‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 4 sur 117 · LES HURONS · texte numérisé non relu

LES HURONS

Plus de deux siècles se sont écoulés depuis que les Hurons ont disparu de leurs anciens domaines, et les colons modernes considèrent avec un intérêt plein de doute et d’ignorance les vestiges de ce peuple disparu,

Sous l'ombre humide de la forêt vierge, la pioche et la hache mettent au jour d’étranges mystères gardés fidèlement par le sol inexploré; des sortes de vastes puits recèlent des squelettes et des ossements disjoints, mêlés à des armes, à des bouilloires en cuivre, à des perles et à d’autres menus objets. L’Algonquin luimême, errant dans re champ de l’ancienne prospérité huronne, ne saurait en expliquer l’origine. Seules, des

1. La confusion habituelle dans les anciens noms de tribus indiennes se reproduit également par rapport aux Hurons, dont voici quelques-uns des synonymes : Huron (mot d'origine française) ; Ochateguin (Champiain) ; Ouendat, leur vrai nom d'après Lallemant ; Wyandot, Guyandot (corruptions du précédent); Ouoauakecinatouek (Potier), Quatogies (Colden).

VIII INTRODUCTION

pages à demi rongées des vers, recouvertes d’un parchemin racorni, subsistent encore et dépeignent avec une fidélité toute vivace la vie journalière de ces tribus éteintes, ses foyers, ses fêtes et ses coutumes,

Cette ancienne contrée des Hurons est celle où se trouve actuellement la partie nord-est du comté de Simcoe, dans l’ouest du Canada; elle comprend la péninsule formée par les baies Nottawassaga et Matchcash du lac Huron, la rivière Severn et le lac Simcoe. Sa population était plus dense que l’espace n'’était étendu. En l’année 1639, les jésuites firent une énumération de ces villages et des familles, d’après laquelle on compta trente-deux villages et hameaux, ou sept cents demeures contenant environ 400 familles, soit une population totale de plus de 20,000 âmes.

La région dont nous venons de retracer les limites était alternée de forêts profondes et de prairies traversées par des sentiers menant aux villages et aux villes. Parmi ces dernières, quelques-unes étaient fortifiées, mais le plus grand nombre d’entre elles restaient ouvertes et sans défense. Leur construction, semblable à celle usitée chez toutes les tribus iroquoises, leur était toute particulière ; rien de semblable n'existe plus. Ils couvraient de leurs constructions un espace de terrain variant de un à dix acres d’étendue, les demeures se pressant sans aucune tentative de symétrie, Ces bizarres constructions mesuraient, en général, de trente à trente-cinq pieds de long, mais beaucoup parmi elles étaient plus grandes, et quelquesunes d’une longueur incroyable; dans de certains villages, ces maisons arrivaient à deux cent cinquante pieds de longueur, tout en n’excédant guère les autres

? abonde e

teur Tasi avoir été parties a dans Île |

2, Sou

férent, ]

n partavec es tri- Se

où se nté de nd la Matchc Simce n’ént une l'après neaux, milles, LR limites es traet aux

| mais Iquesns viluante autres

AE à ; ride, Ca- AP x x vu. a oût- .…… à Aa tr D de te Phone Cfhaneg, Feu LE Clermon -lonnerre.

Paris, Didier, 1874, in-42 demi #74 6e. Rem.

rel. toile art., éarte... . 3fr. 50

* abonde en tuvip us == É H docteur Tasché a observé que la “plus grande partie de la rorer semble avoir été défrichée à la mode indienne d'autrefois, et que les seules parties ayant le caractère de la forêt primitive sont les terrains situés dans le bas,

2. Souvent, parmi les Iroquois, l'aménagement intérieur était dif-

férent. Les plates-formes ne s’élevaient qu'à un pied au-dessus du

(le

ms VERN us PRoDurrs G; (rs ue scialité Pa Restaurant. LUE, HÔTELS % ADMINISTRATIONS

D, Jhel

54, Rue Montmartre TÉLÉPHONE 259-83 -Px Re » Ÿ g (9e)

Page 1