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térisée par la phtiriase, la cachexie et la mélanodermie. Ce dernier symplôme dans sa localisation, peu fréquente d’ailleurs, sur la muqueuse buccale, n'était
donc plus pathognomonique de la maladie bronzée.
Un peu plus tard, en 1903, Laffitte et Moncany signalent l'existence de pigmentations buccales chez certains tuberculeux pulmonaires. Jusqu'alors, bien
que la mélanodermie cutanée soit connue dans la ” tuberculose, l’absence de oo buccale en fai-
sait un élément majeur dans le diagnostic d'avec la
m aladie d'Addison.
Entre tant, d'une façon sporadique, on signale
la pigmentation buccale dans le goître exophtal-
mique (MϾbius, Sibley 1895), dans la maladie de
Recklinghausen (Oddo 1895), dans la sclérodermie
(Audry et Boireau 1906, Kren 1909), dans l’anémie pernicieuse (Hale White 1907, Rolleston 1909, French 1911), dans les cirrhoses pigmentaires (Gouget 1912), le diabète bronzé (Marcel Labbé et Bith).
Mais c’est en 1908, à la suite d’un travail de Sabareanu, qu'une notion nouvelle se fait jour. La mélanose buccale, à la pathologie si diverse, peut n'être tout simplement qu’un stigmate d’origine purement ethnique. Simplicité apparente que celle de cette explication, Car aussitôt, les races les plus disparates sont signalées comme pouvant en être l’objet. Saba-
reanu avait parlé des Roumains et des Tziganes, Mol-
low en rencontre chez les Bulgares. Si bien que lorsque les premiers cas furent observés en France de pig-
mentalions d'origine en apparence non pathologique,
Bobine pensa qu ‘il nes Re pas dx un A hcmiie | Pu à Fe physiologique, opinion confirmée par de nombreux dire Pilot ide ; acob, | Grouzon). Les taches
mais out simplement d' un phénomène
RES ae puis en, dd nant. un ne
ï mène. observé chez des su jets bien portants : où venant
‘consuller pour des affections manifestement sans Hip
port avec celles se l'on reconnaissait pouvoir provo- quer une pigmentation des muqueuses. Milian, le premier, fit prendre rang à la syphilis parmi ces af- 1 HT a fections tendant à provoquer des pigmentalions buc- ie à cales. L'hypothèse qu'il présentait. en même temps que son premier malade en 1912 fut confirmée PAL RS AE le: Professeur Léri et par de nombreuses observations F0 que nous reproduisons, dans lesquelles la syphilis est 1e GES indiscutable. La fréquence de plus en plus grande de | 4 celle- -Ci dans les observations étudiées rend à la méla-.
‘ nose buccale la valeur d’un signe morbide dont : nous
' chercherons à préciser l importance, le mécanisme et
; Ar Ja signification.
ie ‘vôñle et Ja voûte palatine 0 où ‘elles son ae PURE MES à Poe sn
rares. rater Se ee SR tir à
etat” La face dprsale de la langue est. rarement Log ché sa | face intérienre et le plancher de IE bouche
RARE Home “ie 4. a le ne ei un lacis,. un ré- CRE seau très fin el irès SerTÉ, irrégulier dans ses-conLours, A à d Rent homogène vu à une certaine dislance.. “ à ANNEE
EN Dans d’autres cas, ce sont de. véritablés Laches, Re
à la trame plus dense, aux contours assez bien Jimi 1
RE Te tés, vaguement circulaires, aux bords imrégubier ra, CiTa FE cinés, dont la Surface varié cotre celie d une léntille
de celle d’ ‘une pièce de 5o centimes. F
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D'autres fois, c'est un piqueté très fin, analogue à une décharge de poudre et s’étalant de façon diffuse. |
Téinte. — Là encore, ôn peut avoir toutes les variétés allant du bistre clair, au BUS bleuté, ardoisé, et au brun foncé.
Dans l'ensemble, on ben attribuer à ces taches une cerlaine fixité dans leur présentation. ; … Alors qu'au voile du palais ce sera un piqueté noirâtre et diffus, les taches circinées de teinte bistre se verront plus volontiers sur les lèvres, la face interne des joues et la langue où elles peuvent former également des sortes de bandes. Enfin, au niveau des commissures labiales et de la ligne interdentaire, siège habituel dela leucoplasie, elles peuvent former avec celle-ci des images intriquées, et pour celte rai-
son, le plus souvent, prendre l'aspect de traînées irré-
gulières, grisàtres.
D'une façon générale, il n'y a pas de signes fonctionnels concomittants qui puissent faire soupçonner au malade leur existence ou leur apparition. C'est toujours une découverte lors de l'examen.
La pigmentation de la peau et celle des muqueuses ne sont pas forcément associées. Cette coexistence paraît être la règle dans la maladie d'Addison, la tuberculose et en général les affections endoeriniennes; au contraire, chez les sujets syphilitiques,
les lésions paraissent être dans la majorité des cas,
localisées au niveau de la seule muqueuse buccale.
hors Le notion de r affection cause ë,. certains points 7 | . “ leur étiologie sont à préciser. pont de PEN
Le MN
| Sexe. —— - La plupart des malades sont des hommes ue :
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Ras dans 75 P. 100 des cas environ. ru EN Age:- — C'est un accident de l'à âge dite Si 14 hé.
| “rédo-syphilis peut être mise en cause, on n° a jamais $ d . du moins signalé la pigmentation dans l'enfance re | comme un de ses stigmates. RE |
ss - Les auteurs même qui ont vo à origine
À que sont d'accord pour déclarer que l'apparition Le taches ne se fait qu’ après la puberté. ke RS Toutefois il faut retenir la possibili té exceplion- à DL nelle de maladie d'Addison chez l'enfant. RPC EE Chez l adulte, la notion d'âge est sans date Ge
Ua: ce. , F3 AS La \ | Causes locales. — S'il est des causes prédispo-
: santes, l'état de la dentition ne peul être en jeu que + dans une mesure restreinte. La pigmentation siège en effet souvent au niveau du sillon interdentaire,
mais il ne faut pas oublier qu'elle peut également siéger sur la voûte ou le voile du palais.
Le tabac ne joue pas un rôle évident. 3 Par contre, il est fréquent de constater de la leu-
ap ne te
coplasie buccale antérieure ou concomittante. D'autres inflammations locales peuvent fixer la pigmenlation. Telle la maladie de Dühring comme dans le cas d'Horowitz et Lotte, le lichen plan (Danlos).
Causes générales. —— Nous envisagerons plus loin quel rôle il faut attribuer aux troubles généraux de l’économie, en particulier * ‘aux troubles endocrinosympathiques. S
La coloration de ces taches est ne à la présence d'un pigment qui a FOUR été identifié comme étant de la mélanine..
Ge pigment siège dans débile ae au niveau de la couche germihalive et surtout à l'extrémité des espaces interpapillaires. Les cellules malpishiennes en ouieraent également quelque peu, toujours avec . la même localisation. Le pigment est réparti en
grains intracellulaires, quelquefois:en trainées inter-
cellulaires. |
On rencontre aussi quelques mélanoblastes dans le derme, mais à l'extrémité des: papilles, en regard de la zone épithéliale la plus pauvre en pigment.
« . RE > Dans les capillaires eux-mêmes, on n'en observe pas.
Parfois ces capillaires peuvent être dilalés et entourés d’une zone d'infiltration lymphoconjonetive discrèle (Pautrier). Souvent, il n’V a aucune réaction cellulaire pouvant traduire un processus patholovique.. +
H est intéressant de moter que c'est au sommet
de la papille, Ià où les échanges sont en prineïpe le
plus actif, que se trouvent groupés les mélanoblästes
et que! la. couche mère est le moins pig mentée. Il a à donc logique : de penser que le pigment est élaboré. par. la couche. germinative el que la répartition du . a pigment suit un. courant, centripèle.
Il est à noter également que co disposition Da nistolou ique est identique à celle que Darier a observé
- dans là bordure hynerpig tentée des laches de vite.
ligo.