‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 5 sur 41 · LABIÉES · texte numérisé non relu

LABIÉES

Découvert dans lîle de Java, et introduit en Euro|)e par M. Jean VerschafTelt, il fut admis avec un véritable entliousiasine dans toutes les collections, comme ornement et de serre et de plein air à la fois.

Ce Co/eiis, bien cultivé, s'élève à peu près à un mètre, et forme une plante suffrutescente très-ramifiée et très-touffue, beaucoup plus vigoureuse que le Co/eus Bluniei. de Bentham, avec lequel il fut d'abord confondu. Les branches et pétioles sont pourprés et non verts; les feuilles, beaucoup plus grandes et plus vivement colorées, largement ondnièes-crispées aux bords, sont à peine al-

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ténuées à la base en pétiole, ou tronquées cairément ou nettement cordiformes-arrondies, ou enfin cordiformes-auriculées, et jamais prolongées, comme chez le Coleus Bhimei, en un angle deltoïde, formé par une double nervure externe, qui part du sommet du pétiole, mais entières éga'ement; au sommet elles sont simplement aiguës et non hastées-acuminées; elles sont en outre un peu épaisses, molles -velutineuses, et non membranacées et subcoriaces. Les dents qui les bordent sont beaucoup plus grandes, ovées-obtuses, et non deltoïdes-aiguës; quelquefois elles sont .en outre bi ou tridenlulées elles-mêmes. Les pétioles, légèrement ciliés, diffèrent également; au lieu d'être canaliculés, ils sont d'abord méplats, puis dilatés, et tout à fait plans vers le sommet, Les tiges, nettement tétragones , sont presque glabres; les jeunes rameaux sont pubérulents, non -seulement aux articulations, mais dans toute leur longueur.

Rien ne surpasse le velouté et la richesse du rouge pourpresang qui couvre presque entièrement les limbes foliaires, et envahit même jusqu'aux dents du bord, qui sont d'un vert plus ou moins clair. Chaque branche, chaque ramule même, se termine par une très -longue grappe de très-nombreuses fleurs assez petites, et groupées, serrées, au nombre de sept ou huit eu forme de vert ici lie.

La culture de la plante est des plus faciles. Des vases un peu larges et profonds, un bon et épais drainage ; une terre riche et substantielle, si on la tient en serre; mais il vaut mieux la planter eu plein air, à bonne exposition et dans une bonne terre de jardin, dès qu'arrive la belle saison. Comme sa beauté consiste dans la richesse de sa panachure, on aura soin, pendant sa jeunesse, d'en pincer une ou deux fois les rameaux, au tiers ou aux daux tiers de leur longueur, selon la force, afin de les faire ramifier plus abondamment.' A l'automne, on la relèvera de la pleine terre pour la. faire hiverner dans une bonne serre tempérée, ou dans Ja serre chaude ordinaire. 11 va de soi qu'on 1 mira rabattue et qu'on en aura rafraîchi les racines, avant de la rempoter.

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J. lîothsdiilil, Kilitcur.

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