‹ Les Plaies Du Rectum Par Projectiles De GuerreChapitre 9 sur 16 · OBSERVATION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PREMIÈRE

(Service de M. le professeur Forgue)

G... ÀA..., vingt-deux ans, 147° infanterie.

Entré, le 2? mai 1915, à l'hôpital 13, à Cette.

Blessé, le 30 août 1914, à 3 heures du soir, à Audouville, par des shrapnells : une plaie, cuisse gauche, qui a rapidement guéri {seton). Une autre plaie, sous le rebord costal droit, à trois travers de doigt au-dessus et à droite de l’apophyse xyphoïde. Projectile resté sous-cutané et extrait. Guérison rapide.

Le troisième hp a pénétré dans la fosse iliaque externe gauche, à sa partie postéro supérieure. Le premier pansement est fait à l'ambulance, le lendemain. Simple hémorragie. Transport à Rodez.

Le 3 septembre, à son arrivée. le pansement refait : on le trouve souillé de matières fécales.

N'a jamais vomi, mais a eu des signes de périlonite qui ont nécessité, pendant quinze jours, l’application de glace sur le ventre. T=38°5 maximum ; mais élat général déplorable.

Peu à peu, les signes de péritonite rétrocèdent : on supprime la glace ; mais la fistule pyostercorale persiste: des matières fécales sont émises assez abondamment

Po eat

pendant un mois et demi environ. Dès le début, constipation assez opiniètre, qui oblige à provoquer les selles par des lavements.

L'orifice fistuleux n'émettant plus que du pus, nes'est jamais tari, mais présente un écoulement d'abondance irès variable:

À son entrée dans notce service, le 2 mai 1915 : appétit bon, langue propre, mais très souvent, une heure environ après le repas, regurgitalions alimentaires par gorgées. Pas de vrais vomissements, pas de douleurs gastriques, pas de coliques. La constipation persiste. Le malade ne va à la selle qu'avec des lavements : matières fécales dures ; quelquefois, traces de sang rouge. Jamais de pus ni de melæna. A l'examen, on observe à la partie postérieure et supérieure de la fosse iliaque gauche, à quatre travers de doigt en dehors de la ligne médiane et trois travers de doigt au-dessous de la crète, une eicatrice déprimée en entonnoir, large comme une pièce de 2 francs. Elle se termine au fond par un trajet fistuleux qui donne peu abondamment un pus jaunâtre, séreux, non fétide. La cicatrice est adhérente à l'os. À la palpation, la crète iliaque est régulière et continue. Dans la fosse iliaque interne, vers laquelle, au début, un drain allait vider un gros abcès, plus rien d'anormal ; la région est souple et dépressible.

Le stylet introduit aisément dans la fistule et à 5 centimètres environ, bute contre l'os iliaque, dénudé et esquilleux.

On décide une intervention pour esquillectomie. Seulement, un changement d'affectation ne nous a pas permis de suivre les résultats,

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