C. — Le cavalier brouillon
Un jour, le Hodja s'en futa la ville avec une caravane; tous s'arretent en certain endroit et attachent leurs chevaux. Le lendemain matin, le Hodja ne retrouve point son cheval,/a«re depouvoir le distinguer parmi les autres. Aussitot il prend son arc et sa fleche et s'ecrie : — Cavaliers, j'ai perdu moncheval! Chacun se met a rire et prend son cheval. Cela fait, le Hodja ne tarde pas a reconnaitre le sien, reste seul. D'une main, il saisit l'etrier, y met le pied droit et se trouve en selle, la face tournee du cote de la croupe.
— Hola, Hodja ! lui crie-t-on, pourquoi montes-tu 4 1'envers? — Je ne suis pas
monte a rebours, repond-il, puisque je suis du cote oil le cheval respire.