‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 35 sur 92 · I I - \ IK'I · texte numérisé non relu

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ne fait aucune différence antre eux et les scriny '■ lis sont au pied de chaque arbre, p les plaiee Le seringueiro virât d'inciser une seringa et ai i uo tapuru. Il donne ses ooups de m&chadinho comme I d'un Heveà et continue

Il en ist de mène naturellement quand c'est une estrade entière de tapuru*. Le latex est récolte' et enfumé com l'avi m plus haut. ■• La lundi- faite, ell

soleil, comme les autres mite chez le patron, puù

barracou du patron a Manaos, de Manaos en Europe, et par* Bonne n en vu. »

'l'uiis cea faits nous croyons devoir reproduire

encore, en terminant, quelques remarques, qui sont

Celles ;i M< I5'>iiiie< liaux.

« Jusqu'à ce que l'analyse m'ait prout >■ le contrain . que le mélange du Lai1 de tapuru avec celui de U seringa ne doit pas avnir mi*' importance énorme, pour cet! lente

raison que, si cela était, il y a Longtemps que le caoutch du Bdadeira aurait perdu de sa réputation el ne serait pas payé ItMi mi 20(1 reia de plus par kilo que celui du Para.

Je crois aussi qu'une houle faite exclusivement avecdu latex de tapuru enfumés des qualités qui se rapprochent beau de celles d'une boule de seringa. Ce qui est incontestable, c'est que le tapuru donne uu produit bien supérieur au cào Castilha eUêlica), Je <lis donc que si ce produit ne i est pas encore officiellement arrn marchés, c'est i

y i une cause qui, à mon avis, est la faible résistance arbres. C'est, en effet avec une extrême prudence qu'il Tant

m tapuru; sinon les brucas l'envahissent, et il pas •• en périr. L'expression de mépris des seringueiros courante dans les rivières /. um puo r/uc nao iguenta

i -a-dire : - c'est un arbre qui ne supporte pas » (sousentendu : lea sai£

Et la souffra bien visible. car, pendant que la plaie

icatrise, il se produit, à ce niveau, une forte prolubé récorce. Outre cette premièn il faut tenir compte aussi

de la faihle production du sujet, inférieure à celle des serin-

..Ml. s a I Vnl rCHOl '■ I 10

gas, Si un tapurn de JO mètres de hauteur et de 70 centimètres de diamètre donne une demi-tigela d'un demi-quarlilho, le résultai esl superbi <jur la teringa donnera

une tîgela pleine, Toul ceci, bien entendu, étant une l>.<s.- <h' comparaison, car il en esl des tapurua comme des êerinr '/./.s : les uns rendent abondamment <it U's autres beaucoup moins. »

M. il. quelques défauts < 1 * • s lapants, M. Bonnechaux

• I partisan d<- la culture intensive de ces arbres, oui

ont le grand avantage, au moins sur !•• %-•! amazonien, de se

multiplier beaucoup plus Facilement que 1rs Hevea. Dans les

ains défrichés de la Forêt, ils sont toujours parmi tes pre

miers arbres nui réapparaissent spontanément.

Sapium atreum Klotzsch

Ce Sapium, qui «si du Pérou, n'a jamais été indiqué comme

itchoutifère, mais M. Hemsley dil qu'il y a dans l'herbier de Kew un échantillon de Sapium dv Colombie, récolté .. 1.700 mètres d'altitude, à Ubala, par M. Triana. qui en <-si

ssivement voisin, et esl désigné sous lu nom de caucho. Dans le Sapium asreutn, Les feuilles sont à pétiole grêle; L- limbe >-^{ légèrement coriace, ovale-oblong, long de 6 à 10 centimètres, arrondi au sommet, où il porte uni- grosse glande recourbée en forme de cuiller, glanduleux, ça et là, sur les bords, blanc verdatre en dessus, pâle en dessous, légi

ii scabre, à nervures secondaires nombreuses. Le pétiole s de 18 a -•■ millimètres i\c longueur, i-t est muni, au somo de deux petites glandes. Les fleurs smil inconnues. L'ovaire

surmonté de la base épaissie et trilobée des styles, qui sont caducs.

Les capsules ont 8 à lu millimètres de diamètre; elles s.mi lisses et triloculaires. Les graines sont suborbiculaires, comprimées, de i a ."> millimètres de diamètre, noires et tuberculeuse

i i:s ri w ■ - non

s;, pin, ii riliëtam rlemsl.

Cet arbre a été vu par Tr;iil «■! par Richard Spi nord -lu Brésil, dans la région de Santarem.

Il serait de petites dimensions et n'atteindrail gu< S mètres de hauteur,

t ses Fruits sont inconnus, mais il est lrè*

Bsable par ses feuilles, dont le bord porte, sur I longueur, 'les .lents glanduleux ites el long

pétiole ''st grêle, .1 souvent 1:2 millimètres de longuew porte, au sommet, deux glandes longuement stîpit pules sont petites, écailleuses, arrondies et persistai limbe est mine.-, presque membranei

lancéolé, de 15 à 2!J centimètres de longueur, sur 2 centimètres ■'» seulement dans sa plus grande largeur, aigu sommet, un peu arrondi à la base ; les nervures seconda sont espacées et peu visibles.

Le docteur Trail. <jui en a recueilli des rameaux en 18" indique cette espèce comme d tant «lu caoufc bouc.

Sapium àfarnùcri lluber

Celte espèce, d'après M. Huber qui ;i bien voulu nous communiquer par lettre les renseignements <pii suivent «si |;, seringa rana. ou l'une des seringas ranas, des s<-: s de

la région du rio Ucayali, dans I- Pérou oriental,

Il y a, dans cette région, nous écrit le directeur du Muséum de Para, plusieurs Sapium, que les habitants du pays appel à tort gutlas-pe relias, et qui donnent un caoutchouc de qualité inférieure. I.)eux de ces Sapium sont probablement des ' du Sapium biglandulosum* ; un autre est le Sapium Martnu

i. Depuis qu'il nous a adresi lire, M. Ht

les a publics, en les complétant, dans la Ih-ni'- •/>•* Htiilurr» roi

mIiioiii déji ' ' j 1 ("- . Les deux Supitlm lii</lnriiliilo\init nuxquel

est f:.il allusion on! été trouvés par l'auteur il

noue

Ce Sépiam Marmieri est un arbre «If 18 à 20 mètres de hauteur, ■ écorce grisâtre, peu rugueuse, h rameaux vigoureux, 18 feuilles sont assez Longuement pétiolées. Le pétiole peut avoir i centimètres de longueur, pour un limbe long de 12 centimètres el large de (i. Ce limbe est régulièrement elliptique, arrondi ë la base el au sommet, à bord entier ou

èremenl ondulé: il est blanc en dessus et opaque sur la

inférieure. De chaque côté de la nervure principale sont

quinze à vingt nervures secondaires, presque perpendiculaires

a cette nervure ■ t arquées ■< l'extrémité. Le pétiole est glabre,

aeox à l'état sec, Légèrement canaliculé en dessus, el muni

de deux petites glandes, un peu au-dessous du milieu de sa

ventrale. Les stipules sont largement ovales, aigu

Aux aisselles des bractées mâles inférieures, qui sont triangulaires ou semi-orbiculaires, sont des groupes de trois fleurs, à calice bifide.

La capsule (non mûre) est globuleuse ou pvrifnrme. de 8 millimètres environ de diamètre, cl mutn-nt îles graines à surface rugueuse.

Le latex est assez poisseux et désagréable à extraire, mais il fournît un caoutchouc qui est meilleur que celui des variétés de Sapium biglandulosum de la même région.

D'après des renseignements donnés à M. Huber par les habitants de l'Ucajali, il ne serait pas encore utilisé au

ili ni Huallaga, dans les tei i ains d'allu\ ions récentes. La première

ippelée tauumpa-caucho, caucho ttiMêhan, et quelquefois •

i/ulit-perchn <le ho/'n grande, par les indigènes, donne nu caoutchouc de

qualité intérieure, assez peu élastique el rapidement poisseux. La

:nle rariété, appelée pampa lèche el guttê-perchâ </e hojê aiaft&ds,

donne un produit un pou meilleur; mais qui cependant devient aussi,

vite, mou et gras. ■ Il est curieux ajoute M. Huber, que ces deux

ipium biglandulosum, qui diffèrent très peu de oellei dq

Bas-Amazone (dont lune est à grandes feuilles, et l'autre à feuilles rela-

iiu'iiu'iii petites fournissent un caoutchouc qui, sans ôtre de première

qualité, est pourtant exploitable, tandis que le l itei des arbres du Bas-

Amazou.' cet, poui ainsi dire, sans valeur, pour la production du caoul-

chouc

Le* pi

Pérou, mais il aurait déjà fourni de grandes quantités de caoutchouc à l'Equateur, principalement dans le rio Napo *.

i . En définitive, il ne semble pas que, pour le moment, on exploite les Sapium dans le Pérou, oriental ; et il n'y a peut-être pas lieu de le regretter. Tous ces caoutchoucs signalés par M. Huber sont plutôt inférieurs ; et il en est de même de celui que nous avons reçu de M. Herbct, et qui provient des environs de Moyobamba.dans la province de Lorelo. L'échantillon que nous avons examiné, et qui aurait été obtenu par coagulation spontanée à l'air, est élastique et non visqueux, mais peu nerveux et facilement cassant : c'est un caoutchouc, mais un caoutchouc médiocre, rappelaut, par sa couleur (noirâtre extérieurement et intérieurement) le caoutchouc du Sapium stylare. Malheureusement, les quelques feuilles qui accompagnaient l'envoi n'ont pas permis la détermination spécifique. M. Hemsley, à qui nous les avons communiquées, nous dit seulement qu'elles ne se rapportent à aucune des espèces péruviennes de Sapium jusqu'alors décrites.

ES v » \<>i rr.in.li:

ELlMIOMïIA

Nous avons déjà dit plus haut qu'un seul Euphorbia est actuellement connu comme certainement caoutchautifere : ces! V Euphorbia Intisy de Madagascar.

I. Euphorbiu r/ii//s;tli>ïtli\s Welw. et VEu/jborbÙ (!;i!lini-tn-

doo Elliot, par exemple, «auvent cites, donnent un produit qui peut recevoir quelques applications, mais qui n'est pas du caoutchouc.

Euphorbia Intiay 1 >r. d. Catt.

L'aire de distribution géographique de cett.- espèce esl étroitement limitée, car elle ne correspond mémo pas à toute 1 étendue de Madagascar ; elle ne comprend que la partie austro-occidentale de nie. D'après M. Drake del Castillo. renié par M. Prudhomme, - elle s'étend entre la cote ouest et ii i-"><lc longitude Lst. et entre le cap Sainte-Mark et22**/i de latitude Sud j elle est à peu près circonscrite par la côte sud-ouest >t par une ligne qui, partant de Tulléar, remonterait, vers le Nord-Est, jusqu'à la latitude d'Ihosy, à un point situé à peu pics ;i égale distance de cette dernière localité et de la mer, et descendrait ensuite, en suivant une courbe i irrégulière, jusqu'à André hombé, non loin de Fort- Dauphin, La contrée la plus riche en inliay est vers Behata et Tsilnmahana

T<>utc la brousse où croît la plante est caractérisée par son climat Bec et s, .a sol rocailleux et aride, forme de gneiss et de mit as. hisli s. parfois presque dépourvu de terre végétale :

1 la région des plantes épineuses et sans feuilles, 'les phorbiacées el des I lactées.

h'intùy, dont M. Drake del Castillo a donné dernièrement

la description complète, est un petit arbre dont la hauteur

maxima est de 6 à 7 mètres, et la circonférence, à 1 mètre du sol, de 7Q à 80 centimètres. Les racines présentent de nombreux renflements gorgés d'eau. L'arbre est quelquefois rameux dès la base, et les branches en sont plus ou moins étalées et touffues ; d'autres fois, il s'élève à une certaine hauteur sans produire de ramifications. Les premières branches sont irrégulières et tortueuses ; mais, peu à peu, les rameaux successifs naissent plus régulièrement et présentent une disposition dichotome ou subverticillée, de sorte que les jeunes branchages ont un peu l'apparence du gui ; ces toutes jeunes branches sont légèrement charnues, et articulées sur le rameau qui les porte.

Les. feuilles sont épaisses, et réduites a de tout petits mamelons.

Les inflorescences naissent non loin, ou immédiatement audessous, du sommet des dernières branches. Ce sont de petites cymes extrêmement raccourcies, sur lesquelles on voit généralement, a côté dune fleur développée, deux ou trois autres avortées. Les sexes sont séparés, sans qu'on sache toutefois si la plante est monoïque ou dioïque.

Le cyathium * des fleurs maies est urcéolé : ses cinq divisions, en forme de languettes laciniées sur les bords, alternent avec autant de glandes disciformes. Le réceptacle général, assez épais, porte cinq faisceaux de 3 ou 4 fleurs mâles, constituées chacune par une seule étamine, dont le filet, très court, s'articule sur un pédicelle relativement long. Avec ces faisceaux de fleurs, inclus dans l'enveloppe du cyathium ou faiblement exserts, alternent autant de glandes liguliformes. très profondément laciniées.

Le cyathium des fleurs femelles ne diffère pas du précédent ; l'urcéole ceint la moitié inférieure d'un ovaire très brièvement

I. Nous devons dire que nous nous permettons de modifier, au point de vue de l'interprétation florale, la description de M. Drake del Castillo, qui, se ralliant à la théorie, pourtant généralement abandonnée, de Bâillon, considère comme fleur ce qui est, en réalité, une inflorescence (cyathium 1.

i I s » CAOl'TCIlOUI

ité, el ne porte pas de traces de glandes à s;i base ; mais ni dehors de cet ovaire se trouvent cinq languettes laciniées, semblables ù celles «lu cyatbiùm mâle.

.h.' rsi, en général, biloculaire: ce qui, sans être dans la famille des Euphorbiacées1 aal exceptionnel dans les Buphorbia1, 11 est surmonté de deux styles bifides, soudés à la li

ipsule est globuleuse, un peu déprimée au sommet et - lk atteinl - i 3 centimètres de diamètre. Elle n'ouvre an autant de coques à deux valves qu'il y a de logea. L s, .nt semi-globuleuses ; sur leur lace dorsale est

un angle peu saillant. La caroncule t-si faiblement développ te tégument externe est lisse, bran, d'une dureté médiocre. [/albumen est peu abondant ; l'embryon a one radicule courte et deu\ ootylédons largement cordifbrmas.

L'intisy, qui estausssi fréquemment appelé heroksuto par les Anlannsy et les Antandroy, ni été découvert par l«-s Européens n juin 1S!M. Depuis longtemps déjà, les enfants indigènes utilisaient le latex pour faire des tambourins; ils répandaient le liquide sur leur corps el obtenaienl ainsi, an le laissant sécher, des membranes élastiques, qu'ils tendaient ensuite sui des tames de bois. Mais le fait ne fut remarqué qu à la date que nous venons d'indiquer, par M. Monin, employé de MM. Saint-Pierre et Desjardins, a Fort-Dauphin, qui senquit immédiatement de l'arbre producteur. La valeur du produit fut \ ite reconnue, el l'exploitation devint telle, en peu de temps, que. d après le 1'. Piolet, un traitant français de Fort-Dauphin, qui, à cette époque, était presque ruiné, gagna presque d'un coup 650.000 francs.

I M. Drake del Ctstillo insiste sur ce caractère, .pii distingi

\nti*y <l.' toutes les autres espèces du genre, Il ne foui

adanl pas lui donner une importance exagérée. Nous avons sxa-

iné un asseï gran.l nombre de ramcaus :. (leurs femelles i'intiay, qui

K.ti> ■ onnés par MM. Michelin. <>r, s'il est vrai que, générale-

: . l'ovaire est à deux loges, el ;i deux styles soudi ■, il n'eal

plus, de i' i trois toges el i Lroia styles,

Lee idiqué est donc fréquent, m absolu.

Pour ut- pus trahir lr secret de cette découverte de bon i port, on vendit d'abord le produit aux Indiens rana, qui l'expédiaient n pe comme provenant et

cote d'Afrique, sous le nom de caoutchouc de Kilua

fut que OUZe mois plus lard que la véritable lut con-

nue à Hambov

Aujourd'hui, malgré le peu de temps écoulé depuis tpi plan ..tir.-, sou Intérêt, au point do \ue pi

bien affaibli par la disparition progressive de l'es»

<■ La plante, écrit M. l'rudhnmme, chef <lu servie.

l'agriculture a Madagascar Bévue de Madagascar IN'.*' jadis tort abondante dans la brousse comprise entre Béhi Ainliodii'otsN . Tsilamahana et le campement désigné sur 1 1 carte par le point C, et particulièrement dans les parties ouest et nord-ouest de cette région, comme le prouve l'existi d'une grande quantité de beaux intisy couverts d'incû abattus par les indigènes pour extraire la totalité du latev : niais les arbres adultes intacts y deviennent aujourd'hui plus en plus rares . Il est vrai que les jeunes planta, d'un I deux mètres de hauteur, sont encore très nombreux près de la Manauara et dans le voisinage de Tsilamahana; nia' indk unmencenl malheureusement à les attaqu

si cette habitude se généralise, le caoutchouc' antandroj tardera pas a disparaître définitivement. Tous les sujets grande taille ont déjà été saignés une ou plusieurs fois. l.a plupart, couverts de cicatrices, sont même très endomma et, malgré d'attentives recherches, je n'ai pu trouver un seul intisy de plus de 2 mètres ."il) de hauteur qui fût intact.

Il semble certain qu'il existe encore dans l'ouest, principalement sur la rive droite du Mandraré et dans le | Mahafalv. d'importants peuplements d' intisy presque intacts. Une grande partie des indigènes de cette région nous • encore très hostiles, il n'a pas été possible, jusqu'à ce jour, aux voyageurs, d'aller vérifier le l'ait sur pla. ■ lUfîr les plus

grands dangers; mais, comme de nombreuses bandes d leurs commençaient à se diriger de ce cote en octobre i

il \.\TKS A CAOUTCHOUC 183

il v a lieu de penser que, en effet, le caoutchouc y est encore s abondant.

Le caoutchouc du sud est surtout récolté par les Antan-

diov et pat les Antanosv. (les derniers quittent les environs

de Fort-Dauphin, ]>:u- bandea plus ou moins importantes, afin

de pouvoir se défendre contre les Antandrov, qui n'aiment

;c voir des étrangers venir récolter du caoutchouc chei

Ils vont camper à trois ou quatre jours de la côte, et ne

reviennent qu'après avoir recueilli une assez grande quant île

gomma élastique ».

I.i récolte est faite sans grand soin, çJ par ta procédé que les Céariena emploient généralement, au Brésil, pour l'exti tion <lu caoutchouc de Mànihoi Glasiovii: le latex se coagule sur l'arbre ou sur le s I Après avoir nettoyé le terrain au pied de l iniisif. L'indigène ise une. petite fosse circulaire; puis il fait dans t'écorce, avec sa hachette, de nombreuses incisions, en commençant -i haut qu'il peut atteindre, et en descendant jusqu'aux racines. Celles-ci, dont les tubercules sont plus riches peutêtre encore en lait que le tronc, sont également saignées. Le coule donc de toutes ces plaies le long de l'arbre : une partit' se coagule sur l'écnrce, l'autre dans la cuvette tu pied, Quelques heures plus tard, le récolteur vient ramasser toutes ces larmes et toutes ces lanières, et les façonne en boules, qui ont [0 centimètres de diamètre, en moyenne.

Le latex, d'après des renseignements verbaux que nous na à M. Bonnechaux, qui a vu exploiter Yintisij chez les llasikora, est très épais, et doit être excessivement riche en itchoue. D'après M. Prudhomme, d'autre part, il se coagule aisément par le sel marin ou le jus de citron. Préparé avec soin, le coagulât est d'abord blanc grisâtre, puis devient brun fauve, au contact de l'air; il est très souple, très nerv>n\ .1 itique. I - 1>. ules que nous avons vues était ut

s de petids lanières brun ambré enroulées. Le caoutchouc brut contenait : '1, i'i °/o d'eau, 3, 1 de résines et 1, 50 de cendres.

Tel que les indigènes le récoltent, il est brun ext« ment et sur la Coupe, »'( toujours chargé d'impuretés. Kn 1900, il était vendu, sur place, 1 IV. 7.v> a 2 fr. 2'i le kilo.

Nous avons dit qu'il devenait de plus en plus rai. »ol-

tat était inévitable, étant donné le mode d1 seulement le noir multiplie les incisions sur le tronc et sur les moines, comme nous l'avons vu, mais il répétera besoin, après un très faible intervalle de temps, une seconde Série de saignées. Ollcs-ri donneront peu, une tr<

donnera moins encore, ei l'arbre mourra. Or, même sain, un pied iVin/isi/ est toujours de faible rendement : M. Bonnechaux admet, par arbre et par saignée, H>o grammes de produit.

Il était inévitable que, dans de telles conditions, on 8s tàt à la disparition d'une espèce dont l'aire de ation

spontanée est très restreinte,

Peut-être serait-il possible, dans la brousses intisy, de tardes repeuplements. Les graines, d'après M. le docteur Renault, germent rapidement, Au bout d'un mois et den deux mois, on voit apparaître les jeunes plantes, <|ui peuvent être exploitées au bout de six ans1. Sans doute le faibli ment n'est pas encourageant, mais il faut songer que le caoutchouc est bon, puis, surtout, que e'est, semble-t-il, l'unique utilisation possible de cette brousse aride du sud-ouesi Madagascar, à laquelle V intisy seul donne actuellement une valeur.

Il importerait aussi de tenter, dans la mesure du possible, de réprimer les fraudes des indigènes, qui ne consistent seulement dans l'addition de pierres ou d impuni nies

sortes au caoutchouc, niais dans le mélange du latex tl'iiilist/ avec les laits de laro et de folotsy. Ces deux plantes sont bien également des Euphorbes, mais à produit sans valeur

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