‹ Les plantes des AlpesChapitre 36 sur 64 · ORCHIDÉES · texte numérisé non relu

ORCHIDÉES

Orchis ustulata L.

» coriophora L.

» pallens L.

» mascula L.

» speciosa Host.

» laxiflora Lam.

Orchis palustris Jacqa.

» sambucina L.

» maculata L.

» globosa L.

» encarnata L.

» latifolia L.

» fusca Jacq.

» simia Lam.

» militaris L.

» morto L.

» Spitzelii Saut. Anacamptis pyramidalis Rich.

Gymnadenia conopsea Rich.

n odoratissima Rich.

» albida Rich.

Caeloglossum viride Hart.

Himantoglossum hircinum Rich.

Platanthera bifolia Rich.

Nigritella angustifolia Rich.

, suaveolens Koch.

Ophrys myodes Jacq.

» apifera Huds.

» arachnites Hoffm.

» aranifera Smith.

Chamaeorchis alpina Rich.

Aceras anthropophora KR. Br.

Herminium monorchis R. Br.

Listera ovata R. Br.

» cordata R. Br.

Cypripedium Galceolus L.

Les Orchidées que l’on rencontre dans les différentes parties des Alpes et de la région montagneuse sont, pour la plupart, faciles à cultiver. J'indique ici celles que j'ai réussi à acclimater ou dont j'ai constaté la réussite chez d’autres personnes. La manière de les traiter est différente suivant les espèces. Tandis que les unes telles que : Orchis ustulata, coriophora, pallens, mascula, speciosa, sambucina, maculata, globosa, latifolia, simia, militaris, morio, Spitzelii, Anacamptis pyramidalis, Gymnadenia conopsea, odoratissima, albida, Caeloglossum viride, Platanthera bifolia, Ophrys myodes, apifera, arachnites, aranifera, Aceras anthropophora, Listera ovata et cordata s'acclimatent sans difficulté et réussissent dans tous les terrains riches en humus exposés au mi-soleil et de nature un peu fraiche, d’autres exigent pour fleurir et développer leurs organes des conditions spéciales. Tels sont: Orchis laxiflora, palustris, incarnata, qui exigent un sol poreux et tourbeux; ©. fusca et H. hircinum qui préfèrent les terres fortes, mélangées de rocailles et l'exposition au levant et au couchant ; Chamaeorchis alpina, Herminium monorchis et les Nigritelles qui demandent une niche

fortement drainée, un sol peu profond et mélangé de sable; enfin le Sabot de Vénus ou Cypripède qui veut un sol spongieux, tourbeux quoique fertile et une exposition légèrement ombragée. Les pelouses et les places gazonnées des jardins d'agrément peuvent avantageusement être consacrées aux cultures d'Orchidées. On dissémine les plantes à droite et à gauche et on cherche à planter les espèces d’après leurs conditions d’existence. On peut ainsi réunir dans un enclos d’étendue restreinte des Orchidées se rencontrant dans des territoires très divers et étendus, ce qui ne manque pas de donner à l'ensemble du jardin un caractère pitioresque et naturel. Il faut avoir soin de planter profond.

La plupart des Orchidées à racines bulbeuses que l’on transplante pendant l’époque de leur floraison périssent ou périclitent petit à petit. Cela provient du fait qu'on a endommagé ou négligé de prendre la partie principale de la plante, le bulbe de l’année, lequel contient le germe et la vie du végétal. Au moment où elles fleurissent, le genre d’Orchidées en question possède deux bulbes opposés l’un à l’autre et placés en dessous des racines fibreuses. L'un de <es bulbes est de couleur noirâtre et commence

à se rider; c’est celui de l’année précédente, le réservoir qui a fourni à la plante la nourriture .pour le moment de sa floraison. L'autre est blanchâtre, absolument lisse et gonflé de sucs: c'est lui qui contient la vie de la plante et la conserve pour l’année suivante. C’est ce dernier bulbe qu'il faut obtenir, car sans lui la plante est absolument détruite. Mais il est bon de faire remarquer ici que le moment de la transplantation doit être retardé jusqu’à ce que ce bulbe soit suffisamment mûr et qu'il se détache facilement du reste de la plante. C'est pourquoi on ne doit arracher les Orchidées bulbeuses qu’après leur floraison. Quant aux espèces dont les racines sont fibreuses telles que les Epipactis, les Céphalanthères ou qui sont stolonifères comme la Goodyera repens R. Br. elles sont difficiles à acclimater. Les seules avec lesquelles on ait jusqu’à présent bien réussi sont les Listera, les Spiranthes et les Cypripèdes. On parviendra certainement à les cultiver dans du Sphagnum et avec des soins particuliers; c’est une affaire à entreprendre et à étudier.

IRIDÉES :

Crocus albiflorus Kit.

» vernus Wulf.

AMARYLLIDÉES :

Narcissus Pseudo-narcissus L.

» juricifolius Req. (Alpes marit.h

, poeticus L.

) radiiflorus Salisb.

Galanthus nivalis L.

Leucojum vernum L.

LiLIACÉES :

Lilium bulbiferum L.

» croceum Chaix.

» Martagon L.

» Carniolicum L. (Alpes orient.} Erythronium Dens Canis L.

Paradisia Liliastrum L.

Anthericum Liliago L.

> ramosum L.

Gagea Liottardi Schult.

» minima SChult.

Allium Victoriale L.

» montanum Schmidt.

» ochroleucum W.etK.

» schænoprasum L.

Fritillaria Maleagris L.

Lloydia serotina Rchb.

Toutes ces plantes bulbeuses se cultivent de

ont F2 ren

même ; elles veulent un sol profond, riche, fertile et une exposition au soleil. Les deux dernières sont seules exceptées ; ce sont des espèces plus délicates, aimant un sol spongieux, tourbeux, mais peu profond et bien drainé.

COLCHICACÉES :

Bulbocodium vernum L. (Alp. du Dauph.) Colchicum alpinum D C.

Sol profond ; exposition au soleil.

Veratrum nigrum L.

» album L.

Sol profond, fertile, riche en humus: soleil. Tofieldia calyculata L.

» palustris Huds. .

Sol spongieux, tourbeux ; soleil.

JONCACÉES :

Luzula flavescens Gaud.

) nivea D C.

» lutea D C.

» nigrècans Desv.

» spicata D C.

CYPÉRACÉES :

Carez leporina L.

» atrata L.

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