C A L A D I U M BI C O L 0 R S P L E N D E N S
CALADIUM BICOLOR SPLENDENS.
CALADIUM BRILLANT DE DEUX COULEURS. (PL. k.)
AROIDEES. —
Une des plus belles plantes tVun genre renonnné pour la riche coloration du feuillage, et le contraste des nuances associées sui la même feuille. Tous les Caladium, à l'exception du C. virginicum, qui est rustique dans le nord de la France, sont de serre chaude ou, au moins, de serre tempérée dans cette région; il y en aurait cependant plusieurs qui réussiraient en pleine terre dans les parties chaudes du midi, à condition d'y être abritées contre les ardeurs du soleil. Elles y seraient un des plus remarquables ornements des jardins.
Le Caladium bicolor splendens est originaiic de l'île de Ma-
8 CALADIUM RICOLOR SPLENDENS.
(lôre, d'où il a été importé en Europe (en Angleterre), vers 1773. Son feuillage est annuel, attendu qu'il périt tous les ans à l'automne; mais la racine persiste sous le sol,, et repousse de nouvelles feuilles et des inflorescences après l'hiver. Les racines charnues sont, dit-on, comestibles.
En été, température de 21 à 25" centigrades; en hiver, de, J2 à 15°. Ces chiffres annoncent suffisamment que la plante serait de pleine terre dans beaucoup de localités du midi <\<t la France.
Ses feuilles s'élèvent à 60 centimètres, en moyenne; leur longueur est de 25 à 30 centimètres, sur une largeur de 18 à 22; elles sont admirablement belles, lustrées, métalliques, et surtout vivement colorées de carmin dans le centre, qui contraste par là avec la brillante teinte verte du contour. Ses fleurs sont blanches.
La propagation se fait par division des rhizomes, et aussi par les petits tubercules qui se détachent spontanément du pied.
Les plantes restant à l'état de repos pendant l'hiver, il faut, au printemps, changer entièrement la terre des pots, et la remplacer par un compost de terreau de feuilles, de limon et de fumier de vache bien développé. Les pots doivent être parfaitement drainés, et les tubercules plantés à fleur de terre. On chauffe convenablement (24 à 26"); mais on ne commence à arroser, et très-légèrement, qu'au moment où les premières feuilles pointent à la surface de la terre; puis, on augmente graduellement la quantité d'eau, à mesure que la plante se développe. En octobre, ou même avant, on supprime les arrosages; les feuilles jaunissent et tombent, et la plante entre dans la période de repos. On la porte alors sur les rayons de la serre, dans un endroit où elle ne soit exposée ni à l'humidité ni à la gelée. En pleine terre, dans le midi, sa culture serait beaucoup simplifiée .
PAVETTA BOllBONIGA.
PAVETTA BORBONICA.
PAVETTA DE BOURBON, (n. 5.
RUBIACÉES. —
Les Pnvetta sont très- voisins des Ixoro^ genre représenté dans nos serres par deux ou trois espèces. Ils sont originaires de la Chine, de l'Inde, de l'Afrique australe et des îles voisines de ce continent. L'espèce qui fait le sujet de cette note a été introduite de l'île Bourbon en Europe, en 1810. Elle appartient naturellement à la serre cliaude, sous nos climats, et demande une température de 22 à 32" centigrades en été, et de 10 à IG en hiver.
10 PAVPyrTA IJORBONICA.
Celle helle plante est rarement cultivée, peut-èlre paire que si's Heurs n'onl rien de remarquable; mais elle rachète amplement cette infériorité par son port distingué, et surtout par le coloris de ses grandes feuilles ocellées de blanc et parcourues par une nervure du plus l)eau carmin.
On la multiplie de boutures détachées en mars, a\ant qu'elle n'entre en végétation, et qu'on plante dans du sable, en les recouvrant d'une cloche un peu élevée. On soutient avec des petits bâtons les feuilles conservées à la bouture, afin qu'elles ne s'affaissent pas dans les premiers jours. En cinq ou six semaines, si la chaleur a été suffisante et l'opération bien conduite, ces boutures sont assez enracinées pour pouvoir être mises en pots séparément.
Pour l'empotage on se sert d'un compost formé, par parties égales, de terre franche et de terre siliceuse, et auquel on peut ajouter un peu de terreau de feuilles, mais point d'engrais stimulants. La plante étant de celles qui veulent beaucoup d'air et de lumière, on la mettra dans un endroit de la serre approprié à ces exigences. Plus le local sera éclairé, plus vives seront les macules de ses feuilles.
BEGONIA REX.
Var. Grandis.
BEGONIA REX. Var GRANDIS.
BÉGONIE ROYALE BÉANTE, (pl. 6 )
BÉGONIACÊES. —
Superbe plante de serre chaude , qui jouit aujourd'hui d'une grande vogue, et qui compte un grand nombre de congénères dignes de lui être comparées. Cette belle variété a été obtenue de semis en 1858, par MM. Rollisson, père et fds, de Tooting, Angleterre.
C'est une plante herbacée de 30 à 35 centimètres de haut, formant une large touffe. Ses feuilles , cordiformes et à côtés inégaux , ont en moyenne 25 centimètres de long, sur 20 de large. Leur coloris, en dessus, est le vert olive tirant sur le brun, avec une large zone lilanche à contours irréguliers, qui sépare en deux compartiments la teinte verte, le compartiment extérieur formant une bande étroite le long du bord de la feuille. En dessous, elles sont unil'ormément rouge-earmin. Les fleurs sont grandes, et de couleur carminée.
De même qu<' la grande majorité de ses congénères, cl scntoul