‹ Les pilules du diable, féerie, en trois actes et vingt tableauxChapitre 85 sur 94 · MAGLOIRE, RODRIGUEZ · texte numérisé non relu

MAGLOIRE, RODRIGUEZ

MAGLOIUE, allaiit à Rodrignez, qui y tout mouille', s'est tenu dans un coin.

Vous étiez donc de la société aussi? je ne vous en fais pas mon compliment; il paraît que le guignon ne vous lâche pas non plus.

nODRlGUEZ.

C'est pourtant ce vieux Seringuinos qui m'a jeté dans toutes ces tribulations.

MAGLOIUE.

C'est vrai, Seringuinos est un vieux gueux! c'est lui qui a causé toutes nos infortunes. Ahl scélérat d'apothicaire! si je pouvais te rattraper!

A ce moment paraît Seringuinos couche sur un chariot a quatre roues; il est sur des paquets de linge. Une petite Blanchisseuse conduit le clieval.

SERINGUINOS.

Mes amis, suis-je encore loin de Madrid?

MAGLOIUE.

AJi ! le voilà, le vieux cancre 1

SERINGUINOS.

C'est Magloire !

UAGLOiRE, arrachant à Rodri.juez le grand sabre qu'il porte.

C'est le ciel qui nous l'envoie. L'apothicaire y passera, il faut que j'en purge la terre.

II court a lui, et d'un coup de saine coupe en deux le chariot et Seringuinos ; une mollié du corps s'en va avec les roues de devant, et 1 autre moitié avec les roues de derlière.

SERINGUINOS.

Babilas! Babilasî du baume! du baume!

MAGLOIRE, essuyant le sabre de liodriguez et le lui rendant.

Voire sabre a un fier fil, militaire.

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