‹ Les plaideurs sans procèsChapitre 64 sur 69 · ACTE III, SCÈNE IX. io · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX. io

Tout procès qui rapporte est également bon'; Je m'inquiète peu qu'on ait tort ou raison.

Eh bien ! moi , sur ce point , je pense le contraire : Il est certains procès...

FDORIDOR.

Allons donc , mon confrère :

Vous riez , à coup sûr.

RENARD

Il faut se respecter.

FEORIDOR.

Est-ce que par hasard il va se rétracter ! Je vous trouve bien froid.

RENARD

Mon cher, je vais vous dire...

Je l'avais deviné. Vous allez vous dédire.

Ma réputation m'est très-chère, et j'y tien. Je ne veux pas risquer....

Eh ! vous ne risquez rien.

Ces grimaces aussi sont par trop ridicules. Comment! il vous survient tout-à-coup des scrupules :J

io4 LES PLAIDEURS SANS PROCÈS.

RENARj).

Puis , vous m'avez fait faire un singulier contrat; Je commence à penser qu'il n'est pas délicat.

Ah! de grâce, cessez ce langage hypocrite.

RENARD

Savez-vous qu'à la fin un pareil ton m'irrite ?

De nos conventions vous avez du regret , Et vous n'obéissez qu'au plus vil intérêt.

RENARD

Je ne veux pas , Monsieur, être votre complice. C'est vous qui n'écoutez qu'une infâme avarice. Vous n'avez soif que d'or ; pour vous en saturer, Vous vouliez me contraindre à me déshonorer.

Et vous , peu satisfait d'être mauvais confrère , Vous agissez encore ainsi qu'un mauvais père. C'est votre fille enfin que vous sacrifiez.

RENARD

Moi ! Monsieur, je l'adore ; est-ce que vous croyez Que j'ai besoin de vous? Elle est jeune, elle est belle Il se présentera plus d'un mari pour elle.

(floridor.

Oui , pour unique dot elle aura ses attraits — Et je vous connais homme à la.metlre au rabais.

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