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PRÉPARATION DES LAMES MINCES

après en avoir pris les différentes dimensions, une coupe transversale passant par la région médiane, puis, avec les deux portions restantes, on fera deux autres préparations. Tune passant par le niicropyle et l'autre par le chalaze ; il est clair que si Ton possédait plusieurs échantillons de la même graine, il serait plus facile et plus avantageux de tirer chacune des trois coupes indiquées, d'échantillons différents.

La marche des opérations est donc subordonnée à la portion du végétal que l'on veut connaître, et l'on doit observer attentivement à la loupe tous les détails qui doivent guider sur le meilleur parti que l'on peut tirer de l'échantillon.

Lorsque l'on sera fixé sur la direction des coupes à effectuer, on opérera en prenant les précautions que nous avons indiquées, pour détacher une lame de 1/2 à i"""" d'épaisseur. Il est rare que l'une des surfaces de la lame passe, précisément, par les parties que l'on désire conserver, aussi est-il nécessaire d'user, soit sur une lame de zinc, soit au moyen du tour que nous avons décrit, l'une des deux surfaces, jusqu'à ce que l'on soit arrivé au point intéressant que l'on doit conserver, ce que l'on reconnaît en faisant usage suivant les cas de la loupe ou du microscope. Ce résultat obtenu, on collera à l'aide de baume du Canada solide, sur une lame de verre chauffée, la face que l'on vient d'user, sans la polir au rouge d'Angleterre, puis on

amincira par l'autre côté la préparation, jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment transparente pour montrer au microscope les détails que l'on recherche.

Suivant la nature des fragments qui ser\^ent à Élire les préparations, plusieurs cas peuvent se présenter.

Ou bien la lame détachée présente une coloration intense masquant les détails, ou bien la coloration brune n'est pas assez forte pour les rendre invisibles, ou bien encore elle a complètement blanchi par la combustion naturelle de la matière organique des tissus.

Dans le premier cas, il est convenable de diminuer l'intensité de la coloration .en procédant, comme nous l'avons dit, sans pourtant blanchir complètement la lame, car c'est la matière houil- Ufiée restante qui rendra les détails visibles.

Dans le second, on usera la lame, sans la blanchir.

Dans le troisième, une fois la préparation rendue suffisamment mince, comme les détails des tissus n'y sont visibles qu'à cause de l'air qui occupe la place laissée par le départ de la matière organique, il est indispensable, pour. que ces détails continuent à rester visibles, de remplacer l'air par une matière colorante.

On recouvre en effet généralement les préparations terminées, d'une lame mince de verre maintenue par du baume du Canada solide, dissous en

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