‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 35 sur 41 · A L O C A S I A JE X N I X G S I I · texte numérisé non relu

A L O C A S I A JE X N I X G S I I

ALOGASIA JENNINGSII.

COLOCASE DE JENNIN&S. (PL. 55.

— AROIDÉES.

La famille des Aroïdées, en tant que végétaux exotiques, a le privilège d'enrichir nos serres chaudes d'admirables plantes dont les panachures foliaires naturelles captivent à Tenvi l'attention des amateurs.

Celle dont nous nous occupons ici justifie cette assertion. Elle n'émet point de tige; ses feuilles, radicales, sont largement ovees, brièvement acuminées au sommet, cordiformes-échancrées à la base, au-dessous de laquelle elles sont soutenues par les pétioles (donc peltées, comme on dit en botanique); elles ont de 0,16 à 0,21 de largeur, sur 0,12-16 de diamètre. La face supérieure est d'un vert clair, sur lequel tranchent vivement les larges macules

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d'il a brun noirâtre, très- sombre. Les pétioles eux-mêmes sont élégamment bariolés de brun sur vert clair.

Cette belle plante introduite de l'Inde orientale, obtint partout un grand succès; ce qui a engagé Téditeur de ce recueil à la figurer dans cet ouvrage, en compagnie de plusieurs autres congénères et alliées, auxquelles elle ne sera point inférieure en beauté foliaire.

Elle exige la protection d'une serre-chaude; le vase dans lequel on la plantera sera plus large que profond, rempli d'un compost à la fois riche et léger (1/3 terre de bruyère, ou mieux de terreau de feuilles, bien consommé; 1/3 de terreau de fumier, mi-parti sable fin; 1/3 de terre franche, le tout bien mélangé et reposant sur un bon drainage). La multiplication a lieu par la séparation des œilletons, qui se produisent à la base, et que l'on sépare du rhizome, lorsque la plante se dispose au repos ; arrosements modérés, à peu près nuls, dans ce dernier cas.

J. Rothschild, Editeur.

C () B 1 il: U JI I X T E R R U F ï U M. LYI

codij:um interruptum.

CODION INTERROMPUE (FEUILLE), (fl. 56.

— EUPHORBIEES.

Voici, sinon la plus belle, du moins la plus singulière des vingthuit variétés de Codixum que nous avons annoncées; ajoutons que la bizarrerie de ses formes foliaires, si curieuses, n'en exclut pas le beau et vif coloris.

Les pétioles, longs d'environ 0,05, portent des feuilles entièrement hétéromorplies (c'est-à-dire de formes différentes), linéaires

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et lancéolées, longues de 0,25 à 30, sur un diamètre de 0,02 1/2 dans les parties les plus larges, et élégamment recourbées pendantes. Une fois au moins, dans sa longueur, le limbe se réduit à la nervure médiane, pour reprendre plus loin sa forme normale; outre ce resserrement, il se tourne sur lui-même en un ou deux tours de spire.

Au sommet, il se termine par un prolongement nu ayant la forme d'une main, d'une sorte de petite ascidie ou cruche (comme dans la Nepenthes) ou d'une selle renversée.

La nervure centrale est d'un rouge vif, bordé de jaune d'or ; de petites macules arrondies, disséminées cà et là, sont du même rouge que les bords gracieusement ondulés.

On peut juger par ces quelques mots, si cette plante est digne de tout l'intérêt des amateurs, même des botanistes; et, comme nous venons de le dire, si son coloris vif et varié ajoute encore à sa distinction.

La culture et la multiplication sont les mêmes que celles du Codiœurn irregulare (pi. 48).

Les Plantes à Fcuillasre.

J. Rothschild, Editeur.

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