‹ Les Pigmentations De La Muqueuse Buccale Dans Leurs Rapports Avec La SyphilisChapitre 9 sur 27 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic d'une pigmentation buccale est évident. ;

: Tout au plus peut-on soulever l'hypothèse d'un nævus qui serait en lPespèce un nævus tardif et un nævus des muqueuses. Or si le nævus tardif existe (Gougerot) il esL très rare, et le nævus pigmenté des muqueuses n'est pas décrit classiquement.

1 faut distinguer la mélanodermie buccale, due

He à à un pigment, pa colorations ques. à un dépôt métal-

sé ; J)

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Jique a peuvent en simuler l'aspect. Un certain nombre d intoxications peuvent en effet déterminer des pigmentations par imprégnation métallique de R RARE buccale. Da |

C'est ainsi que d' usage 6 prolongé dé préparations | mgentiques comme on le voyait autrefois lors du ‘traitement du tabes par les pilules de nitrate d’ argent, peuvent provoquer une esse gris ardoisé, gorge de pigeon et plus rarement un dépôt métal

lique au niveau des gencives...

Actuellement, il est plus fréquent d' observer Fe phénomènes. analogues avec F emploi | courant du bis- muth dans la thérapie de la syphilis. Les accidents décrits par Louis Fournier, puis par : Milian et Périn sont constitués dans un premier stade par la pigmenation du bord libre des gencives, analogue au liseré de Burton et plus rarement par des pigmentations circonscrites dont l’aspect varie un peu suivant le siège. Aux lèvres et à la face interne des joues où elles siè-

gent le plus souvent, ce sont des taches noires, par-

fois bleu-grisâtres, irrégulières, de un demi à un centimètre de diamètre environ, séparées par des intervalles de peau saine. On les voit surtout en regard des dernières molaires et sur la muqueuse de la lèvre

inférieure. Plus rarement, il s'agit d’une pigmenta- tion diffuse peu apparente. Au niveau de la langue,

et à la région sublinguale, l'aspect est neltement celui d’un piqueté noirâtre, prédominant sur les bords, la face dorsale de la langue étant en général recou-

Pt 3: He QI 1 ARC D F

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verte d’un enduit Saburral plus où ‘moins marqué. Tous ces aspects, enfin, peuvent se retrouver au niveau de la voûte palatine qui est pigmentée exception nellement. :

Chez les saturnins, outre le classique liseré ue val de Burton, on connaît l'existence de plaques ardoisées, dites de Gubler, quoiqu'elles aient été décrites dès 1855 par Grisolle. On bien discrètes, elles forment un feston allongé, en face du liseré de Burton — ou bien de dototation plus intense, elles forment de larges taches sur les muqueuses jugales et labiales. Composées d'un reticulum à mailles fines ou d’une série de points rapprochés et fins, elles ont une coloration allant du gris ardoisé au bleu foncé el même du noir, coloration plus intense au centre qu'à la périphérie. RS Quelle qu’en soit L'étiologie, il est facile de rapporter à leur cause ces pigmentations, n'ayant rien de commun avec les pigmentations mélaniques qui nous intéressent. Elles ne sont d’ailleurs qu'un phénomène passager et leur aspect ne tarde pas’ à se modifier rapidement, évoluant vers la oingivite et la stomatite. :

Les observations qui suivent, au nombre de JDE,

sont celles qu'il nous a été permis de recueillir, tant - personnellement que dans la littérature médicale. Elles concernent des malades chez lesquelles la syphi-

lis a été retenue comme la seule étiologie plausible, /

en général venus consulter ou déja en. traitement pou spécificité.

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