ACTE III, SCÈNE IV
Et faudra-t-il encor l'y venir assiéger ? Vous détournez les yeux....
JENNY
Monsieur , ce ton léger En 1111 pareil moment a ch'oit de me confondre. Hélas ! dans ma douleur que puis-je vous répondre ? Quoi ! Monsieur , n'écoutant qu'un transport furieux , Vous osez provoquer votre ami sous mes yeux?
Au sérieux, vraiment, vous avez pris l'affaire.
JENNY
Oui , sans doute.
RAYMOND
Impossible !
* JENNY
Eh quoi, cette colère....
RAYMOND
N'était qu'un jeu : tous deux nous en avons bien ri ; Et nous nous sommes vus seul à seul chez Véri.
Ah ! vous nous avez fait une frayeur mortelle. Mais que prétendiez-vous ?
RAYMOND
Echauffer la querelle Empêcher cet hymen d'être jamais conclu, Et brouiller le beau-père avec le prétendu.
JENNY
Vous croyez...
RAYMOND
Le succès a passé notre attente ; La rupture est entre eux tellement éclatante , Que de toute leur vie ils ne se pourront voir.
Hélas! si vous n'avez,, Monsieur , que cet espoir. Détrompez-vous. '
RAYMOND
Comment ?
Oui , sur mon sort je tremble Dans le moment encor tous deux étaient ensemble. Devant vous ils ont l'air de disputer bien fort ; Mais ils sont , croyez-moi , du plus parfait accord.
RAYMOND
Vraiment, il se pourrait ! O ruse diabolique ! Ainsi j'aurais perdu toute ma rhétorique , Et donnant dans le piège...
Oui , je pense, èfa un 'mot.
Que L'argent du procès doit servir à ma dot.
RAYMOND
Votre dot en ce « as est bien hypothéquer. Oh! l'affaire dès-lors n'est pas encor manquer