‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 82 sur 99 · CVI. — L'oreilled'un ennemi est fermee aux meilleurs avis · texte numérisé non relu

CVI. — L'oreilled'un ennemi est fermee aux meilleurs avis

Pendant que le Hodja etait Hathib (celui qui recite le Houthbe ou priere publique pour le souverain), il eut une dispute avec le sou-bachi (sorte de magistral municipal dans les petits endroits).

Sur ces entrefaites le sou-bachi mourut.

Le moment de l'enterrement venu, on alia trouver le Hodja : — Viens, effendi, lui dit-on, fairel'instruction. — Mais, repondit celui-ci, ceux qui se disputent avec moi ne pretent point attention a mes discours.

En citant cette expression proverbiale,

le Hodjafait allusion aux recommandations mortuaires/aites au defunt. L 'allocution sur le corps a, en effet, pour but principal de preparer le mort arepondre aux questions que lui poseront, une fois place dans le tombeau, le bon et le mauvais ange. (V. note 4.)

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