II. Autres recueils, relevant des Plaintes d’Acante
La Peintvre de Son Altesse Serenissime.
In 40; 10 feuillets non chiffrés et 72 pages.
Trois exemplaires connus : Bibliothèque Mazarine, b. 17850; Bibliothèque de Gand, varia 5772c ; Bibliothèque de Bordeaux, B.-L., 3133(5658).
Feuillet i. — La Peinture | de | Son Altesse \ Serenissime. Feuillet 2. — Frontispice, décrit dans une lettre de Moretus (citée par M. Bernardin). Sur un fût de colonne : La Peinture | de la Serenissime \ Princesse I Isabelle Claire \ Eugénie | Infante \ d'Espagne. A l’angle droit du piédestal : Pet. Paul. Rubens pinxit.
Corn. Galle sculpsiî. Au-dessous du sujet gravé, dans la planche : ( A Afiver, En V imprimerie Plantinienne, MDCXXXIV.
Feuillets 3 à 10. — A Son Altesse Serenissime (épitre dédicatoire reproduite dans les Lettres Meslées du sieur de Tristan, 1642).
— A Son Altesse, Sonnet (reproduit par M. Bernardin). — L'Autheur à V Envie, Epigramme (reproduite par M. Bernardin). — A Monsieur de Tristan, Sur la Peinture de Son Altesse, Sonnet (signé Philippe Chifflet; reproduit par M. Bernardin).
Pages I à 46. — A Son Altesse. Ode. (Dans les Vers Héroïques, avec 43 stances seulement ; lire les 3 stances supprimées, dans le livre de M. Bernardin.)
Feuillet non chiffré, mais comptant dans la pagination (p. 47).
— Approbation de Z. van Hontsum et mention du Privilège de Sa Majesté Catholique.
Feuillet non chiffré, mais comptant dans la pagination (p. 49).
— La Peinture \ du trespas | de | Son Altesse | Serenissime.
Pages 51 à 55. — A don François de Moncade, marquis d'Ay-
tone... (épitre dédicatoire reproduite dans les Lettres Meslées.)
Page 56. — Sonnet : A 1 heure qu' Isabelle... (reproduit par M. Bernardin).
Pages 57 à 61. — La Peinture du Trespas de la Serenissime Princesse Isabelle Claire Eugénie, infante d'Espagne, &c. Stances. (Dans la Lyre, avec 8 stances seulement ; lire la 9e stance dans le livre de M. Bernardin.)
Pages 62 à 71. — Sonnets : Voicy le triste coup... — La Mort vient d'arracher. . . — A la Reyne. — A Madame. — A M. d'Andelot. (Ces cinq sonnets dans la Lyre.) — Au bas de la page 71 '.Approbation de Z. van Hontsum. La page 72 en blanc.
INTRODUCTION
Eglogve I Maritime | dedie | a la Reyne de la | Grande Bretagne. | Par le S'' de Tristan Vhermite Gen- | tilhomme de la suite de Monseig- | neur le Duc d'Orléans. | — A Bruxelles, Chez Godefroy | Schovaerts 1634.
Petit in 4°; 4 ff. non chiffrés et 60 pp.
Feuillet i. — Titre, comme ci-dessus.
Feuillets 2 à 4. — A la Reyne (épitre dédicatoire reproduite textuellement dans les Lettres Meslées.) — A Monsieur de Tristan sur son Eglogue Maritime, Epigramme. Par M. de Codony.
Pages I à 48. — Eglogue Maritime. (Dans les Vers Héroïques, avec variantes.)
Pages 49 à 53. — Sur le Portraict de la Reyne de la grande Bretagne envoyé par sa Majesté Ser^^ à la Reyne sa Mere. Stances. (13 stances dont les 10 premières sont dans la Lyre, sous ce titre : Sur le Portraict de la Reyne de la Grande Bretagne, fait d'une excellente enlumineur e.')
Pages 54 à 59. — Ode. (Dans les Amours, sous le titre : Promesse à Phillis. Stances.)
Page 60, en blanc. Ni Privilège, ni Achevé d’imprimer.
M. Bernardin dit au sujet de cette œuvre de Tristan :
« Est-ce dans les Vers Héroïques que V Eglogue Maritime fut imprimée pour la première fois? Les bibliographes ne parlent point d’une édition particulière de cet opuscule; cela n’est pas une raison ; mais nous n’avons trouvé cette édition nulle part, et elle a été cherchée inutilement pour nous au British Muséum, ce qui nous paraît plus concluant. L'Eglogue a dû être présentée manuscrite à la reine »
Ici encore nous avons été plus heureux que M. Bernardin, ayant eu la bonne fortune de rencontrer un exemplaire imprimé de V Eglogue Maritime. M. Bernardin a d’ailleurs rectifié, sur notre indication, dans la Postface aux Œuvres dramatiques de Tristan.
Décrivant, à défaut du volume, un manuscrit hypothétique, M. Bernardin le supposait orné d’un portrait, sous lequel était inscrit un quatrain. Il ajoutait : « De qui était ce portrait? Peutêtre de Van Dyck lui même...; la Dédicace permet de le croire : Van Dyck, cet Apelle nouveau n’a pas mieux représenté la beauté de votre visage, &c. C’était tout au moins la reproduction d’un des nombreux portraits que l’illustre élève de Rubens a peints de
INTRODUCTION
l’aimable reine Henriette... M. Bernardin devait être amené à ces conclusions par le sous-titre que prennent dans la Lyre les Stances sur le Portrait... : fait d'une excellente enlumineur e. Le soustitre de 1634 : envoyé par Sa Majesté Serenissime à la Reyne sa mere, remet les choses au point. Il est question d’un portrait de Van Dyck, que Marie de Médicis venait de recevoir, à Bruxelles, de sa fille Henriette ; et les trois stances qui manquent dans la Lyre établissent que les vers sont adressés à la Reine Mère.
Une reproduction de ce portrait ornait-elle d’autres exemplaires de VEglogue? C’est plus que douteux. Cette planche, si elle existait, serait sur un feuillet séparé, indépendant des cartons : ce qui est contraire à la coutume, à ce que l’on constate pour le frontispice des Plaintes d'Acante. Puis la phrase de la Dédicace n’est pas absolument probante. La voici intégralement : «Vandec, cet Apelle nouueau, n’a pas mieux représenté la beauté de vostre visage, qu’elles (les Muses) despeindront celles de vostre ame. » Tristan compare son œuvre à celle du peintre, mais il ne parle pas directement de celle-ci, ni d’une reproduction.
Le fait qui milite en faveur de l’hypothèse de M. Bernardin, et il a son importance, c’est l’insertion dans la Lyre du quatrain pour mettre sous le portrait... Il devait être écrit en 1634, et on ne le voit pas dans la plaquette. S’il y figurait, il ne pouvait avoir sa place que dans la planche gravée. Il y a là une analogie avec le quatrain sur le portrait de Sylvie que l’on ne rencontre plus dans les exemplaires B et C des Plaintes d'Acanie.
UOde, qui deviendra Promesse à Phillis, porte en elle même, sinon deux dates d’années, tout au moins deux indications de saisons. Tristan l’écrit pendant un mois d’hiver pour s’excuser de n’avoir pas encore rempli ses engagements : il y fera honneur dès que Tété sera revenu. Tout cela semble bien indiquer que Tristan est allé, de Bruxelles, à Londres. M. Bernardin pense qu’il était chargé d’une mission secrète de la Reine Mère, et qu’à cause de cela, il se pare du titre de Gentilhomme de la suite de Monsieur, titre auquel il n’a nul droit pour le moment.
INTRODUCTION
Les I Amovrs | de | Tristan. — A Paris, Chez Pierre Billaine, rue Sainct Jacques, à la bonne Foy, deuant Sainct Vues. Et Chez Augustin Courbé, Imprimeur et Libraire de Monseigneur Frere du Roy, dans la petite Salle du Palais, à la Palme. M.DC.XXXVIIl . Auec Priuilege du Roy.
In 40; 5 flF. non chiffrés et 216 pages.
Feuillet i. — Frontispice : C. Mellan G. inuen. et sculp.
Feuillet 2. — Titre.
Feuillets 3 et 4. — A M. le Comte de Nançay (dédicace, reproduite dans les Lettres Meslées),
Feuillet 5. — Avertissement.
Pages I à 154. — Les Amours (105, ou plutôt 104 pièces, car une est en double ; 3 1 proviennent des Plaintes d' Acante, i provient de VEglogue, 72 sont nouvelles.)
Page 155. — Frontispice des Plaintes d’Acante. (C’est le frontispice C ; mais l’inscription du cartouche a été modifiée : Plaintes d^Acante | du Tristan; et, au-dessous du sujet, on lit gravé : A Paris, Che:( Pierre Billaine et Augustin Courbé, i6y8. On voit encore des traces de l’ancienne ligne effacée.)
Pages 157 à 159. — Sujet des Plaintes d’Acante (de 1633).
Pages 161 à 185. — Plaintes d’Acante (de 1633, variantes).
Pages 186 à 213. — Suite des Amours. (13 pièces, dont 5 proviennent des Plaintes d’Acante, et 8 sont nouvelles.)
Deux pages non chiffrées. — Privilège du Roy. Achevé d’imprimer.
La Lyre | dv [ Sievr Tristan. — A Paris, Chez Augustin Courbé, Libraire et Imprimeur de Monsieur frere du Roy, dans la petite Salle du Palais, à la Palme. M.DC.XXXXI. Auec Priuilege du Roy.
In 40; 4 feuillets non chiffrés, 50 pages, 168 pages à pagination nouvelle, et i feuillet pour le Privilège.
Feuillet i. — Frontispice (L’Orphée) : Stella in., Daret sculpsit.
Feuillet 2. — Titre, avec la vignette de Courbé.
Feuillets 3 et 4. — AM. de Montauron. Dédicace en prose.
Pages I à 50. — La Lyre, ou Mélanges. (15 pièces, nouvelles.)
Pages I à 29. — L’Orphée du Tristan, (i pièce, nouvelle.)
Pages 30 à 166. — Meslanges du Tristan. (87 pièces, dont 2 proviennent des Plaintes, 6 de la Peinture de l’Infante, i ou peut-être 2 de VEglogue, i des Amours.)
Page 167. — L’Imprimeur au Lecteur. (Page 168, en blanc.)
INTRODUCTION
POESIES 1 Galantes | et | HEROïavES | dv sievr | Tristan L’Hermite, 1 contenant : Ses Amours. Sa Lyre. Les Plaintes d'Acante. La Maison d^Astrée. La Belle Gueuse. VAueugle Amoureux. Les Terreurs Nocturnes. Diuerses Chansons. LaComediedes Fleurs. U Amour trauesty. La belle Ingrate. Epistre Burlesque. La Seruitude. La Belle Gorge. Et autres Pièces curieuses sur diflférents sujets. Enrichies de Figures. — A Paris, Chez lean Baptiste Loyson, ruë S. lacques àla Croix Royale. M.DC.LXII. Auec Priuilege du Roy. In-40; trois parties à pagination distincte.