‹ Les plantes fossilesChapitre 17 sur 68 · CARBONATE DE CHAUX · texte numérisé non relu

CARBONATE DE CHAUX

été pétrifiés par le carbonate de fer et de chaux, nous nous en occuperons avec plus de détails.

Ces fragments se rencontrent en magmas épars, engagés dans des poudingues, comme à Grand- Croix, ou bien à la surface des champs cultivés, comme à Autun (Saône-et-Loire), Saint-Hilaire, Ygrande (Allier), etc.; rarement ils sont encore en place, comme à Nau, Marigny, Régny (Loire), Margenne, Dracy (Saône-et-Loire).

Dans les environs de Grand-Croix, les blocs de silice fossilifères font partie de plusieurs bancs de poudingues à ciment silico-argileux extrêmement dur; parfois on en rencontre quelques-uns qui ont été dégagés par des travaui de mine ou de construction; ils se reconnaissent à leur teinte noire, et à la surface qui laisse voir des débris variés de pétioles, de feuilles et de tiges engagés dans la masse, ressortant en blanc, si le morceau a séjourné quelque temps à la surface du sol. Ceux qui sont engagés dans le poudingue ne s'obtiennent qu'avec difficulté à l'aide du pic, du ciseau et du marteau; les organes des plantes y sont moins apparents, puisqu'ils ont été protégés contre l'action comburante de l'air, et ce n'est souvent qu'à l'aide de la loupe que l'on peut y distinguer des parties organisées.

Les mêmes diflScultés d'extraction se présentent quand la couche qui renferme les végétaux se trouve encore en placej comme à Nau, Marigny, près de

Régny; l'aide d'un carrier est souvent nécessaire pour briser les blocs et les réduire à un volume plus maniable. Dans la plupart des cas, les bancs siliceux ont été brisés naturellement ou par les travaux de l'homme, et ce sont les fragments plus ou moins volumineux qui en proviennent que l'on rencontre dans leur voisinage.

D'autres fois, les fragments produits à une époque reculée ont été repris postérieurement et engagés dans des grès ou des argiles de formation plus récente ; on peut par exemple, à la suite de ce remaniement, trouver dans certaines couches des plantes d'époques antérieures.

Lorsque les grès et les argilolithes qui renferment les débris silicifiés viennent en affleurement, l'action de l'air et de l'eau, celle de la culture et de la charrue désagrègent peu à peu ces couches, et le terrain résultant contient les fragments silicifiés devenus libres. Dans les environs d'Autun, de Noyant, de Saint-Hilaire (Allier), etc., les échantillons sont contenus dans la terre arable, et c'est à la suite des pluies, lorsqu'ils ont été lavés, qu'on les trouve facilement à la surface du sol; les moments les plus favorables à la récolte sont les mois d'octobre et novembre, les mois d'avril et de mai, à la suite des travaux de culture et des pluies qui sont assez abondantes à ces deux époques de l'année.

Comme les échantillons ne sont pas en place.

qu'ils ont été remaniés et exposés à l'action de l'air, leur surface et leur intérieur ont blanchi en perdant la matière organique qu'ils contenaient. Leur conservation est assez bonne pour que, dans bien des cas, on puisse reconnaître immédiatement le genre et l'espèce auxquelles on doit les rapporter.

Mais, si l'on veut rendre les caractères plus visibles et plus frappants, étudier les détails internes de structure, utiliser les portions d'organes engagés dans les blocs siliceux, un travail ultérieur est indispensable.

La préparation des échantillons comprend deux ' opérations que nous allons décrire :

1° Sciage et polissage des échantillons ;

2° Réduction en lames minces et transparentes de certaines parties choisies méthodiquement pour l'étude des détails internes.

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