SATELLITE DE VÉNUS
Pendant longtemps les astronomes ont pu croire à l'existence d'un satellite de Vénus. Il aurait été signalé tout d'abord par Fontana, à Naples, en i645, et noté par lui comme assez éclatant; observé par Cassini, à Paris, en i6'^2 et 1686; par Short, à Londres, en 1740; par A. Mayer, à Greifswald, en '739; en 1761, par le P. Lagrange, à Marseille; Montaigne, à Limoges, et Rœdiker, à Copenhague. Le même astronome Rœdiker le revoit en 1764 à peu près en même temps que Montbarron, à Auxerre. Enfin, Horrebow l'observe en 1768.
Mais, depuis cette époque et malgré son éclat assez fort, personne ne l'a revu; ni W. Herschel, ni Lassell, ni Hall, qui ont cependant découvert des satellites excessivement faibles à d'autres planètes. Qu'avaient donc vu les anciens observateurs?
Tout récemment un astronome belge, M. le professeur Stroobant, a montré que dans la plupart des cas on avait pris pour le satellite une étoile plus ou moins brillante qui se trouvait très près de Vénus et que l'observateur n'a pas cherché à identifier quelques jours après.
Ainsi Rœdiker, en 1764, a dû signaler, comme étant un satellite, la planète Uranus (alors inconnue) qui se trouvait à i(i' de Vénus, man- (juant ainsi l'occasion de découvrir cette planète dix-sept ans avant W. Herschel; en 1761 , les 4, 7 et 12 août, le même astronome observa successivement trois étoiles de 5", 4*^ et 7'' grandeur; de même, ce sont deux étoiles de 8*" et 4*^ grandeur que Short et Horrebow ont vues à côté de Vénus en i'-4o et l'-ôS. Il reste encore un certain nombre d'observations inexpliquées. Il est possible qu'elles répondent aux