

Pl. XXVII et XXVIII .

Colomba Jambos mas. Lath. Tnd. ont. v. 2, p. 598, sp. x8. Colomba Jambu. Gmel. Sysl. 1 , p. 784.

Le Pigeon Jamboo. Sonnini , édit, de Bujjf. v. 7 , p. 26S. Jamboo Pigeon. Lath, Syn. v. 4 > p • 627 , sp. 16.

Nous conservons à cette espèce une partie du nom qu’elle porte à Sumatra. Mardsen (1), qui a donné la description détaillée de cette île, est le premier auteur qui en fait mention en ces termes :

cc Le Pooni-Jamboo est un bel oiseau-, il est plus petit que le Pigeon or- « dinaire ; il a le dos , les ailes et la queue verts , la poitrine et le cou « blancs , mais l’extrémité du cou a une teinte légère de rouge d'œillet; le et devant de la tête est d’un rouge d’œillet foncé semblable à la fleur du te Jamboo; le blanc de la poitrine s’étend par une bande étroite, resserrée te d'un côté par le vert, et de l’autre par le rouge d’œillet jusqu'aux yeux, et qui sont, jaunes ; le bec est également jaune. »

La Colombe Jamboo , mesurée de la pointe du bec à l’extrémité de la queue, a environ neuf pouces et demi. Les ailes pliées atteignent vers le milieu de la longueur de la queue, qui est étagée; les tarses sont à moitié couverts de plumes.

Une teinte vive d’œillet foncé est répandue sur les plumes de la tête et des joues (2). Sous la gorge est un espace longitudinal d’un noir mat; un plastron de forme ovoïde, coloré d’une teinte rosée, se dessine sur la poitrine. Toutes les parties supérieures de l'oiseau sont d'un beau vert foncé, et les parties inférieures blanchâtres; le dessous de la queue est noir, mais

(1) Mardsen , Hist. INatur. de Sumatra, traduc. franc., v. 2.

(2) Cette couleur brillante ressemble à celle de la fleur de Jamboo , arbre dont le fruit a la forme d’une poire, et qu’on dit être un mets excellent II y en a de deux espèces. Eugenin malacensis , et Jambos. Lin.

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toutes les pennes sont terminées de blanc. Les couvertures inférieures sont d’un brunfoncé 5 les pieds sont rouges et les ongles jaunes.

La Colombe Jamboo se trouve à Sumatra et à Java. Sa nourriture favorite est la baie du rum-pooni. En captivité, on pourra donner à ce Pigeon du riz bouilli , dont il s’accommode à merveille.

Plusieurs individus nous ont été envoyés de Batavia. Ces oiseaux ne se trouvent cependant pas aux environs du chef-lieu de la colonie hollandaise ; on ne les rencontre que dans l’intérieur des terres couvertes d’épaisses forêts.

Aucun auteur ne fait mention de la femelle de cette belle espèce \ elle diffère cependant beaucoup du mâle par la distribution des couleurs. Nous présumons que, sous ce rapport, il sera intéressant de joindre, planche 28, la figure de la seule femelle que nous ayons eu occasion d'examiner.

Toutes les parties supérieures du corps, le cou et la poitrine, sont d'un vert uniforme, mais plus terne que chez le mâle. L'espèce de capuchon qui sur ce dernier est d'un rouge éclatant, est d'un brun-verdâtre chez la femelle 5 la gorge est brune, le ventre et le croupion sont d’un blanc-grisâtre, semé sur les flancs de taches irrégulières plus ou moins vertes ; la queue en-dessous est noirâtre, et toutes les pennes sont terminées de grisâtre.

Cette espèce est encore fort rare dans les collections d’histoire naturelle. J’ai vu un mâle dans le beau cabinet de M. Raye de Breukelerwaert , à Amsterdam 3 M. Geevers, à Rotterdam, possède le mâle et la femelle. Cette dernière est figurée dans notre planche n° 28. Je conserve encore deux mâles dans ma collection.

DES COLOMBES

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