PLANTES PROPOSÉES COMME FOURRAGE
les bétes bovines le mangent avec avidité quand elle est verte. —
Bonca^c ù jurandes fenillos ( Piuipinclia liUKjna , L.)- Celle
plante est indigène , croit dans les bois montueux et appartient à la famille des ombellifères. Sprengel recommande de la cultiver comme plante fourragère parce qu'elle résiste trèsbien à la sécheresse.
Ba^lase (eajoara verte (Àfichusa semper virmSt L.). Cette
plante est originaire d*£spagne et elle appartient à la làmllle des borraginées; elle fournit un fourrage précoce. —
On la fiiudif» en avril, lorsque ses tiges ont de û'"40 à û'"50 de hauteur. #
Les feuilles qui se développent pendant l'automne résistent très-bi'en aux gelées.
BoniuM d Orient { Du iilas orientale t L.). Plante de la famille des crucifères , originaire de TAsie Mineure» proposée par A. Young, Thouin, Pictet et Aegnier, comme plante fourra* gère. Les animaux la mangent difRcilement. On ne la cultive plus, pour ainsi dire.
ConsoHde hérissée {Syiriph iium echinalum). Cette borraginée végète avec une très-grande vigueur sur les terres profondes et riches. Elle fournit peu de graines. ^ ®.
Cou!ii»ude A fenllles rudes (Sym philuiH aspevrimitm, ^lins.).
Cette espèce est originaire de Sibérie ; elle a été introduite en Angleterre, en 1799. Les animaux ne mangent pas avec avidité les feuilles qu'elle fournit ; on la multiplie par éclats de pieds, parce qu'elle produit peu de semences.
GoroBllle variée ijCoioniila varia, L.). Cette plante a été proposée par Yvart ; elle appartient à la famille des légumineuses et croit en Europe dans les lieux secs et arides. Les animaux ne la roclierclient pas.
Cjiise faux ébéaler (Cylisus iaburnum, L.). Cet arbuste
540 LES PLAT«TES FOURBAGiRBS.
est connu depuis fort longtemps. Chaque année, pour ainsi dire, depuis un siècle, on propose de le cultiver en taillis
sur les terres pauvres , silireuses ou crayeuses |iour utiliser ses feuilles et ses jeunes rameaux comme fourrage.
Gsleca miÊtinmllmiGalega offiàmlis^ L.). Plante de la famille des l(^jsrumineuses, indigène dans les parties méridionales de ri'iurope. Ses tiges et ses feuilles no plaisent pas au bétail.
Loticr velu ( Lotus villosuSy Th.). Celte légumineuse a des tiges de 1 mètre de hauteur; elle est commune dans les bois de l'Europe. On la cultive avec succès àGrand-Jouan sur des terres froides, humides et v^rides. Elle y a donné de très-bons produits. ^
Cette plante est la seule légumineuse fourragère qu*on rencontre sur les terrains tourbeux et les sols encore acides. On peut l'associer au ray grass et h la houlque.
Lorsqu'on la sème seule, on répand de 8 à 10 kilogr. de graines par hectare.
Les semis se font en mars ou en avril. —
Paapsle atotoBiffère {Pasf)alum stdoniferum, R.). Cette graminée est orisfinaire du Pérou; elle a été recommandée par Bosc, pour les provinces méridionales. i)es graines n'arrivent pas toujours à parfaite maturité.
Orfe bnlbeMM (Hordeum bullfomm , L ). Cette graminée croît naturellement en Italie et en Aliique. Ses tiges sont dressées en touffe et hautes de 0'" 60 à 1'"; elles sont renflées à la base en forme de bulbe. Gette orge est précoce, on peut la faucher vers la «mi-mai* Elle fournit un abondant fourrage vert. — #
Panis cicvé. (Pamcwm altissimum, Desf.). (îeUe graminée a été désignée sous le nom d'Herbe de GuinU. Elle est cultivée très en grand en Amérique. Ses tiges ont 1 à 8 mètres de hauteur.
PJ.AMT£S PROPOSÉES COMM£ FOURRAGE.
On Ta expérimentée depuis 1820 dans diverses contrées de la France; mais, quoiqu'elle soit rustique et très-productive, sa culture ne s'est pas répandue, parce qu'elle fournit très-peu de graines/ On la multiplie par rejet ou par division des pieds. — ®.
îiangiiisorlie ofOcinale (Sanguisorba o/licinaliSf L.). Celte plante appartient à la famille des rosacées ; elle est commune dans les prés secs des montagnes. C'est Dûment de Gourset qui u proposé de l;i cultiver comme plante luuiiai^èrc. Elle produit très-peu de bonnes graiues.
Sftmaln vivace (Pol^fgomm cymosum)» Cette polygonée fournit un abondant fourrage, mais elle produit très-peu de graines.
Le sarrasin vivacc a des liges très -développées ganiies de feuilles très -larges.
Chaque pied produit un grand nombre de tiges formant une touffe très-forte.
Je ue connais pas de plante fourragère plus vigoureuse que cette polygonée.
Elle périt l'hiver quand elle végète sur des terres froides et humides. — ®. '
Sarrastia de Slébold {Pohjfjomun SUbvîdi, U.). UoUO plailtC
est cultivée comme fourrage dans tout l'empire Japonais. Elle a été importée en Europe par M. Van Slebold. Elle est Irès-
traçante; en Allemagne, elle commence à pousser au commencement d'avril et sa lige s'élève déjà à un mètre vers le 15 de mai. Le foin qu'elle fournit est aussi nutritif que le foin de trèfle rouge. %:
Sptréc uimaire {Spirea ulmaria^ L.}. Plante indigène de la f.imilie des rosacées dont la culture a été recommandée par fiosc. On la connaît sous le nom de reim des prés,
Tffèfio des moBMigm {Trifoliwn montanum, L.). Cette lé-
gumineuse est cultivée en Prusse. Dorsh Ta recommandée aux agriculteurs de la France; elle végète naturellement sur les coteaux et les lieux secs. Ses tiges ont en moyenne 0***^32 de hauteur.
B. — Plantes BISANNUELLES.
Mëlltot btane (MeUlotus aWa, Lam., MélUotus lettcaniha,
Ko( 11). Cette léguinineuse a é\é proposée par Daubanton et André Thouin; elle est originaire de la Russie. On la désigne souvent sous les noms de mélilot deSUférie, trèfle de Bokhara, Les animaux la mangènt difficilement. Ses tiges sont très-dures.
Cette légu mineuse a été recommandée de nouveau en 186U comme plante fourragère.
G. — Plantes annuelles.
Cesse de Tau^fcr {Lailiyrus llngilanus, L.). Cette légumineuse est originaire de la Mauritanie; elle a été proposée par Sonnini. On ignore sa valeur nutritive. £lle ne peut être expérimentée que dans les provinces du Midi.
Ivi'aic miiltiflore on plW { Loliiun mvlt/flot um^ L.). CeltC
graniinée croît en abondance dans les moissons des provinces de rOuêst; elle infeste les terres sur lesquelles on la cultive lorsqu'elle y mûrit ses semences.
Tont cLillivaleur doit se garder de l'introduire sur son exploitation.
iMpin hiMMé {Lupinus al6us, L.). Cette plante appartient à la famille des légumineuses; on Tassocie quelquefois au trèfle
incarnat dans les provinces du Midi, iille végète très-dilliciltment sur les terres calcaires,
Vesce de Narbosiie (Ffcùi norhonnensis). Cette légumineuse végète avec vigueur; mais ses graines germent lentement et
très-iri'égulièremejit. Elle est commune dans les contrées du Midi.
LA MÉTÉORISATION.
Les bœufs et les vaches auxquels on donne une abondante
nûui i ilure verte, et ceux qui vivent eu libel le ovi attachés 'i un piqUet dan& une prairie naturelle abondamment rournie d*herbe» ou sur un trèfle/ ou une tuzerne, sont souvent mé^
téorisês ou (joupês.
Lamétéorisalion est une indigestion gazeuse. C'est d ms le rinncn ou la panse qu'elle a principalement lieu. Klle est caractérisée par le gonflement du flanc gauche, qui s'élève souvent au-dessus de Fépine dorsale, et par une gêne extrême de la ^respi ration. L'animal niéléorisé tend ordinairement le cou et resîo firesquc immobile.
Lorsque 1 indisposition se présente avec de tels symptômesi on doit en toute hâte secourir Tanimal.
D'abord il faut lui maintcnii- la l)oucli<' niiverto au moyen d'un gros lien de paille, dans le but de faciliter la sortie des gaz, puis le couvrir d'une toile imbibée d'eau froide et le promener.
On doit rt'ilércr les a>;persions aussi souvent que possible.
On a proposé d'administrer aux animaux météorisés do l'étheroude l'ammoniaque; ce moyen, que j'ai plusieurs fois employé, est souvent efQcace en ce qu*il condense les gaz; mais il faut y recourir le moins possible, parce que la viande des bœuls ei des vaches qui succombent par suite de la metéorisation traitée par Téther ou Fammoniaque^ n'est pas mangeable.
bkk LA MÉTKÛRUiATION,
Lorsque la maladie débute rapidement, quand les moyens
indiqués sont insufliî^anls pour la combattto, il f.iut le plus tôt possible opérer la ponction de la panse, c est-à-dirc du rumen. Cette opération se fait à Taide d'un trocart, instrument qui se vend 6 a 7 francs, et que toutes les fermes doi-
veîil avuir.
Voici, d'après la notice que j'ai publiée il y a vingt ans, comme on opère :
On se place sur le côté gauche de Tanimal ; on met k peiU doigt de la main (jauchc sur la dernicrc côte, cl le petit doigt de la main droUû sur la pointe de la hœiKhc; alors, en réunissatU» les deux pouces sur k pane, on dèiermim k point oii^ la ponclkn doit être faite. Une fois cet endroit connu, on incise la peau avec un couteau poiniu ou un l)istoun, on tient dans la main gauche le trocart, revêtu de sa canule, on place son exliéinité efûlée sur l'ouverture pratiquée, et, par un coup donné avec * la paume de la main droite, on fait entrer cet instroment dans le rumen.
Il faut agir avec force, afin que le trocart pmssa d'un seul coup traverser les parois abdominales et celles du rumen.
Lorsque cette première partie de la ponction est faite, on retire vivement le trocart, et ou (ixe la canule autoiu- du corps de l'animal au moyen d'une licelle ou d'un ruban.
Aussitôt que Touverture est établie, le gaz et quelquefois aussi des aliments sortent en abondance, et Tanlmal est sau\ ('.
(juand kl météorisation a cessé, on iTelire lacaoule, on fait rentrer TanimM h l'étable et on le soumet pendant plusieurs jours à la diète.
Ou conseille, lorsque l'ouverture est ^t andt-, de ialernierà raide d'une suture à bourdonnets. J'ai souvent fait des ponctions sur des bœufis et des vaches méléorîsés, et jamais je
LA MÉTÉORISAnOlf. 545
n'ai mis ce moyeu en pratique. Je n'ai pas encore perdu un seut animal.
Quand la météorisation est très-intense et la suflbcation
considérable, on doit prendre un gros drap, le plier en deux ou en trois dans le sens de sa longueur, et s'en^ servir pour soutenir l'animal qui chancelle à chaque instant. Cette opération exige le concours de quatre aides.
Le trocart est un instrument simple et très-utile, mais malheureusement il est encore peu répandu. Tout agriculteur éclairé se doit à lui<néme d'en posséder un. Son emploi m'a pÀmls de sauver en quelques minutes dëux vaches qui étaient très-mëtéorisées au même moment.
Tous les médecins vétérinaires indiqueront certainement comment on peut se procurer un trocart. ' Les agrioulmrs qui pratiqueront pour la première fois la ponction du rumen, feront une chose utile en appelant un vétérinaire immédiatement après. Ce médecin indiquera les précautions à prendre dans le cas où la ponction n'aurait pas été bien iklte.
APPENUIGE.
Page 153. — Pomiue ée terre.
On a signalé, il y a quelques années, un nouveau procodô de culîîire concernant la pomme de terre. Cette nu'thode consiste à planter les tubercules sur des monticules de terre séparés les uns des autres de un mètre. £n 1857, les pommes de terre cultivées suivant ce procédé auraient produit en moyenne 320 hectolitres, eu 1858, 259, et en 1859, 218hccloUtre«. M.Genty, Tautearde cette . prétendue découverte, affirme qu'elle est très-économique, que la maladie n'apparaît jamais sur les pommes cultivées suivant sa më* thode, ete., etc. Je n'ajouterai qa*un mot : H, Gentf enseigne sa méthode de cultiver la pomme de terre à des prix modérés, mais il ne garantit ^ms qu'on obtien4ra un rendement semblable nux produits qu'il dit avoir été obtenus en 1857.
Tagê 383. — Chou lauMlUs.
Tai oublié de mentionner le chou kmnilis en indiquant les variétés de choux nuu pummes qu'on peiiL culiiver en grrand. Ce chou R beaucoup de rapport avec le chuu civalier; toutefois sa tige e&l iouveot renflée comme celle du chou moeliier.
CALENDRIER AIDE-MÉMOIRE