‹ Les plantes exotiques ornementalesChapitre 4 sur 70 · PLANTES SANS INTÉRÊT · texte numérisé non relu

PLANTES SANS INTÉRÊT

Résistance suffisante.

Kadsura japonica, Lavatera hispida.

Opuntia diademata.

Solanum glaucophyllum.

Solanum pseudo-capsicum.

Aloe spirella.

Haworthia tessellata.

RÉSULTATS GÉNÉRAUX. • — Je terminerdi par quelques généralités sur les résultats obtenus. Je ferai remarquer rinsuccès complet des Mimosa et le peu de réussite àes Eucalyptus, VE. globulas, sur lequel on avait cru pouvoir compter d'abord et qui était à peu près seul cultivé dans la région, s'est montré bien inférieur à sa renommée et doit être absolument rejeté. Mais, d'un autre côté, d'autres espèces se sont révélées beaucoup plus résistantes, et quelques-^unes sont cultivables.

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Les Palmiers frapperont par le nombre des espèces qui peuvent résister. Le Chamœrops excelsa ne sera plus seul ; on peut lui joindre de magnifiques espèces, le Prilchardia filifera^ le Jubœa speclabilis, le Brahea rœsliy le Sabal umbraculifera, le Cocos australis, etc.

Aux Yucca viennent se joindre le ûracœna indivisa et les gracieux Dasylirion. h^ Agave amevicana voit apparaître de nouveaux et magnifiques compagnons, tels que VA, salmiana et le rigide A. applanata.

Les Opuntia ont aussi causé bien des surprises. L*0. ficus-indica^ seul cultivé, n^est pas, à beaucoup près, le plus résistant ; il ne supporte presque jamais la pleine terre ; mais il est remplacé avantageusement par le monstrueux 0. robusta^ accompagné des 0. coccinellifera^ O, crassay etc. ÏjO. arborescenSy de son côté, vient nous consoler de l'impossibilité de conserver les grands Cierges, auxquels il ressemble par sa forme et ses dimensions.

Les plantes à aiguillons, si curieuses, sont représentées par le Ciirus Irifoliala et les Collelia horrida et C. cruciala, véritables fagots d'épines.

Parmi les plantes à joli feuillage, on peut citer le Bhus elegans var. laciniataj les Melianthus^ VAralia pentaphylla, VOthonna cheirifolia, VHeracleum persicum^ le Lavandula dentata^ le Veronica traversin VAristolochia allissima^ qui croissent sans peine ; puis le Phytolacca dioica, le Ferdinanda eminens^ le Wigandia caracasana^ plusieurs Solanum qui croissent à Taide de traitements appropriés.

Pour les arbres, le magnifique Pterocarya japonica domine de toute sa hauteur le joli Chêne chinois Quercus phyllireoides. Aux arbres verts rares des genres Abies^ Pinus^ Cupressus viennent se joindre des espèces inattendues, Araucaria Bidtvillii et Cunninghamia sinensis.

Dans cette revision rapide, on remarquera que je laisse de côté les plantes déjà connues, telles que Sterculia^ Eriobotrya, Nerium^ Cryptomeria, Ginkgo, Bambusa, pour ne parler que de ce qui est réellement nouveau ou très rarement cultivé. Je terminerai en mentionnant le procédé de culture que j'indique pour avoir des Musa ensete aussi grands que dans les pays d'origine. Désormais, on peut obtenir ces magnifiques végétaux sans peine, sans serre, sans matériel spécial, en les entreposant simplement l'hiver dans une remise; et, après une

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culture si facile, on aura même le plaisir de les voir fleurir et fructifier.

Culture, multiplication, description, classification. — Dans rénumération qui suit, j'ai indiqué avec soin les années pendant lesquelles a été faite la culture de chaque espèce, pour que le lecteur puisse se rendre compte des hivers auxquels elle a résisté. La culture d'un certain nombre d'espèces n'a pas été continuée, bien que ces espèces réussissent parfaitement ; c*est que les pieds ont été enlevés, après constatation de la réussite, soit pour les planter chez mon père ou ailleurs^ soit pour faire de la place pour de nouvelles expériences, le terrain n'étant pas très grand.

Pour les espèces résistantes^ j'ai donné souvent, soit une courte description de la plante, soit l'indication de ses qualités les plus saillantes ; j'ai jugé inutile de donner ces détails pour les plantes qui ne résistent pas. J'y ai joint quelques mots sur l'intérêt ornemental que peut présenter la plante, et sur l'opportunité de sa culture. Pour la multiplication, j'ai indiqué seulement les moyens que j'ai essayés et ceux qui m'ont réussi ; d'autres méthodes peuvent être employées souvent ; on les trouvera dans les traités d'horticulture. Quant à la classification, j'ai suivi celle de DeCandolle, employée dans le Nouveau Jardinieryqai est familière à tous les amateurs d'horticulture et, du reste, à tous les botanistes français. Quant aux espèces du même genre, j'ai suivi simplement l'ordre alphabétique, ce qui m'a dispensé de recourir aux monographies des genres, travail inutile dans un ouvrage purement horticole.

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