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La cuvelle de Saint-Maixent

Vue prise au-dessus de la Mothe-Sainte-Héraye, à la cote 124. Le fond du bassin effondré qui va de la Mothe à Saint-Maixent est occupé par des marnes oxfordiennes que traverse la Sèvre au milieu de prairies et de rideaux de peupliers. Au-dessus viennent des calcaires lacustres et des argiles marbrées qui constituent le tertre du Bois du Fouilloux. Le coteau qui barre l'horizon est formé par les schistes cristallins, ramenés au jour par la faille de Chambrille, avec une couverture peu épaisse de terrains liasiques et bajociens plus ou moins décalcifiés.

vallée que l'œil embrasse depuis Exoudun jusqu’à Saint-Maixent, avec les vigoureuses plantations qui bordent ses prairies, les coteaux boisés qui les dominent, les villages et les habitations dont elle est parsemée? ». Vers la droite, c’est l’interminable étendue de la plaine de Saint-Sauvant, qui étale à perte de vue la monotone platitude de ses champs, où de loin en loin des taches blanches annoncent des villages. Enfin, tout au fond, la forêt de Saint-Sauvant met la teinte sombre de ses futaies.

Par une singulière contradiction, le bassin de Lezay, qui occupe la partie la plus déprimée du seuil poitevin, se trouve en être le principal centre de dispersion hydrographique. Vers le Clain s’écoulent la Bouleure et son affluent la Dive de Lezay, toutes deux issues des marais qui dorment autour de Pliboux et de Clussais; la Charente, que la pente du sol semblerait devoir conduire tout droit de Civray à Saint- Maixent, tourne brusquement au sud, dans la direction de Ruffec, en franchissant l'axe de Montalembert. Enfin la Sèvre Niortaise, qui prend sa source sur le plateau de l’'Hermitain, s’en va percer par d’étroits défilés ce même plateau au-dessous de Saint-

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