C. pulverulentum
Essayé de 1889 à 1895.
RÉSISTANCE presque nulle, avec abri. Lps rameaux gèlent ordinairement au premier hiver, la souche au second.
SEMPERVIVUM
S. décorum.
Essayé de 1889 à 1896.
RÉSISTANCE nulle, avec abri.
S. dendroides.
Essayé de 1889 k 1893.
RÉSISTANCE partielle, avec abri. Les sujets ne semblent pas beaucoup souffrir du froid de chaque hiver, car ils perdent rarement leurs feuilles, et cependant ils meurent en peu d'années.
FIGÔIDES
(Voyez aussi : Cactées et plantes grasses,)
MESEMBRIANTHEMUM
M. albicaule.
M. barbatum.
Essayé en 1892.
RÉSISTANCE nulle, avec abri.
M. edule.
Essayé de 1889 à 1893.
RÉSISTANCE nulle, avec abri.
M. linguiformis.
Essayé en 1894.
RÉSISTANCE nulle, sans abri •
M. muoronatum.
Essayé de 1889 à 1902.
DANS LA RÉGIOiN DE l'OLIVIER /Jg
Petite plante diffuse, étalée, peu charnue, pouvant orner les rocailles en retombant. Toujours ver le.
RÉSISTANCE complète, sans abri, sauf quelques parties sèches çà et là, surtout après les années très froides.
Multiplication par boutures.
M. tetragonum.
EssAYÉde 1889à 1891.
RÉSISTANCE nulle, avec abri.
M. vaginatum.
Essayé en 1892.
RÉSISTANCE nulle, avec abri.
TETRAGONIA
T. expansa.
Résistance nulle, sans abri.
CACTEES
et autres plantes grasses.
La plante grasse ne répond à aucune classification scientifique, au point de vue botanique, mais, au point de vue de la résistance au froid, comme de Taspect pittoresque, elle répond à un état parfaitement caractérisé. En tous cas, tout le monde sait ce que cela veut dire, et il est inutile de chercher à caractériser plus étroitement les plantes dont j'ai à parler.
Lorsqu'on expose les plantes grasses à Tair libre, dans la région de Lodève, pendant un hiver doux, on est tout d'abord étonné de constater le grand nombre d'espèces qui supportent le froid. Les plus fortes vivent sans aucun abri; pour les espèces petites, délicates ou molles, il suffit de quelques feuilles sèches pour qu'elles ne gèlent pas. Mais si l'on con-
5<) PLANTES EXOTIQIES A CULTlVEU
tinue l'expérience pendant plusieurs années de suite, même avec des hivers doux, on ne tarde pas à constater que la plante, qui semble indemne au premier hiver, pousse avec moins de vigueur l'été suivant, puis perd ses parties aériennes pour repousser de la souche, qui finit par périr à son tour. Le nombre d'espèces qui paraissent résister parait ainsi diminuer d'année en année et se réduire à un très petit nombre. Si, au contraire, on rencontre un hiver rigoureux, la sélection se fait tout de suite, et Ton tombe sur les mêmes espèces.
Ces remarques montrent que la région où j'expérimente est une région limite pour beaucoup de ces plantes, et Ton peut en tirer cette conséquence qu'on ne doit déclarer acclimatées que les espèces expérimentées depuis longtemps, et ayant traversé au moins un hiver exceptionnel.
Les plantes grasses paraissent succomber à deux causes très différentes : l'humidité et la gelée. L'humidité, causée par un printemps trop pluvieux ou par la fonte lente de la neige, pourrit les plantes par la racine. Quant à la gelée, elle désorganise surtout les parties aériennes, et ne pénètre que difficilement jusqu'à la souche, ce qui permet souvent aux plantes de vivre encore quelque temps, bien que fortement atteintes.
On n'est pas étonné de voir périr par le froid des plantes aussi gorgées de suc. On est plutôt surpris de ne pas les voir toutes éclater par la gelée. La plus grande obscurité règne encore sur les causes de la résistance de certaines espèces, qui paraissent aussi succulentes que d'autres. Par exemple, pourquoi VOpunlia robusia, à articles énormes et épais, résiste-t-il, tandis qu'auprès de lui VO. ficus-indica^ à articles moyens, est réduit en bouillie par le froid ? Et pourquoi voit-on périr par les hivers les plus doux, VO, brasiliensis^ dont les articles sont aussi minces que des feuilles d'arbres ? On ne sait, mais il est probable que ce qui fait la résistance, c'est la petitesse des éléments, qui, dans un tissu aussi celluleux et aussi lacuneux, doivent souvent être de grandes dimensions. Plus ces éléments sont petits, plus se trouve abaissé le point de congélation des liquides qu'ils contiennent.
L'attention des amateurs de la région ne semble pas s'être portée sur les plantes grasses. En dehors de V Agave americana^ assez connu dans
DANS LA RÉGION DE L OLIVIER 5l
le pays, ce n^est que par hasard qu'on avait fait quelques essais, par exemple sur des Cereus peruvianus^ devenus trop grands pour pouvoir être rentrés. On verra plus loin que mes essais m^ont conduit à n'admettre comme cultivables qu'un très petit nombre de genres. Les Crassala^ Mesembrianihemurrij Cereus, Aloe n'ont presque rien donné ; mais, en revanche, les Opuntia et Agave ont fourni un nombre inespéré de plantes résistantes, dont plusieurs présentent le plus grand intérêt ornemental. Je renverrai, pour leur étude particulière, aux articles spéciaux qui les concernent.
CEREUS