‹ Les plaideursChapitre 7 sur 116 · Voir la traduction de C I'oyard (Hachette · texte numérisé non relu

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•■dit. de 1669) ; et que 'a régularité de Ménandre et de Téren^e me sembla il bien plus glorieuse et même plu? agréable a imiter que la liberté de ■t d'Aristonn Me

l'œuvre, mes amis me firent commencer une pièce qui ne tarda guère à être achevée.

Cependant la plupart du monde ne se soucie point de l'intention ni de la diligence des auteurs. On examina d'abord mon amusement1 comme on auroit fait2 une tragédie. Ceux mêmes qui s'y étoient le plus divertis eurent peur de n'avoir pas ri dans les règles3 et trouvèrent mauvais que je n'eusse pas songé plus sérieusement à les faire rire. Quelques autres s'imaginèrent qu'il étoit bienséant à eux de s'y ennuyer, et que les matières de palais ne pouvaient pas être un sujet de divertissement pour des gens de cour. La pièce fut bientôt après jouée à Versailles. On ne lit point de scrupule de s'y réjouir ; et ceux qui avoient cru se déshonorer de rire à Paris turent peut-être obligés de rire à Versailles pour se faire honneur.

Us auroient tort, à la vérité, s'ils me reprochoient d'avoir fatigué leurs oreilles de trop de chicane. C'est une langue qui m'est plus étrangère qu'à personne ; et je n'en ai employé que quelques mots barbares, que je puis avoir appris dans le cours d'un procès, que ni mes juges, ni moi, n'avons jamais bien entendu4.

Si j'appréhende quelque chose, c'est que des personnes un peu sérieuses ne traitent de badinerie, le procès du chien et

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