ACTE I, SCENE VI. a
JENNY
Vraiment, c'est un peu fort.
MADAME RENARD
Fi ! Monsieur, c'est affreux.
Vous 'verrez que j'ai tort.
RENARD
Oui , certes , vous l'avez.
MADAME RENARD
Nous laisser sans défense !
A la publique insulte exposer l'innocence !
jenny. .
Ah ! Monsieur, c'est très-mal.
Fort bien ; je vous entends :
Vous avez résolu de rire à mes dépens. Mais, lorsque dans le monde on a quelque importance , Qu'on tient un certain rang dans la jurisprudence , Mesdames , de tels jeux sont au moins déplacés } Et c'est plus sérieux que vous ne le pensez. Vous m'avez compromis.
MADAME RENARD
Vous, Monsieur!
floridoii.
Oui , sans dotite Si l'on m'a par hasard rencontré sur la route , Qu'a-t-on imaginé? Car, dans tout le pays , J'ai cherché vainement un fiacre de Paris : Dans un char plus modeste enfin j'ai trouvé place" ; Encore , en me prenant , m'a-t-on fait une grâce ; La voiture était pleine , et j'ai dû me percher, Moi second , sur le siège , à côté du cocher.
RENARD
Quoi ! sur le siège , vous !. . .
Moi-même.
JFNNY.
Est-il possible!
3e crois vous voir d'ici.
( Elle rit aux éclats , les autres rient de même. ) FEORIDOR.
Vraiment , c'est très-risible.
Il est heureux pour moi de vous mettre en gaîté. Mais songez , s'il vous plaît , à ma faible santé : Sur cet article-là jamais je ne badine } Ces horribles cahots m'ont brisé la poitrine-
Mais rentrons ; du contrat nous avons à causer.
n.ouinoH.
Pour aujourd'hui , Monsieur, veuillez bien m excuse!