ACTE III, SCÈNE IV
ISABELLE
Non ; et ne le verrai, que je crois1, de ma vie.
DANOIN
Venez, je vous en veux faire passer l'envie. 850
ISABELLE
Hé! Monsieur, peut-on voir souffrir des malheureux?
DÀNDIN
Bon ! Cela fait toujours passer une heure ou deux.
CHICANNEAU
Monsieur, je viens ici pour vous dire....
LÉANDRE
Mon père, Je vous vais2 en deux mots dire toute l'affaire : C'est pour un mariage. Et vous saurez d'abord 855
Qu'il ne tient plus qu'à vous, et que tout est d'accord. La lille le veut bien ; son amant le respire ; Ce que la fille veut, le père le désire. C'est à vous de juger.
DÀNDIN, se rasseyant.
Mariez au plus tôt :
Dès demain, si l'on veut ; aujourd'hui, s'il le faut. 860
Molière : « Je vous invite à venir voir, l'un de ces jours, pour vous divertir, la dissection d'une femme. » (Malade imaginaire, acte II, se. VI.) — Notons que le Malade imaginaire parut quatre ans après les Plaideurs, et que la question ne fut abolie qu'à la fin du dix-huitième siècle.