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LESCPLAINES DU POITOU 21
dizaines de mètres. C’est une réduction très atténuée de la topographie de la Lorraine et de la Champagne.
Dans le seuil même du Poitou, entre Poitiers et Ruffec, les reliefs d’érosion cèdent le pas aux accidents tectoniques. Les collines de Champagné-Saint-Hilaire et de Montalembert, seuls accidents qui interrompent la monotonie de ces plaines, ne sont pas des témoins d’un cycle d’érosion plus ancien, mais des fragments de plateau isolés par des failles. Des dislocations ont rompu la continuité des assises et créé des zones d’affaissement que limitent des compartiments restés en place; transversales au seuil poitevin et parallèles entre elles, orientées du N.-W. au S.-E. comme les plis sudarmoricains, elles paraissent être l'écho de vieilles dislocations primaires qui auront rejoué pendant la période tertiaire. Elles affectent surtout le centre du Poitou, dans la partie où les massifs anciens de la Gâtine et du Limousin sont le plus rapprochés, et où le socle cristallin, qui les unit par-dessous la couverture jurassique, arrive le plus près de la surface du sol. On les retrouve aussi dans le nord, en relation avec le
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Failles Faille Fi. 6. — Allure des dislocalions dans Le seuil du Poilou.
synclinal houiller de Chalonnes-Doué-la-Fontaine. Dans la région centrale les dislocations affectent une allure particulière : les compartiments faillés tendent en général à se relever au N.-E., tandis que leurs couches plongent en profondeur au S.-W. Il en résulte que les terrains les plus anciens viennent affleurer sur la bordure septentrionale, tandis que les plus récents sont relégués au voisinage du bord opposé. Le croquis ci-dessus rend compte de cette disposition.
L'anticlinal de Châtellerault fait exception : c’est un véritable pli avec plongement régulier des assises au N. et au S. de l’axe de plissement. Quant à la faille du Loudunais, elle offre une disposition inverse de celle qui vient d’être signalée : le relèvement est au S., et l’affaissement est au N. vers le bassin de Paris. Elle trouve son symétrique sur le versant aquitain dans la grande faille de Saintonge et d'Angoumois".
1. L'âge de ces dislocations n’est pas facile à préciser ; elles paraissent avoir débuté après le dépôt des calcaires lacustres et des argiles marbrées, qui ont été affectés partout où ils arrivent en contact avec les failles; d'autre part, la faille du Loudunais est antérieure au miocène, puisque les faluns y reposent sur les couches arasées; de même il à fallu que l’anticlinal de Châtellerault fût déjà à moitié démoli pour que les mêmes faluns pénétrassent jusqu’au moulin Pochard, auprès de Mirebeau. Mais ce criterium fait défaut pour l’intérieur du Poitou, où la mer miocène n'a pas pénétré, et l’on ne peut guère raisonner que par analogie en admettant à priori que les accidents parallèles sont de même âge. 11 convient toutefois de remarquer que la faille de Vasles, à la limite dela Gâtine de Parthenay et de la plaine de Vouillé, affecte le terrain de transport des plateauxt, que nous croyons contemporain
a. WeLscu. Réunion extraord., p, 915.
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En se basant sur l’ensemble de ces traits généraux, on peut établir trois grandes divisions dans le relief poitevin : au nord, les collines du Mirebalais, au centre le plateau faillé du seuil du Poitou, au sud-ouest les plaines de Niort et de Saintonge.
1. Collines du Mirebalais. — Lorsque de Poitiers on se dirige vers Châtellerault ou vers Mirebeau, on aperçoit devant soi, après avoir dépassé le cours de l’Auzance, une longue crête uniforme, aux pentes blanchâtres parsemées de taches de verdure, qui s'élève brusquement au-dessus de la plaine découverte et monotone dont on traverse les champs de blé et les vignes. C’est le rebord des plateaux de Touraine qui se présente ainsi aux yeux; colline étroite, a depuis Vendœuvre jusqu'à Naintré, et dominée par la tour de Beaumont (153 m.), débris d’un ancien donjon. A son pied méridional, coule la Palu dans une vallée monoclinale où l’on voit les calcaires jurassiques s’enfoncer sous les sables et les marnes cénomaniens. Dans
coteau defftrebeau anéicdinal de Cälellerault coleau de Vendæœuvre 1507 71m 124 508
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F'rG. 7. — Les collines du Mirebalais vues de la cote 151 au N. de la stalion de Villiers.
Au premier plan, la plaine de Neuville, avec ses noyers.
l'ouest, à une dizaine de kilomètres, se profile la flèche élancée de l’église de Mirebeau, juchée à 160 mètres d'altitude sur une butte isolée.
Après avoir franchi la vallée de l'Envigne, où les sables cénomaniens ont donné naissance, grâce à l'humidité qu’ils entretiennent, à une culture maraïchère intensive, on gravit la pente d’un second coteau, plus élevé que celui de Beaumont. Le point culminant, le signal des Hauts-Clairvaux (171 m.), domine de 80 mètres la vallée de l’'Envigne, route naturelle entre Loudun et Châtellerault, que commandent les ruines pittoresques du vieux château de Clairvaux. À travers les bois de pins qui ombragent le plateau, haut en moyenne de 165 mètres, on gagne insensiblement le versant septentrional, dont la pente est très allongée; les eaux de ruissellement y ont creusé nombre de ravins profonds, qui aboutissent à un bassin large de 6 kilomètres, aux formes régulières, parcouru par une douzaine de ruisseaux qui s’en vont former la Veude. Les dernières pentes se perdent au N. et à l'E. dans les plateaux de Touraine. Cette colline ne doit pas tout son relief à la seule épaisseur des dépôts crétacés qui constituent sa masse : les couches ont été relevées par un pli anticlinal, qui a porté à
des faluns. Après avoir débuté à l'oligocène, les dislocations se seraient donc poursuivies pendant une très longue période, ainsi du reste que tendent à le faire croire les différences présentées par les progrès de l'érosion dans les diverses régions faillées.
80 mètres d'altitude à Châtellerault les calcaires coralliens du jurassique, mis à jour par les érosions; au-dessus se présentent jusqu'à 130 mètres les sables et marnes du cénomanien, surmontés à leur tour par le tuffeau que couronnent des grès éocènes et des argiles marbrées au point culminant (171 m.). En repérant le sommet des marnes cénomaniennes, on peut suivre l'axe de l’anticlinal depuis Verrue (130 m.), par la Trapière (130 m.), Champ-Salé (133 m.), au sud de Savigny, les Hauts-Clairvaux (130 m.)‘ jusqu’à Châtellerault et Targé (90 m.), sur la rive droite de la Vienne, où l’on perd ses traces‘. L’amplitude du bombement est d’une quarantaine de mètres environ à Châtellerault; la direction générale W.N.W.-E.S.E. est aussi celle de l’anticlinal granitique de Thouars, qui trouve peut-être son prolongement dans celui de Châtellerault. L'érosion s’est attaquée aux couches supérieures, disloquées par le soulèvement, et, après avoir enlevé la couverture résistante de tuffeau calcaire, elle a atteint la masse très délitable des marnes, puis des sables cénomaniens. L’affouillement, facilité par S N
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F1G. 8. — Coupe sud-nord, allant de Montamisé à Mondion, à travers l'anticlinal de Châtellerault.
les niveaux de sources que renferment ces dernières assises, a abouti à la création des larges et profondes vallées de la Palu et de l'Envigne, qui dépassent en ampleur celle de la Vienne. L'œuvre de démolition est ancienne, car à Amberre, près de Mirebeau, les faluns miocènes ont laissé dans la vallée même de la Palu un lambeau de leurs dépôts par 110 mètres d'altitude. Ce massif, profondément entaillé par les cours d’eau, fait un contraste complet avec les monotones plateaux qui lui sont contigus. Avec les coteaux crayeux du Loudunais, dont la ligne blanche se poursuit au N.-W. depuis Monts-sur-Guesnes jusqu'à Montreuil-Bellay, les collines du Mirebalais dessinent un rebord crétacé au-dessus des plaines jurassiques. C’est un fragment isolé du grand système d’auréoles du bassin de Paris; interrompu à l'est de la Vienne par le plateau de calcaires lacustres, il se retrouve beaucoup plus loin, dans le Berry, entre Buzançais et Sancerre.
Tandis que le pli anticlinal de Châtellerault a donné naissance à des reliefs très accusés, la faille du Loudunais, qui lui succède au nord, n’apparaît nulle part dans la topographie. Malgré son importance tectonique?, cet anticlinal rompu, suite des dis-
1. Feuilles de Bressuire (131) et de Châtellerault (132) de la carte géologique détaillée. 2, L'amplitude de la faille atteint 60 mètres à Montreuil-Bellay, où le bajocien bute contre le cénomanien,.
locations du bassin houiller de Doué-la-Fontaine, reste invisible dans le relief; l’érosion a totalement aplani la dénivellation primitive, et la faille ne se reconnait plus qu’au changement de sol et à la substitution d’une campagne découverte à un terrain boisé. À la vue des plaquettes de marnes oxfordiennes qui jonchent les champs aux sillons rougeûtres, on se sent brusquement ramené en Poitou; le contraste avec le paysage de craie est frappant. Par là s'explique le rattachement historique du Loudunais au Poitou; les analogies de cultures et de genre de vie ont entrainé l'unité politique.
Les plaines d’érosion. — Plate-forme de Thénezay. — De l'excellent observatoire qu'est Mirebeau, la vue s'étend à l'infini sur une immense plaine qui sen va se perdre à l'occident dans les dernières pentes de la Gâtine. D'Aïrvault à Vasles et à Poitiers, le regard peut errer sur ce talus à la pente imperceptible sans découvrir d’autre saillie que la butte du Terrier du Fouilloux, seul repère, tout à l'horizon, dans cette interminable platitude. Cette vaste plate-forme a été l’œuvre d’un cycle d’érosion qui a ramené à un même plan toutes les couches du sol; son origine est assez ancienne, car la mer des faluns en a envahi la partie inférieure, en pénétrant jusqu'à Amberre, au pied de Mirebeau. Les érosions pliocènes et quaternaires ne lui ont fait subir que des modifications de détail. Deux vallées seulement, celles de l'Auzance et de la Boivre, entaillent le plateau. L’absorption rapide des eaux de pluie par les calcaires a empêché la constitution d'un réseau de rivières capable de sculpter le sol; aussi la plate-forme s’est-elle conservée intacte jusqu'à nos jours. Mais elle a été dénivelée par des failles dont l'amplitude va décroissant depuis la Gâtine jusqu'au Mirebalais. En bordure du massif ancien, c’est la faille de Vasles, accident rectiligne situé sur le prolongement de celui de Champagné-Saint-Hilaire ; la colline granulitique du Terrier du Fouilloux (272 m.) est un témoin du niveau primitif au-dessous duquel s’est affaissée de 70 m., et par endroits de 100 m., la plaine jurassique de Vasles, avec sa couverture de sables tertiaires'. Entre Chalandray et Vouzailles, quatre autres failles affectent les calcaires jurassiques, tandis qu’au delà de Vouzailles la plate-forme, n'ayant pas subi de dérangement, a gardé son niveau primitif; elle finit au pied de la colline de Mirebeau, qui la domine de 50 m. environ, et qui est un reste d’une falaise jadis battue par la mer des faluns?.
Certaines failles des environs de Vouzailles sont soulignées dans la topographie par de faibles lignes de relief; le ruissellement a eu tendance, en effet, à suivre les dislocations qui rendaient plus facile le travail d’affouillement des eaux. C’est ainsi qu'à mi-chemin entre Thénezay et Cherves une vallée sèche rectiligne accompagne l’une de ces failles, et que la plaine de Vouzailles est limitée de ce côté par un rebord de 20 à 25 m. de haut.
Cycle d'érosion post-miocène. — La plaine de Montcontour, qui, à un niveau inférieur, fait suite au N. à la plaine de Thénezay, appartient à un cycle d’érosion plus
1. WeLscn. Réunion extraord., p. 915; coupe, p. 1023. 2Noir larcarté pure
récent; son territoire avait été recouvert par la mer des faluns, et, à la suite du retrait de cette mer, l'érosion s’est emparée des espaces nouvellement abandonnés; elle s y est exercée avec beaucoup plus d'énergie que sur les plaines situées en amont, parce que le sol, constitué surtout par des faluns et des sables cénomaniens, n'offrait guère de résistance à son action. Tandis que la région des calcaires compacts du Jurassique forme des plaines presque dépourvues de relief, la région crétacée est toute parsemée de buttes qui en accidentent la surface, comme celle du pare d'Oiron (129 mètres), près de Thouars; les vallées, souvent envahies par des tourbières, y acquièrent aussi plus d’ampleur. Depuis la fin du miocène, le travail des eaux courantes n'a pas cessé de s'effectuer; c’est un même cycle d’érosion, qui dure encore
F1. 11. — Le barrage granulilique de Ligugé en travers de la vallée du Clain, à Porl-Séguin.
Le Clain coule au pied de l’escarpement.
de nos jours et auquel est dû le déblayement de la contrée et la mise en relief des coteaux du Loudunais.
II. Le plateau faillé du seuil du Poitou. — La plaine de Vasles se confond vers l'E. et le S.-E. avec le plateau du seuil poitevin, où l’œuvre de l'érosion ne s’est manifestée que par le creusement d’étroites vallées; les reliefs qui s’y dressent sont exclusivement d’origine tectonique, et leur importance va croissant à mesure que l’on s’avance vers le sud.
Barrage granitique de Ligugé. — Il serait excessif de faire entrer parmi les reliefs l'apparition du granit à Ligugé, dans la vallée du Clain; les plateaux voisins sont parfaitement nivelés, et rien dans leur topographie ne ferait supposer l'existence d’une dislocation. Si nous en parlons ici, c'est que ce pointement est très connu à cause de son voisinage de Poitiers. La vallée du Clain est brusquement barrée sur
26 BESSETATNESeDUMEIOMRONU
une longueur de 2 kilomètres par un affleurement de granulite, de granite et de schistes porphyroïdes!, qui domine de 25 m. la rivière; le Clain s’y est frayé un passage pittoresque à Port-Séguin, entre des falaises à pic. Au pied des coteaux, les granites sont surmontés des marnes liasiques qui font naître à leur contact nombre de sources et de suintements d’eau; tout en haut de la côte règne la corniche abrupte des calcaires bajociens. Le contraste se retrouve dans la nature végétale : les châtaigniers, avec toute une escorte de plantes silicicgles, prospèrent sur les granulites, tandis que les noyers, avec leur cortège de plantes calcicoles, ombragent les pentes calcaires. « On voit là un coin du Limousin transporté au milieu du Poitou?. »
Butte de Champagné-Saint-Hilaire. — À 28 kilomètres au S. de Poitiers, isolé en plein plateau, s’élève un vrai relief; c'est la butte de Champagné-Saint-Hilaire, de forme régulière, sorte d’ellipse allongée du S.-E. au N.-W., se raccordant avec la plaine par des pentes douces. Le sommet, qui atteint 194 m., un peu à l’ouestdu village,
sk 194m Fontenille N.
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ee marque le point cul-
Ra porphyre a —— minant du seuil du las ES bajocien mm cale. lacustre ea éboulis argileux VOitou, ce qui lui vaut F1G. 12. — Coupe de la bulle de Champagné-Saint-Hilaire. d'être aperçu de fort loin. On y trouve au sommet les marnes bleues du lias que signalent de hauts peupliers, et l’on y voit même affleurer au-dessous du village, à 180 m., des porphyres pétrosiliceux. Cette réapparition de roches anciennes à pareille altitude permet de mesurer l'importance de la dénivellation subie par le sol; des failles isolent de toutes parts ce petit massif contre lequel vient buter, 60 m. plus bas, le calcaire lacustre de Fontenille. C’est un fragment d'anticlinal, « resté en l’air tandis que les aires synclinales qui l’'accompagnent se sont effondrées au N. et au S.5. » La pente des versants est en rapport direct avec l'amplitude des failles; plus accusée sur celui du nord, où la faille dépasse 120 m., que sur celui du sud, où elle n’est que d’une centaine de mètres, elle devient très faible sur les deux versants E. et W., où les failles n’ont guère plus d’une dizaine de mètres. Le village de Champagné s’est établi sur la crête, au contact des marnes liasiques, qui y entretiennent un niveau d’eau; des mares dorment à l'ombre des saules et des peupliers, des sources se font jour sur les flancs de la butte, des hameaux se succèdent en file au milieu des haies et des arbres. Axe de Montalembert. — De Champagné, en se tournant vers le S.-S.-W., on aperçoit à l'horizon une ligne bleuâtre : c’est le coteau de Montalembert; ce nouveau relief
. WELsCu. Réunion extraord., p. 912.
. Wecscu. Ouvr, cité, p. 960.
WeLscH. Ouvr. cité, p. 906,
fait partie du plus important système de dislocations du Poitou. Un dos de pays, de plus de 170 m. de hauteur moyenne, s’allonge depuis les abords de la Charente jusqu'à Saint-Maixent; il tombe au N.-E. par une pente raide sur la plaine de Lezay- Saint-Sauvant, qui se tient entre 120 et 130 mètres; le rebord, absolument rectiligne, coincide avec une faille. Le coteau de Montalembert, par où débute ce dos de pays, porte à son sommet les marnes bleues du lias, à 190 mètres, tandis que dans la plaine elles gisent à 80 m. seulement! ; les analogies sont grandes avec la butte de Champagné. : même altitude, même orientation, mêmes terrains ; la position du village de Montalembert sur la crête est due à l'existence d’une forte source que les marnes y font apparaître; ce sont elles encore qui ont attiré l'établissement de tuileries au point culminant; il n’est pas jusqu’à leur couleur qui n'ait frappé les habitants : un hameau porte le nom de la « Montée-Bleue », tandis que deux autres situés plus = e bas, l’un dans les argiles rouges, l’autre dans le,“ vi calcaire, s'appellent « la Montée-Rouge » et la Fa
cu ateèau e « Montée-Blanche ». Limitée au N. et au S. par Mars | des failles, la colline de Montalembert s’abaisse par une pente rapide à ses deux extrémités, par suite du plongement des assises. Le bourg de Sauzé, qui est situé sur son prolongement exact, n’est qu'à 140 mètres.
: Tic. 13. — Décrochement de l'axe de Mon- Il y a là un décrochement de l’axe, rejeté au talembert à Sauzé.
SAW Le bathonien, qui n’atteint pas 140 mè- On a supposé enlevée la couverture jurassique,
: . NE 1e Ho . dont l'épaisseur varie de 10 m. (Montalembert)
tres à Sauzé, où affleure Île ca ovien, monte à à 100 m. (vallée de la Péruse). Les courbes de
152 m. à Puy-Danché, pour constituer ensuite niveau représentent la surface probable du so-
ss cle cristallin, caché dans la réalité par les dépôts
le sous-sol du plateau de Melleran entre 150 et sédimentaires. La colline de Montalembert ap-
; 3 i Sex blique le tracé F : paraît isolée du plateau de Melleran par un seuil
160 m. Ainsi Pa RAT PrenTIer où s’est faufilé le cours supérieur de la Péruse.
abord paradoxal, du cours de la Péruse, qui,
née dans les marais de la Bouleure, s’en va, sous le nom de ruisseau du Lien, rejoin-
dre la Charente à Condac, auprès de Ruffec. Cette rivière fait partie du réseau des
cours d’eau qui descendent des hauteurs de Montalembert et de Melleran vers la Cha-
rente; si elle a pu pousser sa tête Jusque dans le bassin de Lezay, c'est grâce à ce décrochement qui a créé un couloir dont elle a profité.
Après la coupure de Sauzé, l’axe de Montalembert reprend sans interruption jusqu'à Saint-Maixent. C’est u? plateau faiblement renflé vers son milieu, long de 40 kilomètres, large de 10 en Moyenne; son altitude, généralement supérieure à 170 m. atteint 191 m. dans la forêt de l’'Hermitain. Sur toute son étendue règnent les terres rouges à châtaigniers, couvertes d’arbres qui lui donnent un aspect de bocage; des lambeaux de forêts, comme celle de l’'Hermitain, se sont maintenus dans les cantons les plus infertiles, sur des plaques de sables à galets à quartz. Les schistes cristallins