C) COEXISTENCE DE DEUX SYNDROMES DE BASEDOW ET D'ADDISON
Dans ce cas le tableau clinique du malade est très chargé. Ce sont les symptômes de la maladie de Basedow qui débutent ordinairement, et ils sont au srand complet, car il semble que se soit toujours chez les basedowiens gravement atteints que la complication addisonnienne survienne. On trouve donc réunis le goître, la tachycardie, le tremblement, l’exophtalmie et les autres signes oculaires. La ma-
ladie évolue seule a un temps A ou moins long (quelquefois plusieurs années) et tout au plus dr les malades présentent-ils déjà, une pigmentation se discrète qui demande à être recherchée. rt
Le premier symptôme addisonnien, celui qui frappe les observateurs et fait rechercher les autres,
est, en effet, la pigmentation de la peau et des mu-
queuses. Elle Re comme nous l'avons vu, sur
les parties exposées à à l’air, en particulier le visage
et le cou, siège avec prédilection dans les régions
qui normalement sont. davantage pigmentées, ma à
melons, organes génitaux, Creux. axillaire, plis a
ticulaires, etc. Elle respecte toujours la paume des
mains, la plante des pieds, ainsi que les ongles. La
couleur est, ou franchement bronzée, où ardoisée,
ou simplement terreuse, donnant aux malades un
air sale. La pigmentation est le plus souvent diffu-
se, ou procède par larges placards plus colorés que 5 le reste de la peau, et même dans les formes diffu- +
ses, on rencontre en certaines régions, une véritable surcoloration sous forme de petits points de la
grosseur d'une tête d’épingle ou E une lentille.
ii envahissement des muqueuses est un fait hab: tuel ; on y rencontre des placards irréguliers brun noirâtre ou ardoisés. Leur siège de prédilection se trouve au niveau des joues, sur le palais, la langue,
le gland, les petites lèvres : la conjonctive est ordi- 5
nairement intacte.