III. Les Signatures
(Physionomie végétale)
Chaque plante est une étoile terrestre. Scs propriétés célestes sont inscrites sur les couleurs des pétales, et ses propriétés terrestres sur la forme des feuilles ; toute la Magic y est contenue puisque les plantes représentent tout l’ensemble des puissances astrales.
Il y a trois clés ditférentes que l’on peut employer pour reconnaître uses propriétés extérieures les vertus intérieures d’une plante; la clé binaire, la clé quaternaire ou des éléments, ou zodiacale ; et la clé septénaire ou planétaire.
Clé binaire. —Ea voici, d’après Saint-Martin, la théorie avec deux exemples d application pratique.
« Il ya dans chaque chose, soit matérielle, soit immatérielle, une force impulsive, qui est le principe d’où cette chose reçoit son existence...
« Mais cette force impulsive universelle que nous observons dans la nature n’aurait pas lieu, si une force compressive et comme opposée, ne la resserrait, pour en augmenter l’intensité ; c’est elle qui, en lui donnant du ressort, opère, en même temps le développement et l’apparence de toutes les propriétés et de toutes les formés engendiées par l’élan de la force impulsive.
«La végétation, surtout, nous offre cesdeuxlois distinctement, dans toutes leurs différentes professions. Dans le noyau d’un fruit, la résistance l’emporte sur la force, aussi reste-t-il dans 1 inaction ; lorsqu’on l’a planté, et que la végétation s’établit, elle n’a lieu que parce que la force combat la résistance, et se met en équilibre avec elle. Lorsque le fruit paraît, c’est la force qui 1 a emporté sur la résistance, et qui est parvenue a vaincre tous les obstacles, quoique néanmoins ce fruit ne s’olfre à nous que comme étant 1 union d une force et d’une résistance, en ce qu’il est composé et de ses propriétés subslantialisées, et de son
enveloppe qui les contient, les rassemble, les conserve et les cori'obore, selon celte loi universelle des choses.
« D’après ce tableau, on voit quelles plaies a souffert la nature primitive et éternelle, que nous avons l’econnue comme devant avoir été l’apanage de l’homme.
Saïnt-Marïin. (i)
« L’objet de la végétation, continue cet adepte, dans la suite du même ouvrage, est de nous transmettre les rayons de beauté, de couleur et de perfection qui ont leur source dans la région supérieure, et qui ne tendent qu’à s’introduire dans notre région inférieure.
« Chaque grain de semence est un petit chaos.
« Tout dans la nature est composé d’une action divisante : la force, et d’une action divisible, la résistance.
« Quand la seconde est privée de la première, elle produit l’eau ; quand elle ne subit pas cette privation, elle produit le feu.
« De même que l’union du feu et de l’eau sc manifeste par la couleur verte des feuilles, la putrélaclion est localisée dans les l'îicines et la sublimation dans les couleurs vives des fleurs et des fruits.
(i) Esprit des choses, loma i, ]). i^n.
« Les graines, étant la prison des puissances
supérieures, retracent analogiquement llnstoire
de la chute et le mythe de Saturne dévorant scs
Ainsi la génération est un combat dont les phases s’expriment parla signature, et dnj a aucun être qui ne retrace, par sa forme extérieure,
l’histoire de sa propre naissance ^ ^
«... Dans le chêne, l’amande, d’un goût âpre et austère, renfermée dans sou. gland, que cet arbre a subi un violent errm tde la p. de la résistance, effort qui ne tendait a rien mm qu’à l’anéantir...
« Si avec ce même coup d’œil, nous coi s rons la feuille de la vigne, le pépin <lu imsin et les propriétés du vin, nous reconnaition bientôt que dons l e pépin, l’eau a ete “ ment coneentrée par la résistance, ce qui t qu’elle se développe avec tant d abondance dans
‘li'QreC; cette expansion de l’eau, la
de vigne indique par sa forme, qn t c n
abondante quepour avoir été séparée -1“
et que ses facteurs ont été binaires comme dans
une infinité d'autres plantes;
, Que par conséquent, le leu y a etc «u» exlrémemeiit séparé de l’eau, ce qui se lait cou-
naître à la branche du cep, où ies feuilles et le pédicule de la grappe, alternent ensemble, mais toujours du côté opposé ;
« Que, selon sa loi, ce feu monte toujours plus haut que l’eau, ce qui se fait connaître au pédicule de la grappe, qui s’élève toujours audessus de sa feuille correspondante ;
« Qu’aussi ce feu est très voisin de la vie primitive, qui ne fait pour ainsi dire qu’un avec lui, ce qui est cause que le grain de raisin prend une forme sphérique si régulière, comme ayant pompé par ses étamines et son pistil le cercle complet des virtualités astrales, dont le nombre embrasse toute la circonférence, et établit l’équilibre entre la résistance et la force ;
« Que, par cette raison, il est si sain et salutaire lorsqu’il est pris avec mesure et modération ;
« Mais que, vu la source divisée ou binaire, d’où il dérive, il doit opérer les plus grands ravages <[uand il est pris avec excès ;
« (,)u’en outre, ces excès sont d’un genre reniai'quable : En ce (ju’ils portent à la dispute,
à l’absence de la raison, aux combats et aux meurtres ; 2“ En ce cpi’ils portent à la luxure cpd est écrite de tant de manières sur la forme 'lu ])épin ; 3'’ En ce que l’ivresse, en excitant à
la luxure est cependant bien loin d’ôtre funeste
à la génération, (i)