OBSERVATION XXXII (BURTON
- X., 49 ans, mariée, dont la maladie a débuté il y a six mois par des troubles dyspeptiques. Elle souffrit d’abord
de palpitations et devint nerveuse et si faible qu’elle ne
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pouvait marcher seule, pendant ce temps ses amies remarquèrent que sa peau devenait plus noire. À son admissioR, pas d'exophtalmie, mais les signes de de Graefe et de Stellwags étaient très marqués.
Le lobe droit de la thyroïde était augmenté de volume (environ une noix}, le pouls variait de 116 à 130 pulsations, il était parfois irrégulier comme force, il y avait une pulsation de l'aorte abdominale sur tout son trajet, si intense qu'on l'apercevait à travers les draps. La malade se plaïgnait de palpitations de cœur, et on entendait à la base pendant son séjour à l'hôpital, un fort souffle systolique. Elle fut traitée par la diète, le repos et la teinture de belladone, durant trois mois. Elle présentait déjà des traces de pigmentation ; son pouls revint à 90 battements, son corps thyroïde diminua, le signe de de Graefe resta posihf. Ce qui attirait particulièrement l'attention, c'était la pigmentation, la teinte terreuse de sa peau qui était surtout marquée à la face, au cou, au creux axillaire, aux parties génitales, dans le dos et à la taille. On en trouvait également sous les jarretières et sous un anneau au doigt. Pas de glycosurie, mais M. Wilde ayant examiné les urines découvrit le pigment décrit par Mac Nimm dans la maladie d'Addison.
On précipite l'urine par l'acétate de plomb, on dissout le précipité par l'alcool acidulé, par l'acide sulfurique, et on à au specitrosoope une bande noire entre 48 et 50, caractéristique des solutions d'hématoporphyrine.
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