CHOEUR DES OUVRIERS
Air de M. Roger.
Nos fourneaux sont prêts, ]>fous ferons merveilles; Sonfilons les bouteilles Qu' nous vid'rons après.
D' travail on dirait Los verriers avides; Ils font des verres vides, D'' môme au cabaret.
PREMIER OUVRIER
Allons, ferme camarades, chauffez les fourneaux. Qui vient là? est-ce encore de la pratique? Eh ! c'est maître Seringuinos.
SERINGUINOS.
Oui, mes amis, c'est moi.
PREMIER OUVRIER
Ça va bien, patron ?
SERINGUINOS.
D'abord, faites-moi donner un tabouret, une chaise, un petit banc, un fauteuil; car, tel que vous me voyez, je jouis d'une courbature perpétuelle, par suite des courses incalculables que mon gendre m'a fait entreprendre pour rattraper ma fille.
PREMIER OUVRIER
Et la tenez-vous?
SERINGUINOS.
Bah I je crois qu'on prendrait plutôt la lune avec les doigts; j'y ai renoncé, mon gendre aussi, car il a eu la charité de me laisser tranquille; il était temps; j'étais s'ec comme une botte de chiendent quand je suis rentré dans mon domicile.
PREMIER OUVRIER
Et VOUS pleurez votre fille?
SERINGUINOS.
Le soir, quand la boutique est fermée... Mais ne suis que pharmacien à l'heure qu'il est, et
,e viens voir si ma commande de fioles et de bocaux
est prête.
PREMIER OUVRIER
Tout est en feu pour vous dans la verrerie. Allons, camarades, chauffons, chauffons.
Au moment où ils ouvrent la grande porte du four pour y mettre du bois, un gros paquet tombe par la cliemine'e du four : c'est Ma gloire, qui arrive tout noir de fumc'e et les cheveux roussis.
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