‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 79 sur 99 · C. — Le cavalier brouillon · texte numérisé non relu

C. — Le cavalier brouillon

Un jour, le Hodja s'en futa la ville avec une caravane; tous s'arretent en certain endroit et attachent leurs chevaux. Le lendemain matin, le Hodja ne retrouve point son cheval,/a«re depouvoir le distinguer parmi les autres. Aussitot il prend son arc et sa fleche et s'ecrie : — Cavaliers, j'ai perdu moncheval! Chacun se met a rire et prend son cheval. Cela fait, le Hodja ne tarde pas a reconnaitre le sien, reste seul. D'une main, il saisit l'etrier, y met le pied droit et se trouve en selle, la face tournee du cote de la croupe.

— Hola, Hodja ! lui crie-t-on, pourquoi montes-tu 4 1'envers? — Je ne suis pas

monte a rebours, repond-il, puisque je suis du cote oil le cheval respire.

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