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Re : En 1912, Bonnet PU Fur Cas qu il, ir ras-
semblé en trois ans, concernant des, adultes bien
porlants ‘dont Cinq français, Six hommes et deux A se femmes, venus consulter pour des Atfebtions. :Véné-, : 2 GqRS. récents, Suivaient les cas ide Dufour et * Alardo, Crouzon. On en signalait chez les peuples Jes plus are Philippins (Lortat-Jacob), Algériens
à l’ article. Maladie |
(Brault et Montpellier), et tous les auteurs tendaient alors à en faire un phénomène physiologique. Le’ caractère physiologique de cette affection mé-
rite d'être discuté. l'est difficile d'en admettre l'exis-
tence alors qu'il n'existe pas de dyschromies siticte-
ment physiologiques de: la peau, même parmi les
taire qui pourrait alors être exaltée. Fe Il est certain, comme l'ont montré Ramel, puis Becker, que la Dopa réaction est positive. au ‘niveau
de la. muqueuse buccale, même lorsqu’ il n'existe pas de pigment visible (21 o/o des: cas). L' aptitude de la muqueuse à la pigmentogenèse est certaine, mais ne
peut jouer que par un processtis pathologique, . par apport d’un chromogène.
Une autre façon de présenter ces taches comme. physiologiques consiste à en faire un-stigmate d'ata-
visme (Carnot), ce Caractère étant supposé normal dans certaines races — au même titré la:tache mon-
golique. Il faut se refuser à cette assimilation, La
tache mongolique diffère comme siège anatomique, c’est une pigmentation du derme et éomme évolution
apparaissant à la naissance pour disparaître par la
suite, alors que les taches pigmentées de:la bouche ne se voient jamais avant la puberté et persistent. Ce stigmate d’atavisme n'est vraisemblable que
/ s’il existe d’une façon constante ou très fréquente
plus banales en apparence et que pourtant Ja peau ie élabore normalement du pigment. Bonnet pensait qu'il existait une pigmentation phy siologique de la ‘ muqueuse à peine visible, à l’état d'ébauche rudimen-