ARAUCARIA
A. bidwillii.
Essayé de 1888 à 1902.
Arbuste très ornemental par ses feuilles coriaces et épineuses. Port de IVl. excelsa^ mais feuilles larges, coriaces et piquantes à Textrémité. Un jeune pied, planté il y a dix ans, est devenu très beau et a atteint 3 mètres de haut et 3 m. 50 d'envergure. Toujours vert.
RÉSISTANCE presque complète, sans abri, et suffisante pour en permettre la culture. A bonne exposition, passe les hivers doux sans souffrir. Les hivers froids et la neige persistante gèlent les extrémités des rameaux, mais la plante se remet presque toujours rapidement. En 1890- 91 seulement, pendant le grand hiver, il a gelé jusqu'à terre ; repoussé du pied, il a langui quelques années et a fini par mourir. C'est le seul hiver réellement mauvais pour cette espèce. La neige et le verglas de 1899-1900 ont brisé des rameaux et gelé les feuilles supérieures, ainsi que quelques jeunes rameaux.
Culture sans abri, à exposition abritée. En orangerie, vient bien et forme un gracieux ornement.
A. brasUiensls.
Essayé de 1887 à 1893.
Arbuste très épineux, curieux, mais irrégulier, peu rameux, beaucoup moins beau que VA . bidwillii. Toujours vert,
RÉSISTANCE presque complète, sans abri. Plus robuste que VA. bidwillii, il ne souffre aucunement des hivers doux, et Thiver exceptionnel de 1890-91 a seulement rougi et séché les feuilles anciennes, celles de l'année étant restées vertes.
A. ezcelsa.
Essayé en 1887.
RÉSISTANCE nulle, avec abri. Le seul pied essayé, bien qu'empaillé, a succombé au premier hiver.
A. imbricata.
Essayé de 1886 à 1894.
Curieux arbuste, à feuilles larges, en forme d'écaillés piquantes. Toujours vert.
RÉSISTANCE complète, sans abri. Cet arbuste ne craint pas le froid dans la localité, mais il lui faut un sol de nature minéralogique spéciale, sans lequel il languit et finit par mourir.
GUNNINGHAMIA
G. sinensls.
Essayé de 1892 à 1902.
Joli arbuste à feuilles coriaces, élargies, couvrant entièrement les rameaux, ayant quelque ressemblance avec les Araucaria bidwillii et A. brasiliensis. Toujours vert.
RÉSISTANCE complète, avec et sans abri ; mais il n'a pas traversé le grand hiver de 1890-91.
Multiplication par semis.
SGIADOPITYS
S. vertlcillata.
Essayé de 1887 à 1902.
RÉSISTANCE complète au froid, mais le terrain ne semble pas lui
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convenir, car tous les pieds jaunissent, languissent et finissent par mourir.
PRUMNOPITYS
P. elegans.
Essayé de 1887 à 1902.
RÉSISTANCE complète* Toujours vert.
GINKGO
G. biloba (Salisburia adianli folio).
Essayé de 1886 à 1901.
Grand arbre, curieux par ses feuilles dilatées en une sorte d'évantail et échancrées ; déjà cultivé dans le pays. Toujours vert.
RÉSISTANCE complète.
Culture. — C'est une faute de réunir, par la greffe, comme on le fait quelquefois, les deux sexes sur le même arbre, car les fruits tombés à terre répandent une odeur de punaise très désagréable, lorsqu'on les écrase en marchant.
GEPHALOTAXUS
G. fortunel.
Essayé de 1886 à 1902.
Arbre à rameaux verticillés, d'un assez bel effet. Toujours vert.
GYGADEES
GYGAS
G. revoluta.
Essayé de 1886 à 1902.
Jolie plante, acaule ici, à feuilles pectinées, à folioles nombreuses, linéaires, luisantes.
RÉSISTANCE presque complète, avec abri. La plante a parfois des feuilles gelées, mais jamais toutes. Un pied, placé à bonne exposition, est devenu assez vigoureux pour produire en une année jusqu'à quinze feuilles nouvelles qui viennent s'ajouter à celles des deux années précédentes.
Malheureusement, les considérations suivantes s'opposent à ce qu'on puisse généraliser l'emploi de cette jolie plante. Quelques feuilles peuvent être gelées sous le paillon ; on peut, il est vrai, les supprimer sans que ce soit trop visible ; mais d'autres portent par place des taches blanches provenant de la gelée, mais sans cause connue, au milieu des feuilles restées vertes, et ici la suppression serait visible. Enfin, les vieilles feuilles contractent toutes, sous le paillon, une teinte jaune clair désagréable et très différente de la couleur verte des feuilles nouvelles. Comme le Cycas est une plante qui ne souffre pas la médiocrité et qui doit se trouver en état parfait, on ne pourra guère le cultiver qu'à titre de curiosité.
Culture. — On pourrait peut-être éviter la gelure partielle des feuilles intercalaires en soignant particulièrement l'empaillage. La production de ces taches désagréables est probablement due à l'introduction, par le haut du paillon, de gouttes de neige fondue qui se regèlent sur la plante.
DAMMARA
D. australis.
Essayé de 1888 à 1890.
Résistance nulle. Le seul pied essayé a séché dès le premier hiver, très doux cependant, et est mort l'année suivante.
MUS4CËES